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Les familles des coquetiers jetées à la rue !

In contre la xenophobie on octobre 23, 2014 at 12:04

Depuis plus de trois ans que les familles occupent ce terrain municipal. L’an dernier, une partie du terrain a été expulsée sur la demande de la RATP et du conseil général. Les habitants, s’étaient regroupés alors sur le morceau de terrain municipal adjacent occupé en partie, dont la mairie, n’avait pas demandé l’expulsion.

L_Versace-Bobigny-21-2014-61 Photos: Ludovic Versace.

Mais voilà, un incendie plus tard, dans lequel la petite Melisa trouve la mort – l’enquête n’a pas donné d’explication quant aux causes de l’incendie- et une élection municipale plus tard  : c’est l’expulsion. Le nouveau maire UDI, Stéphane De Paoli, promet de gérer le problème ? Mais pas le problème de logement comme on pourrait le penser de ces enfants de Bobigny qui sont quasiment tous scolarisés dans les écoles voisines. Scolarisation massive qui a permis de garder une classe menacée de fermeture par manque d’effectif … et de risquer ainsi de perdre un poste d’enseignant qui après -on le sait bien est difficile a récupérer… Non le maire veut tous simplement se débarrasser des familles…

L_Versace-Bobigny-21-2014-66L_Versace-Bobigny-21-2014-5 photos: Ludovic Versace.

Deux décisions juridiques contradictoires

Le 26 août dernier, le tribunal administratif de Montreuil a donné raison au maire UDI de Bobigny. Il a validé l’arrêté d’expulsion pris par Stéphane de Paoli. Alors que le 2 juillet le tribunal de Bobigny compétant en la matière puisque le terrain n’a pas d’interêt public particulier lui donnait tort et mettait en avant l’interêt des familles. Problème juridique? Les habitants ont alors déposé un recours avec le ERRC ( européan rrom right center. Mais ce recours n’est pas suspensif, c’est-à-dire, que l’expulsion peut être prononcée et réalisée sans que cela ne soit re-jugé.

Un diagnostic social se félicite Didier Leschi ?

Mardi matin, les familles ont été expulsées sous la pluie froide. Il y aurait eu un diagnostic social- obligatoire depuis la circulaire du 26 août 2012, par le Groupement d’intérêt public habitat et interventions sociales (GIP HIS) : ce qui signifie que ces gestionnaires sont venus un jour sur le terrain et on soit disant réalisé un diagnostic personnalisé (tel est le principe de la circulaire) pour chaque habitant : Autours de 350 en une journée ? Combien d’habitants étaient présent sur le terrain? Combien coûte se diagnostique fait à la va vite ? Le sous-prefet au discrimination, Didier Leschi, se félicite : une trentaine de familles ont été envoyées dans la précipitation dans des hébergements ponctuels; éparpillées dans toute la France et seront relogées dans des appartements géré par ADOMA -les spécialistes des foyers de travailleurs immigrés. Beaucoup d’argent dépensés, dit le sous prefet. Oui et où va l’argent, dans les poches de ADOMA, les familles elles ont un travail et paieront normalement leur loyer. Par contre les enfants vont se retrouver déscolarisés et les parents relogés dans d’autres départements et régions vont perdre leur emplois !! Bravo pour le suivie social de ces familles du 93. Et pour les autres.  Une soixantaine de personnes à la rue, sous la pluie… Les familles et les collectifs qui les soutiennent, se sont regroupés place de la République à Paris, lieu symbolique de résistance. Puis, ils ont investi l’hôpital Saint-Louis non loin de là. Le directeur a également appelé la police qui les a délogé.

 

L_Versace-Bobigny-21-2014-38 photos : Ludovic Versace

Hébergés dans un gymnase à Paris

Au final, grâce à leurs actions, la mairie de Paris leur a ouvert un gymnase prés de la gare de l’Est. Pour combien de temps ? C’est les vacances, et après ? Les enfants composent la moitié du groupe et ne pourront pas retourner dans leur école, retrouver leur camarades de Bobigny. La directrice Véronique Decker déplore la manière dont tous cela c’est passé et déclare dans Libération :

                   « L’histoire de Mugurel Latcu, père de deux enfants scolarisés et qui travaille à Aulnay-sous-Bois, illustre                     cette précipitation. «Alors qu’il venait d’obtenir un logement social après quinze ans passés en France, on va l’expulser des Coquetiers, s’alarme Véronique Decker. En échange, on lui propose des nuits d’hôtel à Hardricourt [localité des Yvelines située à 60 kilomètres de là, ndlr]. Il risque de perdre son emploi et ses enfants d’être déscolarisés. »

L_Versace-Bobigny-21-2014-18

photos : Ludovic Versace

 

L’école ? Le travail ?

Cela ne semble pas faire partie des préoccupations des gestionnaires politiques et administratifs. Mais alors que prennent-ils en compte ? A quoi sert leur soit-disant travail social, qui coûte , « plusieurs centaines de milliers d’euros à déclaré le sous-préfet ? N’entretiennent-ils pas simplement les emplois des gestionnaires eux-mêmes, sans assurer d’aide aux familles ? D’ailleurs les familles demandent surtout a entrer dans le droit commun, c’est-dire à ce que l’on respect leur droit en tant que citoyens. Ceux-là ne semblent pas faire partie des administrés de Stéphane De Paoli. Pourtant, nouveaux immigrés européens, les Roumains et Bulgares du terrain des coquetiers, feront les électeurs de demain, déjà aux dernières municipales, de nombreux immigrés européens – qui ont une domiciliation- ont participé aux élections municipale. Les enfants traumatisés par ces expulsions répétées se rendront un jour compte que l’administration leur à voler leur enfance, que feront-ils alors ?

 

Collectif contre la xénophobie : Maïssoun Zeineddine

ALERTE: Le terrain des coquetiers sera évacué mardi 21 octobre !!

In Communiqués on octobre 19, 2014 at 20:25

Le terrain des Coquetiers à Bobigny sera évacué mardi matin, alors que la moitié des familles n’a reçu aucune proposition. Les bébés, les personnes âgées, en particulier, ne sont pas pris en compte. Une partie des enfants scolarisés ne sont pas acceptés non plus.
Quatre familles seront relogées, d’autres hébergées sans garantie pour tous du suivi de scolarité.
Les habitants des Coquetiers et le Collectif de soutien aux Roms et Bulgares de Bobigny demandent des solutions pour tous.

Ils vous appellent à les soutenir
lundi 20 octobre à 10h
devant la Préfecture de Seine-Saint-Denis
Esplanade Jean Moulin
Métro ligne 5, Bobigny-Pablo-Picasso.

 

 Rappel : Voilà plusieurs années que des familles roumaines et bulgares en majorité mais pas exclusivement, habitent sur ce terrain communal.  [Le mardi 26 août, le tribunal administratif de Montreuil a donné raison au maire UDI de Bobigny. Il a validé l’arrêté d’expulsion pris par Stéphane de Paoli dans l'été. Alors que ce 2 juillet le tribunal de Bobigny lui donnait tort. La Ligue des droits de l’homme a déposé un recours mais cet appel n’est pas suspensif.] cf article collectif contre la xenophobie du 29 août 2014.

Communiqué du Collectif contre la xénophobie

In Communiqués on octobre 2, 2014 at 13:32
« Nous apprenons l’agression de Raymond Gurême, dans sa roulotte, sur son terrain, par des agents de la BAC d’Arpajon. Rappelons que Raymond, à 89 ans, est un symbole de la déportation des tsiganes pendant la seconde guerre mondiale, à laquelle il a réussi à s’échapper, à 15 ans, épisode dont il témoigne, témoignant pour toutes les victimes du Samudaripen, ainsi que s’appelle le génocide des tsiganes exécuté par les nazis. Ceux-ci bénéficiaient en France de la collaboration active de la police et de la gendarmerie française, organisant les rafles et retenant dans des camps les tsiganes, de même que les juifs. »
« L’agression gratuite, et non moins intentionnelle, d’un vieil homme par des fonctionnaires de police demande des sanctions. Et que tous les responsables aient à répondre. Or, depuis le 23 septembre, on constate qu’aucune mesure administrative ne semble avoir été prise envers les fonctionnaires qui ont commis cette agression. C’est donc au Préfet et au ministre de répondre : considèrent-ils que c’est la norme de la République, que des individus soient salariés avec l’argent des contribuables pour terroriser des citoyens ? Et surtout, qu’ils se dépêchent de s’excuser auprès de Raymond Gurême, ne serait-ce qu’au titre de ce qu’il incarne qui mérite plus d’égards que des coups de matraques. »
« La gravité de ces comportements policiers nous rappelle utilement l’urgence de la revendication souvent exprimée de la dissolution des BAC. Ces « brigades anti-criminalité » se comportent systématiquement de façon délictuelle, sinon criminelle, en vertu de leur théorie d’une présence « proactive » dans la population, qui suppose qu’elles aillent au contact des citoyens pour provoquer les incidents qu’elles répriment ensuite…
Ainsi, les fils de Raymond qui protestaient contre le tabassage de leur vieux père ont été condamnés, dès le lendemain, en comparution immédiate, pour « outrage et rébellion » ! Ces méthodes doivent cesser et nous appelons toutes les organisations de la société civile à se joindre pour obtenir au moins justice et réparations pour Raymond Gurême et ses enfants. »
Michel Sitbon
Porte parole du Collectif contre la xénophobie 
créé en 2010 suite au discours xénophobe du Président de la République, Nicolas Sarkozy, à Grenoble.
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