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Préfecture du Nord et fichage Rroms

In Uncategorized on décembre 27, 2010 at 13:51

Fichage des Roms demandant un hébergement d’urgence pour l’hiver :
– Ce ne sont PAS QUE les Roms : TOUT demandeur !
– Ce n’est PAS QU’à Lille : TOUTE la France !

« D’après l’élue lilloise à la lutte contre les exclusions, Marie-Christine Staniec-Wavrant, la Préfecture du Nord aurait demandé aux associations de décliner les identités, les origines et les dates d’entrée sur le territoire des familles Roms, susceptibles de demander un hébergement d’urgence, les nuits de grand froid…
“Les associations ont interpellé la CNIL, qui a confirmé ne pas avoir autorisé cette demande de la Préfecture. Mais en attendant, forcément, les salles ne sont pas remplies”. Les familles ont peur, a déclaré Marie-Christine Staniec-Wavrant, ce soir, en conseil municipal de Lille. »

Cela semble correspondre exactement au nouveau Fichier SIAO (« Service Intégré de l’Accueil et de l’Orientation » – pour l’hébergement social), créé par circulaire du 7 juillet 2010 : http://www.circulaires.gouv.fr/pdf/2010/08/cir_31627.pdf

L’hébergement d’urgence des personnes sans domicile est de la compétence des préfets des départements.

Les renseignements sont remplis par les travailleurs sociaux…

Ce fichier à infrastruture nationale, est prévu pour être géré par ailleurs au Ministère et devait « faire l’objet d’une déclaration à la CNIL », aux termes de la circulaire.

Les items à renseigner bien prévus dans la circulaire et exactement pour cette finalité arguée : « Nom, prénom, nationalité si hors CE, carte d’identité ou de séjour, et date d’arrivée en France… »

Ce problème à Lille ne serait-il que le début dans les départements…?
amitiés,
Agnès

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La préfecture du Nord accusée de ficher les Rroms

In Uncategorized on décembre 19, 2010 at 17:26

Hébergement d’urgence

La Préfecture accusée de ficher les Roms contre des lits Publié le vendredi

17 décembre 2010 à 22h22 – Julia Méreau D’après l’élue lilloise à la lutte

contre les exclusions, Marie-Christine Staniec-Wavrant, la Préfecture du

Nord aurait demandé aux associations de décliner les identités, les origines

et les dates d’entrée sur le territoire des familles Roms, susceptibles de

demander un hébergement d’urgence, les nuits de grand froid…

Les noms, la composition des familles, les origines ethniques et les dates

d’entrées sur le territoire. D’après l’élue à la lutte contre les exclusions

à Lille, c’est ce qu’aurait réclamé la Préfecture du Nord aux associations

qui accompagnent les familles Roms de la métropole, en échange d’un lit pour

la nuit, lors des plans Grand Froid.

« Les associations ont interpellé la CNIL, qui a confirmé ne pas avoir

autorisé cette demande de la Préfecture. Mais en attendant, forcément, les

salles ne sont pas remplies ». Les familles ont peur, a déclaré

Marie-Christine Staniec-Wavrant, ce soir, en conseil municipal de Lille.

De quoi provoquer un nouveau scandale, après celui de cet été ? Ce soir,

même le chef de file de l’opposition UMP, Christian Decocq, a lâché le mot :

« j’apprends ce soir, cette histoire de fichier ethnique parfaitement

illégal, et si la Préfecture a tort, elle a tort ! »

Une information pour le moins choquante que l’élue socialiste a divulgué ce

soir, alors qu’elle présentait une délibération visant à débloquer 7000

euros sur le budget de la Ville pour les reverser à l’AREAS. Laquelle

association devra, avec cette subvention, accompagner socialement les

familles Roms hébergées en urgence à l’hôtel, par le CCAS de Lille.

Une prise de position lilloise engagée alors même qu’il y a quelques jours,

la Ville a manifesté son opposition aux réquisitions du collège St Michel à

Wazemmes, et d’un bâtiment du Département, rue de Maubeuge, par la

Préfecture. « Lille représente 17% de la population de la métropole et

réalise déjà 33% des efforts en terme de places d’hébergements d’urgence.

C’est toujours sur les mêmes que ça tombe. Ce serait bien que d’autres

villes, qui n’ont jamais contribué, puissent aussi le faire », a réexpliqué

le maire, Martine Aubry, ce soir.

source: Nord éclair

Les familles du squat de Lyon expulsées sous la neige !

In Uncategorized on décembre 18, 2010 at 14:57

La mairie de Lyon ne semble pas avoir hésité à mettre à la rue une soixantaine de personnes dont 22 enfants qui squattaient depuis deux mois dans le 9e arrondissement de Lyon. Un arrêté d’insalubrité ordonnant l’évacuation immédiate de l’immeuble, situé près de la station de métro gare de Vaise a suffit à ce que les familles rroms soient à la rue en plein hiver. La ville considère qu’il y avait «un danger grave mettant en péril la vie des personnes», les Rroms se chauffant avec des cheminées hors d’usage et des poêles défectueux.

«Dehors sans solution d’hébergement»

«Expulser des familles en plein hiver alors qu’il n’y a même pas de décision de justice, c’est difficile à comprendre. L’un des enfants à 40°C de fièvre et va devoir rester jusqu’à 16h en attendant qu’il soit pris en charge par le 115», souligne Andrée Humbertclaude, responsable de la mission squats et bidonvilles chez Médecins du monde.

N’aurait-il pas été plus simple, humainement, socialement, et économiquement… que la municipalité de Lyon fournisse quelques chauffages sécurisés afin que les familles soient hors de danger durant cette période de grand froid ?

Au lieu d’une solution « humanitaire » elle met les familles en danger, les centre d’hébergements étant complet…

«Près de cent personnes sont contraintes de dormir dehors chaque soir après avoir sollicité le 115», déplorent les associations de défense des personnes sans abris, ce que la préfecture conteste, mettant en avant qu’elle a ouvert un ancien pensionnat pour palier aux manques de places.

Lorsque des citoyens trouvent eux-même des solutions face à leur extrême précarité, les pouvoirs publics pourraient s’en féliciter et au lieu de détruire ces initiatives en précarisant davantage les familles les aider à moindre frais a se mettre au mieux à l’abri.

Lyon : ATTENTION EXPULSION IMMINENTE D’UN SQUAT DE RROMS

In Uncategorized on décembre 17, 2010 at 04:10

Il y aura ce jour vendredi à 7H du matin une expulsion par la police d’un squat occupé par des familles Rrom avec enfants.

Le lieu est à la gare de Vaise au début de la rue Laure Diabold Lyon 9 ème.

La mairie PS a pris un arrêté d’insalubrité publique pour les mettre à la rue et sur Lyon il neige en ce moment.

La neige ne pose aucun problème pour le maire de Lyon, il y a plusieurs dizaines de personne qui vont dormir sur le trottoir sous un froid sibérien, selon la météo il y aura 10 cm de neige et des températures bien en dessous du 0

Certains enfant sont scolarisés sur le 1 et sur le 9ème, d’autres ne le sont pas faute de la mairie, il y a aussi des BB.

La police et la mairie précise 7H du matin, mais il n’est pas impossible que cela se passe à 6H pour empêcher les soutiens de s’organiser à 7H,

Il y aura un probablement un périmètre dit de sécurité avec barrière qui ne sera en fait qu’un périmètre pour interdire les soutiens de passer.

Besoin de monde en urgence svp pour empêcher cette mise à la rue orchestrée  par une mairie qui n’a de socialiste que le nom.

Mobilisation générale contre l’État policier

In Uncategorized on décembre 17, 2010 at 04:07

La campagne contre l’article 32terA, initiée par le DAL, Halem, La Voix des Rroms, Jeudi noir, et de multiples autres associations (parmi lesquelles le Collectif contre la xénophobie) depuis la rentrée, prend soudainement de l’ampleur. Elle aura permis finalement de mettre à jour la scandaleuse Loppsi 2, loi de programmation sur la « sécurité intérieure », qui comporte une cinquantaine d’articles, et plus encore de dispositions toutes plus dangereuses les unes que les autres.

La mobilisation a pris comme une flambée ces dernières jours, et va s’étendre dans les jours à venir, pendant l’examen à l’Assemblée nationale de ce texte inqualifiable. Il devrait ensuite passer au Sénat au mois de janvier, et la mobilisation se poursuivra alors.

Faut-il se féliciter que c’est une disposition ajoutée spécialement contre les roms qui aura mit le feu aux poudres, et permis de découvrir le redoutable arsenal sécuritaire que le gouvernement est sur le point d’imposer après deux bonnes années de préparation au long desquelles personne n’aura rien dit ?

En tout cas on ne peut que se réjouir de l’actuelle mobilisation qui permet de prendre enfin conscience du projet totalitaire déclaré du nouvel État policier.

 

 

Lettre à Dominique Voynet

In Uncategorized on décembre 15, 2010 at 16:34

L’association Ecodrom 93 nous a fait parvenir copie d’une lettre adressée à la mairie de Montreuil dans l’espoir qu’elle s’écarte de la politique strictement raciste qu’elle met en œuvre vis-à-vis des roms, imposant un quota de « 350 et pas un de plus », et pourchassant les autres avec la plus extrême détermination et la complicité de l’inqualifiable Préfet Lambert.

Les termes « diplomatiques » de ce courrier nous interdisent de le signer (on ne peut exprimer sa reconnaissance à des gens qui vous chassent avec une si constante ignominie), mais nous le reproduisons ci-dessous en raison de l’urgence qu’il signale du risque d’expulsion pour des gens qui ont réussi à se faire un abri aux bords des murs à pêche et qui risque d’en être privés du fait de l’action publique en plein hiver !

Rappelons que la mairie de Montreuil, tout comme celle de Paris et bien d’autres, est directement propriétaire d’un nombre non négligeable de bâtiments vides qu’il ne lui coûterait rien de laisser occuper par les sans-abri, qu’ils soient roms, érythréens, afghans ou auvergnats.

Quant aux murs à pêches, c’est un lieu traditionnel d’implantation rom, et les autorités municipales et préfectorales seraient bien inspirées de respecter au moins ça. Si la Mairie écologiste de Montreuil a de vastes projets d’urbanisme écolo, grand bien lui fasse. Elle gagnerait toutefois à intégrer dans son dispositif  un concept dont Dominique Voynet s’est longtemps faite l’apôtre : l’écologie politique.

L’écologie, c’est fait pour que les humains puissent vivre en harmonie avec la nature. L’écologie politique suggère qu’il importe aussi qu’ils vivent en harmonie entre eux. La première des écologies, c’est l’anti-racisme. Et le plus beau des quartiers écologiques intégrerait sans problème des villages tziganes – de ces roms qui pourraient même s’employer à entretenir les fameuses cultures de pêches que la mairie rêve de ressusciter.

Malheureusement, très loin de toute écologie politique ou pas, et encore plus loin d’un quelconque anti-racisme, Montreuil, comme Paris et bien d’autres, ne s’intéresse qu’à la très suspecte spéculation immobilière qu’elle organise. Ce n’est certes pas le chemin d’une solution.

En attendant, qu’on foute paix aux roms de la rue de Rosny serait la moindre des choses. Et s’ils étaient expulsés, ils n’auraient rien de mieux à faire que d’occuper le très joli bâtiment de la Mairie dont tout le monde connait le chemin.


 

 

 

Madame la Maire,

Un espoir très grand s’est installé lorsque vous avez été élue Maire de Montreuil, et que vous avez prononcé un moratoire sur toutes les expulsions !

En outre, vous avez assuré à 350 Roms que non seulement, ils ne seraient plus expulsés, mais qu’ils seraient logés et pourraient obtenir un travail dans un temps plus ou moins éloigné !

En fait, votre souhait est que ces Roms deviennent des citoyens à part entière !

Malgré les difficultés, votre projet d’aide à un certain nombre de Roms poursuit sa route. Nous vous en sommes particulièrement reconnaissants.

Mais faut-il en rester là ? Pour quelles raisons faudrait-il limiter

votre engagement à seulement 350 Roms alors que d’autres qui vivent aujourd’hui dans notre commune se trouvent sous la menace d’une expulsion ?

Nous vous rappelons que cet été (25 août 2010), la municipalité en collaboration avec des citoyens, a élaboré une Plateforme unitaire de solidarité et de protection des Roms, écrite en protestation contre la politique de l’État qui a monté d’un cran sa politique xénophobe à l’égard des Roms et des Gens du voyage. [Rappelons ici que le Collectif contre la xénophobie avait refusé de signer cet appel, considérant que l’absence totale d’engagements et nombre d’ambiguïtés qu’il contenait ne présageaient rien de bon. Ainsi qu’on a abondamment pu le vérifier depuis.]

Nous nous adressons aujourd’hui à vous, Madame la Maire, au sujet d’un camp de Roms qui se trouve rue de Rosny. Ses occupants ont reçu des OQTF en grand nombre. Nous avons appris qu’ils risquaient d’être expulsés de ce lieu, en janvier prochain, c’est à dire en plein hiver ! Ils occupent actuellement des parcelles des murs à pêches, et un projet de nettoyage et d’enlèvement des ordures se met en place.

Ces Roms que nous connaissons, sont prêts à travailler pour assainir le terrain et à prêter main forte au nettoyage prévu.

De plus, les liens que nous avons noués avec eux depuis de longs mois, nous permettent d’affirmer qu’ils sont réellement favorables à l’idée de s’impliquer dans un projet d’agriculture qui pourrait se faire autour de leur campement. Rappelons que sous Ceausescu, les Roms étaient employés en tant qu’ouvriers agricoles et cultivaient la terre.

Ils contribueraient donc à mettre en œuvre le projet d’avenir qu’est le projet agriculturel des murs à pêches. Soutenus et guidés par des personnes compétentes, ils apporteraient une aide appréciable à cette réalisation !

Nous vous demandons instamment, Madame la Maire, de ne pas apporter votre caution à l’expulsion de ces populations.

1) pour des raisons humaines

2) parce que le programme politique conduit par les Verts est inspiré par des valeurs humanitaires.

3) parce que nous vous proposons un projet d’adaptation de ces populations que nous vous demandons instamment de faire examiner en Conseil Municipal.

En vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à notre demande, nous vous prions Madame la Maire, de recevoir l’expression de nos sentiments respectueux.

Premiers signataires : Jeanne Studer, Colette Lepage, Thérèse Leprêtre, Sylvie Rabie, Joe Rabie, Léa Longeot, Magali Fricaudet, Sylvain Tama, Gaëlle Creach, Danielle Jonckers

Association Ecodrom93

http://www.ecodrom.org/

La maison des Rroms

In Uncategorized on décembre 7, 2010 at 15:28

Chers voisins et voisines,habitants du quartier.

Ici, au 163 rue des Pyrénées, se sont installées des familles Rroms avec le soutien de trois associations, La voix des Rroms, Télé liberté et Les planches courbes.

Ces familles étaient installées à Montreuil dans une maison inoccupée, qu’elles ont dû quitter pour laisser le propriétaire y faire des travaux. Nous les avons rencontrées sur les trottoirs de Montreuil où elles sont restées pendant plus de trois semaines malgré le froid et la pluie.

Chassées par la police du territoire Montreuillois, c’est pour mettre enfin un terme à cette situation d’urgence que nous avons décidé ensemble d’ouvrir ce lieu – propriété de la mairie de Paris- inoccupé et sans usage depuis trois ans.

Nous cherchons  actuellement toutes les solutions nécessaire avec la mairie pour que ce lieu de vie et d’association soit durable pour l’habitat des familles et ouvert sur le quartier.

Dans cette optique n’hésitez pas à venir nous rencontrer. Nous sommes en train de faire des travaux, il se peut que cela fasse un peu de bruit, veuillez nous en excuser.

Dés que nous serons mieux installés nous vous inviterons à une réunion de voisins afin de faire connaissance

A Paris, le : 07/12/2010

Collectif de « La maison des Rroms ».

conter:baraka.maisondesrroms@gmail.com

 

 

Les Roms des murs à pêche embarqués à Montreuil. Le 25 novembre 2010.

In Uncategorized on novembre 27, 2010 at 16:06

Nous apprenons par mail que les Roms du camp de la rue de Rosny (à l’intérieur des murs à pêches) ont été  d’abord encerclés dans la matinée du 25 novembre par un nombre impressionnant de cars de police (7 à 8), puis embarqués :

« Les Roms ne sont pourtant pas violents, ils n’ont pas d’armes de guerre sur eux. Toute la matinée a passé à les faire grimper un à un dans les cars de police afin de leur délivrer des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), en attendant de les expulser.

La terre, toujours la terre, notre bonne vieille terre. Si encore on la cultivait ! »

Source: Une habitante de Montreuil.


Revendications pour les gens du voyage

In Uncategorized on novembre 16, 2010 at 10:35

Après l’UFAT, l’ANGVC (l’association national des Gens du Voyage catholique) a rencontré le directeur de cabinet du président de la République.

Le 6 octobre, Frédéric Fremont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy a reçu, une délégation de l’association national des Gens du Voyage catholique (ANGVC). Totalement éclipsé, y compris dans la presse spécialisée pour les collectivités territoriales, par le dépôt de plainte contre le fichier ethnique MENS, cette rencontre a été l’occasion de déposer un catalogue de revendications urgentes, nécessaires, plus que largement fondées – en fait irréfutables. L’association demande notamment que les préfectures vérifient la légalité des documents d’urbanismes qui excluent les caravanes du territoire d’une commune et des règlements intérieur des aires d’accueil. Titres de circulation, droit au stationnement opposable…..

 

Texte intégral des propositions de l’ANGVC :

Il est remarquable qu’en dépit des textes fondateurs de la République notre communauté ne puisse jouir des droits et devoirs accordés aux citoyens français. L’égalité des citoyens inscrite dans la Constitution fonde la légitimité de notre appel aux autorités.

La Commission Nationale Consultative des Gens du Voyage mise en place, par sa structure et sa composition, ne constitue pas l’intermédiaire opérationnel susceptible d’obtenir la modification des aspects discriminatoires de notre statut.

Nous avons donc l’honneur de soumettre aux plus hautes instances de l’État les dispositions indispensables à la reconnaissance de notre statut de français.

 

NOS PROPOSITIONS :

• Abrogation des titres de circulation prévus par la loi n°69-3 du 3 janvier 1969 relative à l’exercice des activités ambulantes instituant notamment les mesures de contrôle et de visa périodique de leur détenteur et des mesures discriminantes en matières d’accès à l’exercice du droit de vote.

• Garantir l’accès de tous les citoyens pour la délivrance d’une carte d’identité ou d’un passeport et interdiction de toute mention discriminatoire directe ou indirecte sur tous les actes administratifs et les pièces d’identité notamment en matière de mention du domicile.

Reconnaître la caravane comme logement ouvrant l’accès aux droits afférents et aux devoirs réciproques en matière d’imposition locale.

• Lever les interdictions générales et absolues d’installation de caravanes ou d’un habitat mobile et éphémère inscrites dans les documents d’urbanisme des communes en exerçant le contrôle de légalité systématique de ces documents par les préfectures.

• Introduire un droit au stationnement opposable, garanti par le préfet, dans toute commune inscrite au schéma départemental d’accueil des gens du voyage qui s’opposerait au stationnement provisoire des gens du voyage alors qu’elle n’a pas rempli effectivement ses obligations légales. Garantir ce droit au stationnement opposable dans les autres communes, non inscrites au schéma, quelle que soit l’importance de leur population, pour une durée qui sera fixée par une convention et dont la durée ne pourra être inférieure à 48 heures, lorsque la commune ne peut désigner un terrain d’accueil même sommaire.

• Sanctionner les collectivités qui, 10 ans après la promulgation de la loi du 5 juillet 2000, n’ont pas rempli leurs obligations au regard du Schéma départemental.

• Exercer le contrôle de légalité systématique sur les dispositions abusives des règlements intérieurs, notamment en matière de documents à produire pour accéder aux équipements publics, adoptés par les collectivités territoriales qui assument la compétence relative à la création et la gestion des aires d’accueil.

• Modifier le code des assurances et du code du commerce afin de lever les discriminations exercées par les compagnies envers l’habitat mobile et éphémère et de proscrire tout refus de couvrir les garanties minimales obligatoires relatives à l’habitat et tout refus non motivé de non reconduction de contrat.

• Développer toute mesure positive qui assure une meilleure assiduité scolaire des enfants du primaire au collège, adapter les dispositifs d’apprentissage et de formation existant pour les jeunes au mode de vie itinérant, notamment en facilitant les transferts rapides de dossiers et le suivi pédagogique sans interruption d’un département à un autre.

• Instaurer un moratoire relatif aux sanctions appliquées de façon systématique à l’encontre des familles mises en défaut quant à la conformité de leurs obligations déclaratives. Durant cette période, les services de l’État, en partenariat avec le secteur associatif, devront lancer des initiatives concrètes destinées à une meilleure information et un accompagnement pédagogiques des publics visés.

• Développer toute initiative visant à reconnaître l’internement des familles nomades et des tsiganes en France en France entre 1939 et 1946 : recherche universitaire, insertion dans les manuels scolaires, classement des sites d’internement, commémorations et inauguration de monuments.

 

[Source : les dépêches tsiganes]

 

http://depechestsiganes.blogspot.com/

Manif facho contre un squat de demandeurs d’asile menacé d’expulsion à Nice

In Uncategorized on novembre 15, 2010 at 01:24

Manif d’identitaires niçois contre un squat de demandeurs d’asile
Depuis le 7 novembre, 115 demandeurs d’asile occupent un immeuble situé dans le centre-ville de Nice. Vendredi soir, sous l’œil des forces de l’ordre, les identitaires niçois sont venus manifester devant le bâtiment pour un face-à-face musclé avec les militants du droit d’asile.
Problématiques de l’asile, du logement, procédure administrative… La vie du squat de la rue Clémenceau pourrait ressembler à d’autres en France. Mais à Nice, la « jeunesse identitaire », structurée sous la bannière de « Nissa Rebela », son émanation politique locale, est très implantée. Elle a été à l’origine d’un face-à-face surréaliste vendredi soir, rue Clémenceau.

Fidèle à son militantisme forcené, Nissa Rebella a déposé cette semaine en préfecture une demande de manifestation en face de l’immeuble occupé, avant que le MRAP n’écrive à son tour au préfet pour demander, en vain, son interdiction.

« Non au kebab, oui à la socca »
Vendredi, peu avant la manifestation autorisée, femmes et enfants en demande d’asile ont donc quitté l’immeuble par précaution, abandonnant biberons et peluches colorées sur de vieilles tables en formica.

Puis, à l’heure dite, une trentaine d’activistes de Nissa Rebella sont arrivés avec fumigènes et drapeaux niçois, arborant une banderole noire sur laquelle était inscrit : « Dégagez-les ! ».

En face, les militants du collectif à l’origine de l’occupation avait accroché, au balcon de l’ancien appartement de fonction du directeur du CHU de Nice, un drap sur lequel était inscrit : « Ici vivent 17 familles et 50 enfants ».

Au total, une trentaine de jeunes identitaires se sont opposés à plus de 150 contre-manifestants. 70 d’entre eux étaient militants du PCF, du NPA, du PS, de RESF ou membres d’associations ; les autres, des demandeurs d’asile pour la plupart tchétchènes, ou de simples badauds ralliés à eux pour l’occasion.

Au traditionnel « Première, deuxième, troisième génération : nous sommes tous des enfants d’immigrés », les identitaires ont détourné la seconde partie du slogan par « nous sommes tous des mangeurs de cochons », amusant ainsi quelques policiers parmi la douzaine formant le cordon de sécurité entre les deux groupes de manifestants. Puis, l’appétit aidant, c’était aux formules « Non au kebab, oui à la socca » (spécialité niçoise) de répondre à « Couscous, paella, socca, même combat ». (Voir la vidéo)

Michel Abada, animateur local des enfants de Don Quichotte :

« En n’interdisant pas cette manifestation, ou du moins en ne la déplaçant pas un peu plus loin, la préfecture espérait sûrement pouvoir boucler l’immeuble pour trouble à l’ordre public. Heureusement, cela ne s’est pas mal terminé. »

Mais certains couteaux étant disséminés ça et là et à la teneur des invectives entre identitaires et tchétchènes, le résultat aurait pu être sanglant.

Après une heure de forte tension, la formation d’extrême droite a mis fin à sa manifestation peu avant 20 heures.

De l’extrême droite aux identitaires
A l’initiative de bon nombre des manifestations de Nissa Rebela, il y a son président, Philippe Vardon, 29 ans, dont quinze de militantisme à l’extrême droite. Candidat aux dernières municipales de Nice en 2008, il a réalisé le score de 3%, face à un Front national à 4%.

Celui qui est aussi membre du bureau exécutif du Bloc identitaire et qui se présente comme « petit commerçant », bien que diplômé de science politique, raconte :

« Dans la cité des Moulins où j’ai grandi, nous étions la seule famille gauloise de l’immeuble. Heureusement que j’ai pu faire du scoutisme pour découvrir d’autres valeurs, parce qu’aujourd’hui dans les cités, c’est le blanc qui doit s’assimiler. »

Xavier Garcia, porte-parole du Parti socialiste à Nice, a eu Philippe Vardon comme élève dans son DESS. Selon lui :

« Vardon passe pour un bourrin violent, mais il peut être assez fin, car il sait mêler son activisme, sa stratégie et ses convictions d’extrême droite. Comme le FN local est moribond, les identitaires occupent l’espace. A très court terme, sur les scrutins locaux, Nissa Rebella peut faire jeu égal avec le FN. »

Pour preuve, la cantonale partielle de septembre 2009. Lors de ce scrutin, Benoît Loeuillet, ancien militant nationaliste-révolutionnaire au sein de « Troisième voix » et gérant de la librairie d’extrême droite « Le Paillon », était le candidat identitaire « 100% niçois, 100% antiracaille ». Il a réalisé le score de 7,7%, soit quatre voix de moins que le FN.

« La préfecture est dans l’illégalité »
Côté squat, c’est Michel Abada, animateur local des enfants de Don Quichotte, qui a « ouvert » l’immeuble grâce à des clefs dont il garde l’origine secrète. Situé 1 rue Clémenceau, le bâtiment est la propriété du CHU de Nice. Michel Abada explique :

« Nous avons décidé d’occuper cet immeuble car la préfecture est dans l’illégalité. Elle n’applique pas les décisions du tribunal administratif. De nombreuses familles de demandeurs d’asile doivent être relogées conformément à la procédure, et elles ne le sont pas. »

L’élue locale la plus impliquée aux côtés de Michel Abada, la conseillère municipale PCF Emanuelle Gazoiello, ajoute :

« Cet immeuble salubre est vide depuis cinq ans. A Nice, il y a 1 300 demandeurs d’asile, mais la préfecture ne dispose que d’un budget d’hébergement pour 500 personnes. Ils font le choix onéreux des chambres meublées, alors qu’il suffirait de réquisitionner les immeubles vides. »

Alors que le CHU a porté plainte contre le squat, les communiqués de presse s’enchaînent : qu’ils soient favorables à l’initiative ou franchement hostiles, comme ceux du président du conseil général des Alpes-Maritimes Eric Ciotti ou du ministre de l’Industrie et maire de Nice Christian Estrosi. A « Dupond et Dupont », il faut également ajouter le préfet, Francis Lamy.

Une militante de RESF voit d’ailleurs dans l’ambiance régnant actuellement à la préfecture « des indices qui font redouter une expulsion pour ce week-end ».

Loin des cris et des slogans tapageurs, le père Bruno Dubouloz, responsable du collectif associatif Inter-Secours, conclut lentement :

« Quand il y a des familles et des enfants qui sont dehors, dans la rue, à l’approche de l’hiver, et qu’on les met à l’abri dans un immeuble vide, c’est pour moi la base de la dignité humaine. »

Mais autres valeurs, autres méthodes. Après une permanence politique et un bar associatif, Nissa Rebella inaugurera la semaine prochaine l’ouverture d’une annexe de son local : une salle de boxe.

 

[Source : rue89]