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La mairie de Pantin ne tient pas ses engagements vis-à-vis des Rroms

In Uncategorized on septembre 30, 2010 at 12:44

Vendredi matin : Rassemblement pour exiger un RV à la Mairie de Pantin afin de discuter de la situation des Rroms du terrain Denis Papin à Pantin.

Hier soir, jeudi 30 septembre, nous avions rendez-vous avec la Mairie de Pantin. Mais ce rendez-vous a été annulé unilatéralement par celle-ci, le matin même, sans que ne soit fixé une nouvelle date précise.

Lorsque nous sommes arrivés : habitants du terrain et des soutiens – dont des Rroms expulsés il y a quelques jours d’un immeuble du Près Saint-Gervais et ré-expulsés de devant la Mairie à la demande de celle-ci par la police – devant la Mairie de Pantin, celle-ci avait verrouillé les entrées de la cour.

M. Navarro, directeur du cabinet et M. Bon, ricanaient au loin entourés par des policiers municipaux la main sur leur bombe lacrymogène. Des femmes ont alors essayées d’escalader les grilles pour entrer dans la cour. Du coup, ensuite, devant le refus de dialogue des membres de la Mairie, on a envahi le Centre National de la Danse et y sommes restés jusqu’à l’arrivée de la police nationale.

Les Rroms, craignant les conséquences d’un contrôle d’identité pouvant les emmener dans un centre de rétention, ont décidés de partir suivis des voitures de la police tout gyrophares hurlants.

Les Rroms du terrain de Denis Papin appellent à un nouveau rassemblement ce matin-vendredi1 octobre devant la Mairie de Pantin à 10h.

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Grande réunion à Saint-Denis le 9 octobre à 14 heures.

SAINT-DENIS, le 25 septembre 2010

• À ceux qui ont suivis l’expulsion et la lutte du Hanul de cet été,

• À ceux qui ont suivis la nouvelle installation du Hanul à la rentrée,

• À ceux qui avaient suivi la lutte et la vie du Hanul par le passé

• À ceux qui n’ont rien suivi mais qui souhaitent s’y associer dans le futur

Les familles dionysiennes Roms du Hanul ont à nouveau un terrain dédié à Saint-Denis, passage Dupont, en accord avec la Municipalité et Plaine Commune.

La Municipalité prend en compte l’occupation provisoire de cinq parcelles dont elle a la responsabilité, en assurant le minimum nécessaire (eau, assainissement, accès à l’électricité) ainsi que la scolarisation des enfants et un suivi social des familles.

Plaine Commune assure le ramassage des ordures ménagères et s’engage, par la voix de son Président, à rechercher un terrain permettant, dans les meilleurs délais la réalisation d’un nouveau projet pérenne à construire collectivement avec tous les acteurs concernés : habitants citoyens de Saint-Denis, Roms et autres, ainsi qu’architectes, urbanistes,  et institutions concernées.

Vous le voyez, des décisions concrètes et positives ont été prises, des actions sont engagées. Chacun-e et collectivement, dans notre domaine d’intervention, avons contribué à ce qu’il en soit ainsi.

Nous vous proposons une rencontre très large, pour échanger sur ce qui s’est passé depuis le 6 juillet et les suites en cours, et pour réfléchir à des projets que nous pourrions élaborer et porter ensemble.

C’est d’autant plus nécessaire que nous devons, dans le même temps, accompagner les projets locaux (vie quotidienne et co-conception du projet pérenne), élargir les réseaux de soutien aux Dionysiens Roms en prenant des initiatives en direction de  tous les Dionysiens, et s’organiser pour résister à l’attitude de l’État, préoccupé de stigmatiser et d’expulser massivement les populations Roms.

Cette politique qui frappe de nombreux groupes de la population parmi les plus fragiles et les plus en difficulté, Français et Étrangers, appelle encore plus de résistance, de solidarité et de construction d’un vivre ensemble s’adressant à tous.

À cet effet, nous vous invitons :

Samedi 9 octobre, à partir de 14h
au «Chapiteau »
Passage Dupont, à la Plaine

Espérant vous rencontrer très prochainement,
Recevez, Madame, Monsieur, cher-e ami-e, nos meilleures salutations citoyennes.

Réseau 1427

[Le « réseau 1427 » signataire de cet appel tient son nom de la date de l’arrivée des premiers Rroms à Saint-Denis, en l’an de grâce 1427.]

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Appel de la voix des Rroms et de Sôs ô sans papiers

In Uncategorized on septembre 28, 2010 at 20:27

PLUS UN CHARTER DE LA HONTE NE DOIT PARTIR!

Rendez vous jeudi 14h terminal 3 Roissy puis 15h terminal 2F.

Les rafles et charters ethniques de Rroms continuent malgré les condamnations unanimes du monde entier et de l’ONU.

LA VOIX DES RROMS ET SôS SOUTIEN ô SANS PAPIERS APPELLENT A STOPPER IMMEDIATEMENT ET PAR TOUS MOYENS CES CHARTERS ETHNIQUES.

Le peuple Rroms ballotté dans cette Europe aux réflexes identitaires et ouvertement xénophobe, est stigmatisé, criminalisé,pourchassé, expulsé de partout ! Un peuple entier discriminé Nous appelons le gouvernement Roumain à réaffirmer son indépendance et son appartenance pleine et entière à l’U.E. sans conditions, comme il l’a fait au dernier sommet de Bruxelles.

LIBRE CIRCULATION ET INSTALLATION, MEME DROITS SOCIAUX ET ACCES AU TRAVAIL POUR TOUS LES RROMS, CITOYENS DE L’U.E.

PLUS UN VOL NE DOIT PARTIR ! Nous ne pouvons assister passivement à ces expulsions ethniques… Le charter du 30 septembre ne partira pas… A qui le prochain tour ?

Art.35 Constitution de l’An I « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

La Voix des Rroms et SôS Soutien ô Sans Papiers, appellent à une très forte mobilisation dans les aéroports et dans toutes les villes.

Rendez vous jeudi 30 septembre à14h terminal 3 Roissy puis 15h terminal 2F

Contacts tel :

La voix des roms : 06 68 10 72 27 sôs soutien ô sans papiers : 06 37 60 80 27

L’anti-32ter A

In Uncategorized on septembre 27, 2010 at 00:35

Ci-dessous un projet d’amendement à la loi Loppsi 2 en cours d’adoption au Parlement. Cet amendement propose d’instituer le droit d’occupation des lieux sans affectation réelle. Rappelons que cette proposition est née en réaction à l’article 32 ter A introduit récemment par le gouvernement qui vise à permettre aux Préfets d’ordonner des expulsions sous 48h sans même avoir à en référer à la justice. Le Collectif contre la xénophobie invite tout député ou parti qui le souhaiterait à s’emparer de cette proposition et à la présenter effectivement aux suffrages des législateurs.

Exposé des motifs :

Le gouvernement a engagé une politique déterminée de lutte contre le nomadisme, sous couvert d’une campagne raciste anti-roms universellement condamnée par ailleurs.

Les dispositions proposées, en amendement de dernière minute, visant à permettre aux Préfets d’expulser toute occupation sans avoir à demander une décision de justice – et y compris contre l’avis éventuellement contraire des propriétaires –, assortie de pénalités pour qui ne se soumettrait pas dans un délai de 48h, sont cohérentes avec les propos du Premier ministre considérant que « le nomadisme ne devrait plus exister à notre époque ».

Nous souhaitons faire valoir par le présent amendement qu’à l’inverse de l’ambition affichée par le gouvernement, dans l’actuelle situation de crise aigüe du logement, alors que les Préfets sont loin d’assurer le Droit au logement reconnu par la loi – et se font régulièrement condamner au nom de la loi DALO lorsqu’ils sont déférés devant les Tribunaux administratifs –, les occupations de terrains ou de bâti auxquelles peuvent recourir des personnes en situation de détresse, doivent être protégées par la loi.

De même,  les précédentes dispositions contre ce qu’on a appelé « cabanisation » doivent être abrogées.

La loi doit permettre au contraire de stabiliser, autant que faire se peut, les personnes en situation de fragilité amenées à occuper un terrain, et y construire un habitat choisi, ou occupant un bâtiment abandonné déjà existant.

Le droit de propriété trouve là une limite : des lieux sans affectation réelle et susceptibles de remplir une fonction sociale en abritant des personnes sans logement ne peuvent être sanctuarisés par le simple fait de la propriété.

Art. 1 Toute occupation d’un terrain ou bâtiment sans affectation réelle est autorisée dans les conditions précisées dans les articles suivants.

Art. 2 Toute déclaration d’affectation fictive, afin de justifier d’une expulsion d’occupants d’un terrain ou d’un bâtiment sans affectation réelle, sera punie d’une amende de 10 000 euros, et ouvrira droit à des dédommagements des personnes ainsi expulsées indument.

Art. 3 Dès lors qu’une occupation est constatée, les autorités municipales et préfectorales sont tenues de prendre toutes mesures adéquates afin de permettre que cette occupation puisse se tenir dans les meilleures conditions.

Art. 4 Les occupants de terrains ou de bâtiments sans affectation réelle ont droit au raccordement aux services publics de l’eau et de l’électricité, ainsi qu’à l’enlèvement des ordures et déchets, et aux services postaux ainsi qu’au téléphone ou à un raccordement internet.

Art. 5 Les autorités municipales et préfectorales s’assureront que l’ensemble des services sociaux soit garantis pour les occupants de terrains ou de bâtiments sans affectation réelle, à l’égal de tous les habitants de la commune.

Art. 6 Les occupants d’un terrain ou d’un bâtiment sans affectation réelle sont tenus de maintenir les lieux dans l’état où ils les auront trouvés. Ils pourront toutefois procéder aux aménagements éventuellement nécessaire pour faciliter leur occupation des lieux.

Art. 7 Les propriétaires qui commettraient ou ordonneraient des dégradations volontaires de lieux sans affectation réelle afin d’éviter leur occupation sont passibles d’une amende de 10 000 euros, et peuvent être contraints de remettre les lieux en état par décision de justice.

Compte-rendu de la 7ème réunion du Collectif contre la xénophobie, dimanche 26 septembre

In Uncategorized on septembre 27, 2010 at 00:32

Réunion un brin cahotique ce dimanche… A été discutée pour commencer la situation à Choisy-le roi. Un participant dénonçait le caractère insidieux du contrôle qui semble se mettre en place, dans le contexte d’un village d’insertion destiné à loger les personnes précédemment hébergées dans un gymnase municipal. Les compte-rendus de réunions de la municipalité et des associations qui interviennent sur ce dossier précise qu’il s’agirait d’un village non fermé – répondant par avance aux critiques déjà énoncées contre de tels village, dans lesquels il est d’ordinaire interdit de recevoir des visites. Une participante s’est scandalisée qu’une telle démarche, a priori bien intentionnée, soit l’objet d’une suspicion qu’elle critiquait comme paranoïaque, et a préféré quitter la réunion.

Prenant acte de cette critique, le Collectif a convenu que la problématique des villages d’insertion demande à être documentée précisément. À Pantin comme à Montreuil, comme à Choisy le roi, les villages d’insertion sont présentés comme des solutions, et défendus comme tels par nombre d’associations ou partis de gauche. Or, l’expérience a montré comment de tels villages sont surtout considérés comme utiles dans la mesure où ils sont « sécurisés » (comme à Montreuil, où 75% du budget est consacré à la dite « sécurité »). Cette « sécurité » étant simplement destinée à garantir le contrôle le plus serré possibles des résidents de ces villages.

Lors de la précédente réunion du collectif, une anecdote éloquente était rapportée quant à l’esprit de « l’insertion » dont il peut être question là : trois résidents du village de Bagnolet s’étaient inscrits à un cours de civilisation rrom à l’Inalco (ex-Langues’O) ; revenant de la fac dans leur « village d’insertion », leurs sacs ont été fouillés par le vigile contrôlant l’entrée ; celui-ci, s’étonnant d’y trouver des livres, leur demande ce que c’est ; apprenant qu’ils vont à l’université, il leur aurait signifié que c’était inaproprié ; au résultat un seul de ces trois étudiants continuera à suivre les cours de l’Inalco, en s’y rendant seulement avec un cahier, pour éviter les objections du vigile du camp…

Les participants de la réunion ont convenu que de telles anecdotes demandaient à être vérifiées. A été proposé d’ouvrir un « cahier noir » des villages d’insertion, dans lequel seraient recueillies toutes les observations de leurs habitants et de ceux qui sont en contact avec eux, afin de préciser la critique de ces dispositifs qui apparaissent comme des formes sophistiquées de contrôle social sous couvert de bonnes intentions.

Pour résoudre les contradictions, extrêmement vivaces, qui ont pu apparaître déjà à Montreuil, et qui affleurent dans toutes les situations semblables, y compris ce dimanche au sein du Collectif contre la xénophobie, il est essentiel d’examiner au plus près la réalité de ces « expériences pilotes ». Et si on veut avoir la moindre chance de dissiper l’épaisse confusion régnant à gauche, et jusqu’au sein des associations qui prétendent prendre la défense des roms, il nous faut éviter l’écueil d’une dénonciation rhétorique, et rendre compte de la réalité de ces villages, tels qu’ils sont.

Il est à craindre que la nécessité de cet examen rapproché découle effectivement du caractère insidieux de ces projets de contrôle rigoureux de populations considérées comme a priori dangereuses. On retrouve dans chacune de ces situations le même soucis des autorités de se dédouaner en prenant en charge une partie des migrants, comme pour mieux justifier la persécution des autres, tout en s’assurant du contrôle de ceux qu’on prend ainsi en charge. Mais l’expérience nouvelle de Choisy-le-roi mérite d’être suivie attentivement, ne serait-ce que parce qu’elle résulte d’un authentique mouvement de solidarité citoyenne envers les roms persécutés par l’État sarkozyste. Les dérives sécuritaires qui pourraient apparaître y compris là seraient d’autant plus regrettables, et terriblement révélatrices du traitement xénophobe de la question rom. Et si, au contraire, il s’avérait que Choisy-le-roi tente une expérience différente de celles observées jusque-là, les enseignements de celle-ci ne seraient pas moins intéressants – pouvant y compris servir de modèle pour les autres. Un membre du collectif s’est proposé de retourner recueillir des témoignages de résidents afin de faire avancer les débats.

D’autre part, et dans la même lignée de préoccupations, le Collectif a précisé les modalités de fonctionnement de l’Observatoire des politiques municipales relativement aux Rroms et « gens du voyages », en particulier dans les communes de gauche (mais pas exclusivement). L’urgence de mettre en œuvre effectivement ce travail d’observation et de dénonciation est particulièrement criante, comme on le voit avec la problématique des « villages d’insertion ».

Le Collectif a par ailleurs validé le texte de projet d’amendement à la Loppsi 2, « l’anti 32 ter A », pour le droit d’occupation des terrains et bâti sans affectation réelle. Se dégage, à la réflexion, l’idée qu’un tel droit d’occupation serait une réponse immédiate à la crise actuelle. Chassés, pourchassés en tous lieux, les roms de Montreuil ou d’ailleurs, ne demandent qu’une chose : qu’on leur fiche la paix sur un terrain qui leur permettrait de vivre tout simplement. Or, les autorités municipales font valoir qu’elles ne disposeraient pas de terrains, alors qu’on sait qu’il n’en manque pas sur le vaste terrotoire d’une commune comme Montreuil. Dès lors, la meilleure solution pourrait être qu’on laisse les gens se débrouiller. En l’état des textes et de leur application, le principal problème que posent les occupations de terrains ou de maisons, c’est qu’elles exposent à de brutales expulsions, ainsi que les roms ont pu l’expérimenter à répétition ces derniers temps à travers tout le pays. Une telle disposition législative, instituant un droit d’occupation des lieux sans affectation réelle, est d’autant plus nécessaire qu’elle constituerait l’indispensable protection des occupants de tels lieux contre l’indécente chasse à l’homme entreprise par le gouvernement, ses Préfets et sa police.

La proposition a été faite de publier sous forme d’affiche le projet d’amendement à la loi visant à instituer le droit d’occupation des lieux sans affectation.

Programme et redéfinition du Collectif contre la xénophobie

In Uncategorized on septembre 24, 2010 at 18:18

La 7ème réunion du Collectif contre la xénophobie se tiendra dimanche 26 septembre, l’après-midi, de 15h à 18h, à la librairie Lady Long Solo, 38, rue Keller, Paris 11ème (entre Bastille et Voltaire). (Cette réunion devrait être retransmise en direct sur le site du Quotidien des sans-papiers, sanspapiers.info.) Ci-dessous, un récapitulatif des objectifs avancés jusque-là par le « Collectif contre la xénophobie ».

Lors de sa dernière réunion, dimanche 19 septembre, le Collectif contre la xénophobie a reçu la critique de l’avocat Henri Braun, retransmise par Saïmir Mile de la Voix des Rroms, suggérant que sa dénomination n’est pas à la hauteur des problèmes rencontrés. Après discussion, il a ainsi été adopté de conserver l’actuel intitulé – ne serait-ce que parce qu’il a déjà servi pour signer les diverses prises de positions du Collectif – mais de préciser, en sous-titre :

contre le racisme et la xénophobie institutionnels

D’autre part, le Collectif contre la xénophobie rappelle ses objectifs, tels qu’ils sont apparus au fil de ses réunions et des interventions dans les débats publics depuis bientôt deux mois :

• abrogation du carnet de circulation

redéfinition des « villages d’insertion », qui sont scandaleusement conçus comme des camps d’internements ; à l’inverse du mélange de réserve d’indiens et de centres pénitenciers que les communes s’efforcent de mettre sur pied, de tels villages n’ont de sens que s’ils sont autogérés par leurs habitants, sur le modèle de communes libres ;

création d’un observatoire des politiques municipales relativement aux Rroms et « gens du voyages », en particulier dans les communes de gauche (mais pas exclusivement). D’ores et déjà Montreuil, Paris, Saint-Denis, Pantin, Bagnolet et Saint-Étienne, ont été dénoncées, par divers membres du Collectif, pour la contradiction brutale entre un discours officiel vertueux et une pratique de fait de ségrégation constante. Des rapports (ou simples communiqués) sur les pratiques de ces communes (et d’autres) pourraient être examinés et validés avant publication sous l’égide de l’Observatoire.

• avancer la revendication d’un droit d’occupation des terrains (et du bâti) sans affectation réelle, en opposition à l’article 32ter A proposé par le gouvernement dans la nouvelle loi de « sécurité intérieure » en cours d’adoption au Parlement qui donne les pleins pouvoirs aux Préfets pour expulser tout terrain (ou immeuble) occupé. A été proposé de suggérer à des députés de reprendre une proposition en ce sens, susceptible de faire l’objet d’un amendement à la loi Loppsi 2.

Le collectif contre la xénophobie maintient le principe de réunions hebdomadaires, le dimanche après-midi, de 15h à 18h, pour faire le point de la situation et élaborer des perspectives d’action – contre le racisme et la xénophobie institutionnels.

CIRCULAIRE ETHNIQUE ET CRIME DE BUREAU

In Uncategorized on septembre 23, 2010 at 14:14

La circulaire du 5 août ordonnant la chasse aux Rroms était illégale. Comme le remarque ci-dessous Soif d’utopies, le simple fait que cette circulaire ait été remplacée dès qu’elle a été connue constitue une reconnaissance de l’infraction par ses auteurs eux-mêmes, ce qu’on appelle un aveu. La nouvelle circulaire, qui vise le même objet en évitant simplement les qualificatifs ethniques directement incriminables, n’est pas moins illégale : ce ne sont pas seulement les mots, mais plus encore les actes qui sont répréhensibles, particulièrement lorsqu’il s’agit de pratiques discriminatoires institutionnalisées – ce qu’on peut tranquillement appeler racisme d’État sans risque d’être diffamatoire. Soif d’utopies souligne que les exécutants de ces circulaires doivent y désobéir. Aussi utopiste que puisse sembler la revendication ici qu’on puisse avoir à répondre des crimes de bureau, elle n’est pas moins évidente : lorsqu’on obéit à des instructions illégales, on commet un acte illégal soi-même. Nul n’est censé ignorer la loi, dit-on. A fortiori des fonctionnaires chargés d’appliquer des dispositions légales. Particulièrement en un temps où le gouvernement a ouvertement engagé une politique de coup de force, violant systématiquement l’esprit des lois comme les principes fondamentaux énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’homme – et quelques autres textes. Tout fonctionnaire, qu’il soit de police ou de justice, qui fait passer le principe d’obéissance hiérarchique  devant le respect dû aux droits fondamentaux de la personne humaine, se rend solidairement coupable de ses donneurs d’ordres – et devrait effectivement avoir à répondre de ses actes. Quand l’État se transforme en association de malfaiteurs…

Hortefeux poursuit des militants de SOIF D’UTOPIES et de RESF 37 pour diffamation du corps préfectoral. Comment ce triste sire peut-il engager ces poursuites alors que lui même a été condamné, en première instance, pour propos racistes ? On verra si la cour d’appel confirme ce jugement.

Par ailleurs, il a réussit à ce que l’État français risque d’être poursuivi pour discrimination par la commission européenne.

La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et le Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés (GISTI) ont porté plainte contre Hortefeux. En effet, son chef de cabinet a signé la fameuse circulaire du 5 aout 2010, ordonnant aux préfets d’organiser la chasse aux Roms. Il est remarquable que le ministre, une fois le texte connu, s’est empressé d’en signer un autre le 13 septembre, annulant celui du 5 aout. Cela montre bien son caractère discriminatoire, voire son illégalité !

Cette circulaire avait pour but de concrétiser les propos discriminants de Sarkozy, qui, rappelons le, a fait du slogan « je fais ce que je dis », une de ses marques de fabrique.

Mais pourquoi poursuivre uniquement le ministre ? Les préfets ayant exécuté cette circulaire sont autant condamnables que leur manitou. Ils se retranchent derrière leur devoir d’obéissance. Est-ce acceptable ?

Non et encore non ! Lorsqu’une décision rentre en contradiction avec des principes et des valeurs fondamentaux, on se doit de désobéir.

L’exécuter, à quelques niveau que ce soit, conduit les personnes à devenir collaboratrices d’une politique qu’elles peuvent réprouver mais dont elles participent !

Au delà du ministre, c’est bien l’ensemble des fonctionnaires ayant participé aux rafles des Roms, aux destructions de leurs camps et à leurs expulsions vers la Roumanie ou la Bulgarie qui est aussi responsable : préfets, fonctionnaires préfectoraux, policiers, gendarmes… Détruire la machine à expulser passe aussi par la condamnation du crime de bureau !

Tours, le 22/09/2010

SOIF D’UTOPIES

soifdutopies@yahoo.fr

11h48, 22 septembre, en ce moment expulsion d’un terrain occupé par des Roms à St-denis, station T1 hôpital la fontaine.

In Uncategorized on septembre 22, 2010 at 13:19
[Source :listeretention]

La LDH et le Gisti ont déposé plainte contre Brice Hortefeux et ses collaborateurs pour discrimination raciale et attentat à la liberté individuelle

In Uncategorized on septembre 22, 2010 at 10:38

Le 5 août 2010, monsieur Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, déjà condamné il y a peu pour injure raciste, a ordonné des mesures privatives de liberté à l’encontre de plusieurs milliers de personnes définies par leur origine ou leur appartenance à la communauté des Roms. Il a, ce faisant, cherché volontairement à faire échec à l’article 14 de la Convention européenne des droits de l’Homme, qui interdit toute discrimination raciale ou fondée sur l’origine, et a incontestablement commis une discrimination au sens de l’article 225-1 du Code pénal.

L’attentat à la liberté individuelle est un délit puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende (article 432-4 du Code pénal).

Le fait de faire échec à l’exécution de la loi, lorsqu’il est commis par une personne dépositaire de l’autorité publique, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende (article 432-1 du Code pénal).

Et toute discrimination commise par une personne dépositaire de l’autorité publique est punie des mêmes peines (article 432-7 du Code pénal).

Aux termes de l’article 68 de la Constitution, Brice Hortefeux doit répondre de ces délits devant la Cour de justice de la République. C’est pourquoi la Ligue des droits de l’Homme et le Gisti ont demandé, ce jour, à monsieur Jean-Louis Nadal, procureur général près la Cour de cassation, de bien vouloir entamer la procédure qui doit conduire au jugement pénal du ministre de l’Intérieur. Et ces deux mêmes associations ont déposé simultanément une plainte entre les mains du procureur de la République de Paris, visant les mêmes faits, dirigée contre toute personne que déterminera son enquête, compte tenu de l’implication de divers collaborateurs de ministres dans la commission de ces infractions.

Le 17 septembre 2010

Gisti, Ligue des droits de l’homme

Réunion publique au CICP : Les Roms, boucs émissaires

In Uncategorized on septembre 21, 2010 at 04:49

Mardi 21 septembre à 19h30 au CICP : Réunion publique sur le thème : Les Rroms, boucs émissaires : Xénophobie, racisme, discrimination en France et en Europe, avec la participation de Saïmir Mile, de La voix des Rroms.

Reprenant les pratiques des périodes, les plus sombres de l’histoire française, Sarkozy et ses ministres, Hortefeux, Besson et consorts, s’attaquent à la communauté Rom, désignant cette communauté déjà précarisée, comme bouc émissaire de leurs propres échecs. Opposons nous radicalement à ce discours xénophobe et aux mesures qui en découlent.

L’Assemblée Européenne des Citoyens (AEC) et le Courrier des Balkans vous invitent, en solidarité, à venir découvrir la réalité de la vie de cette communauté et des difficultés qu’elle subit.

Projection du film « Etrangers de l’intérieur », au cœur des Tsiganes de Bohême, de Juliette Jourdan, en présence de la réalisatrice.

Débat animé par Bernard Dreano (Assemblée Européenne des Citoyens et Cedetim) avec :

• Jean Arnaud Derens fondateur et rédacteur en chef du Courrier des Balkans

• Saïmir Mile animateur de l’association la Voix des Rroms

• Tatiana Sirbu (Moldavie) doctorante à l’université libre de Bruxelles

• Juliette Jourdan, réalisatrice.

Mardi 21 septembre à 19h30 au CICP

21ter rue Voltaire 75011 Paris – métro Rue des boulets ligne 9

Conte tzigane

In Uncategorized on septembre 20, 2010 at 23:35

Dans ce contexte sordide de chasse aux Roms, voici une jolie histoire vraie : Florin, musicien roumain, avec sa femme et ses six enfants, partis en Roumanie quand la traque a été sonnée, rentrent en France début septembre. Un chauffeur de minibus les dépose à Nancy où ils montent sans billet dans le TGV. À Lyon, le contrôleur est intraitable : « J’appelle la police, descendez, m’en fous de vos enfants, police, que vous ayez pas d’argent, police »… Et là, miracle dans le wagon, les passagers se mobilisent. 278 euros sont collectés pour payer les billets. Le contrôleur la met alors en sourdine et, de Lyon à Arles, Florin et son accordéon régalent les voyageurs, qui se mettent à danser ! Un peu de joie et de poésie, ça se fait rare pour les bouches aux dents d’or.

[Source : CQFD]