contrelaxenophobie

Républicain mais pas trop, ou l’art de restreindre le droit de vote.

In Analyses, Vos infos. on avril 7, 2014 at 13:30

Il y en a que ça gêne que les Rroms deviennent des citoyens européens comme les autres… Il en est des particulièrement véhéments qui portent plainte contre le fait qu’ils aient votés (1),  notoirement des candidats étiqueté de gauche ! Au lieu de se réjouir en " bon républicain" de l’accroissement des droits des autres, de "l’égalité " à laquelle ils "accèdent" avec le droit de vote aux élections municipales et européennes : Ils cherchent des vis de procédures dans leurs inscriptions sur la liste complémentaire électorale sur laquelle est inscrit les européens vivant en France qui désirs voter aux municipales et aux européennes.

A Saint-Denis (93) c’était Mathieu Hanotin député PS, candidat à la municipalité : il fut débouté de sa plainte par le tribunal. Celui-là s’insurgeait contre le fait qu’il y ait des inscriptions groupées… mais sa plainte était de toute façon déposée trop tard. Soulignons qu’à Saint-Denis la polèmique à été d’abord initiée par le front national avant que d’être reprise à son compte par le député PS. Certains ont vu-là une malveillance de sa part, afin de stigmatiser encore les rroms et ce probablement à des fins électoralistes comptant peut-être recueillir les voix des électeurs non favorables à l’extension du droit de vote aux européens… A noté que personne ne parlent de Roumain ou de Bulgare, mais de roms… détails d’importance car c’est bien une certaine population que l’on veut stiglmatiser ainsi.

A Montreuil, hier, ( un peu tard aussi ?) c’est Jean-Pierre Brard, qui fut maire de la ville pendant 24 ans ( de 1984 à 2008) et avant cela conseillé municipal pendant 13 ans… Lui, affirme que les "rroms" ont donné de fausses adresses de résidences … Et qu’ils auraient été soutenus dans leurs démarches par des associations contre lesquelles il se rtourne. Ces associations qui viennent en soutiens aux familles et lutte pour que ces nouveaux migrants aient accès au droit commun.

Peut-être que l’ancien maire aurait préféré que surtout ils ne soient pas mis au courant de leurs nouveaux droits depuis janvier 2014, et que surtout personne ne leur apprennent les démarches à entreprendre, ce qui devrait être du ressort des services publics justement…

Mais monsieur Brard -ancien communiste- le droit de vote n’est pas un secret qu’il faudrait ne pas partager tout de même !

La circulaire de Valls n’y pas été pour rien non plus.

Le ministre de l’intérieur de l’époque : monsieur Valls a bien insisté auprès de l’acdministration pour que ne soient pas inscrit les sans domicile stable européens.

Car si la loi éléctorale de 2007 précise qu’il faut être domicilier dans la commune bien sûr, cette domicilitaion peut recouvrir plusieurs formes pour les nationaux dont : la domiciliation dans des associations habilité a domicilier ou au Centre d’action communal (CCAS). Mais, cela n’est pas pris en compte pour les européens du moins pas pour les élections municipales. Voilà ce que tenait à rappeler Valls dans sa circulaire : "Les dispositions applicables aux personnes sans domicile fixe ne sont pas applicables pour l’établissement des listes complémentaires en vue des élections municipales (l’article LO 227‑3 ne rendant pas applicable l’article L. 15‑1 qui a été introduit après le 26 mai 1998) mais le sont en revanche pour l’établissement des listes en vue des élections européennes". 

C’est pour cela que les personnes inscrites au CCAS de  Villeurbanne n’ont pu se faire inscrire sur les listes électorales. Mais pour ce qui est des autres domiciliations elles sont valables et tout un chacun peut s’isncrire pour les éléctions municipales ou européenne.

Jean-Pierre Brard croyait bien "revenir" à la mairie de Montreuil, perdue  à moins de 500 voix et le voilà remettant en compte le vote de ces européens qu’il suppose n’avoir pas voté pour lui… A -t-il une " chance" que le tribunal retienne la plainte ?

Colette Lepage présidente de l‘association Ecodrom, qui œuvre pour l’insertion des Roms par l’agriculture urbaine, rétorque que certains dossiers ont été refusés après une enquête du tribunal d’instance, en raison d’adresses administratives. «Mais les autres vivent dans des maisons et payent leur loyer: ils ont eu le droit de voter», dit-elle.

Peut-être que ces "hommes politiques" devraient réaliser que ces boucs émissaires de premières qualités -si utilent à masquer les vrais problèmes politiques tant nationaux que locaux – vont bientôt leurs faire défaut. Et qu’ils sont comme les autres prêts à voter pour une politique qui leur convient le plus. Comme le dit Gari de Saint Denis vivant en France depuis 1992 : « C’est un droit normal pour chaque citoyen européen. Je ne comprends pas que le député ait voulu nous l’interdire. Saint-Denis est habitué aux Roms, nous ne sommes pas un problème. La ville a d’autres soucis plus importants que nous, dans les hôpitaux, les écoles… »

Quant à la circulaire Valls elle rappelle que la loi n’est pas égale pour tous …

 

Collectif Contre la Xénophobie.

 (1) Les élections municipales de mars étaient les premières élections où les Roumains et Bulgare vivant en France pouvaient participer au vote. le fait d’être Rrom ou pas n’a bien sûr rien à voir… à part l’utilisation que l’on en fait.

Hollande choisi un premier ministre cité à comparaître pour provocation à la haine raciale.

In Communiqués on avril 1, 2014 at 22:56

A l’heure où Le premier flic de France devient premier ministre on apprend que l’association de la La voix des rroms  fait citer Manuel Carlos Valls pour provocation à la haine raciale envers les Rroms.

L’audience se déroulera devant la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris le 5 juin 2014 à 13h30.

Les Rroms, quelle que soit leur nationalité et notamment lorsqu’ils sont Français, n’ont pas vocation à « rentrer » en Roumanie ou en Bulgarie. Ils sont par contre décidés à dénoncer le racisme d’Etat qui les frappe. C’est pourquoi ils saisissent la justice pour faire sanctionner Manuel Carlos Valls, dont les propos sont évidemment en confrontation avec les principes des Droits de l’Homme et les valeurs de la République française.

La voix des rroms.

Cette fois la plainte n’a pas été classée sans suite,

On se souvient que :

La commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR), habilitée à juger les ministres en exercice, avait classé sans suite, jeudi 19 décembre 2013, la plainte déposée par le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuple (MRAP) contre Manuel Valls.

Dans une interview àFrance inter, le ministre de l’intérieur avant déclaré, le 24 septembre, que les Roms étaient des « populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation » et qu’ils avaient « vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie».

L’association de lutte contre le racisme avait jugé que par ces propos Manuel Valls créait « un sentiment de rejet à l’encontre des Roms. Il exhorte à la violence, à la haine et à la discrimination raciste ».

 

Le livre du PEROU est en librairie: "Considérant qu’il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir."Sur l’art municipal de détruire un bidonville.

In Revue de presse on mars 25, 2014 at 14:38

LE PEROU continue a oeuvré sur le terrain de Grigny, où des familles expulsées du bidonville de Ris-Orangis se sont réinstallées. Par ailleurs un projet de "base de vie" pour quelques famille d el’ancien terrain de Ris-Orngis a été validé et l’aménagement de cette base de vie voit enfin le jour. Vous pouvez participer les week end a son aménagement . pour cela visiter le site du journal de l’Ambassade du PEROU.

l’association:

Association loi 1901 fondée en octobre 2012 et présidée par le paysagiste et écrivain Gilles Clément, le Pôle d’exploration des ressources urbaines (PEROU) est un laboratoire de recherche-action sur la ville hostile, conçu pour faire s’articuler action sociale et action architecturale en réponse au péril alentour, et renouveler ainsi savoirs et savoir-faire sur la question. S’en référant aux droits fondamentaux européens de la personne et au « droit à la ville » qui en découle, le PEROU se veut un outil au service de la multitude d’indésirables, communément comptabilisés comme cas sociaux voire ethniques, mais jamais considérés comme habitants à part entière. Fondateur et directeur du PEROU, Sébastien Thiéry enseigne à l’EnsdadLab (Ensad Paris) et à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Malaquais et à celle de Versailles ; il est membre du comité pédagogique de l’École des Arts Politiques (Sciences Po Paris), et cofondateur de l’Université Foraine.

Le livre:

Le 29 mars dernier, le Maire de Ris-Orangis signait l’Arrêté municipal n° 2013/147 qui allait faire se précipiter trois jours plus tard les pelleteuses sur le bidonville dit de la "Nationale 7", renommé par nos soins "Place de l’Ambassade". Le 14 mars 2014, soit moins d’un an plus tard, nous publions Considérant qu’il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir, ouvrage dans lequel, in extenso, est reproduit cet arrêté. Ainsi s’agit-il de rendre public un acte nous engageant collectivement, puisque signé par un élu de la République. Ainsi s’agit-il de donner ce texte de 8 pages à lire, à scruter, à comprendre autant que faire se peut, exercice démocratique fondamental puisqu’il s’agit bien de saisir ce qui s’énonce en notre nom. Tel exercice nécessite, par définition, culture de la plurivocité en opposition à ce que ce texte porte de sens unique. Nous avons alors adressé cet Arrêté municipal à trente auteurs en leur proposant de le "traduire" dans leur propre langue. Le résultat est peu commun : philosophes, architectes, poètes, artistes, traducteurs, et autres metteurs en scène brisent l’édifice, et l’ouvrent à une prise multiple, joyeuse, rageuse, sensible, ou encore clinique. Le résultat est peu commun : ce texte a priori conçu pour ne pas être lu nous apparaît, à la force des 320 pages qui composent cet ouvrage manifeste, comme monument de notre misère politique contemporaine, condensé de tous nos abandons. Telle lecture produit alors comme un appel à toutes les ripostes non seulement possibles mais nécessaires.

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Les nombreux contributeurs:

Jean-Christophe Bailly, écrivain – Étienne Balibar, philosophe – Stéphane Bérard, artiste – Chloé Bodart, architecte – Patrick Bouchain, architecte – Robert Cantarella, metteur en scène – Charlotte Cauwer, architecte – Hélène Cixous, écrivain – Julien Choppin, architecte – Gilles Clément, paysagiste – Margot Crayssac, architecte – Jean-Paul Curnier, philosophe – François Cusset, philosophe – Nicola Delon, architecte – Valérie De Saint-Do, journaliste – Jac Fol, philosophe – Jean-Michel Frodon, critique – Didier Galas, metteur en scène – Édith Hallauer, chercheuse – Cyrille Hanappe, architecte – Loïc Julienne, architecte – Isabelle Lassignardie, poète – Franck Leibovici, poète – Ronan Letourneur, metteur en scène – Francis Marmande, écrivain – Béatrice Mesini, géographe – Richard Sabatier, architecte – Merril Sinéus, architecte – Ramona Strachinaru, médiatrice – Michel Surya, philosophe – Aude Tincelin, photographe -Jean Torrent, traducteur.

chez POST Editions

 

 

 

Visionner le film de Sébastien Thiéry (PEROU) :

"Considérant qu’il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir" : http://www.post-editions.fr/considerant.html

 

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