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Roms : la Commission européenne doit aller au bout de son enquête

In Uncategorized on octobre 31, 2010 at 14:58

Suite à la décision prise ce mardi 19 octobre par le collège des Commissaires quant à la poursuite de la procédure en infraction contre la France sur la question des Roms, Hélène Flautre, députée européenne Europe Ecologie, membre de la commission des Libertés Civiles et coordinatrice de la résolution sur les Roms pour le groupe Verts-ALE, déclare :
Le gouvernement français, poussé dans ses retranchements, a enfin consenti à jouer le jeu de l’UE en rendant sa copie dans les temps impartis. Il s’engage ainsi à respecter ses obligations en transposant pleinement la directive 2004 relative à la libre circulation. Rien de surprenant donc dans la décision du collège des commissaires qui rend caduque l’ouverture d’une procédure en infraction en la matière. Il n’en demeure pas moins que le Parlement européen doit être dûment informé des modalités et du calendrier de mise en conformité que s’est auto-assigné Paris. Seule une telle transparence est à même d’assurer la suffisance des garanties apportées par la France et le suivi démocratique des
procédures européennes.

En vue du débat en plénière sur la question du fichage des Roms, Hélène
Flautre ajoute :

Après la circulaire du 5 août 2010, la découverte du fichier MENS dont la destruction reste à prouver, l’enregistrement des origines ethniques des personnes contrôlées, l’utilisation courante de la qualification “Roms” dans ces bases de données sont autant de preuves qui viennent accréditer la pertinence d’une procédure en infraction contre la France sur la directive anti-discrimination. C’est pourquoi j’appelle instamment la Commissaire Reding à ne pas éluder ces nouveaux éléments extrêmement préoccupants et à poursuivre son enquête sur les pratiques discriminatoires de la France à l’égard des Roms. Bien entendu, une telle enquête ne saurait être considérée comme sérieuse si elle selimite aux dires du gouvernement français : les organisations de la société civile ont ici une expertise indispensable à apporter.

Le plus inquiétant, c’est qu’il semblerait qu’on ait dans les pays de l’Union européenne deux niveaux de l’action publique. En premier plan, les institutions, régies par les règles de l’Etat de droit, et qui, bon an mal an, tentent de faire bonne figure. Et en sous main, nous avons un fonctionnement totalement opaque des bras-droits de l’Etat : police, services de renseignement, gendarmerie s’exécutent en violant allègrement les droits des personnes, et ceci sans aucun contrôle parlementaire. Est-ce que l’Union européenne peut se satisfaire d’un système prétendument démocratique où il faut s’en remettre à la presse pour révéler ces pratiques dissimulées et puissamment violatrices des droits fondamentaux ?

[Source : europe écologie]

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Agression immonde contre le camp de Roms de Triel

In Uncategorized on octobre 30, 2010 at 20:43

Dans la nuit du 27 au 28 octobre, un peu avant 3h du matin, une agression violente a eu lieu contre les familles roms qui vivent sur le terrain de Triel.

Quatre personnes cagoulées et armées, habillées comme des policiers, sont arrivées en voiture, ont menacé les habitants des caravanes avec leur armes (y compris des personnes tenant des bébés dans les
bras), en ont brutalisé certains. Ils ont pris, ou se sont fait remettre sous la menace, des sacs, des portefeuilles des documents (carte de séjour, permis de conduire, etc..), des cartes bancaires,
le peu d’argent que les familles avaient.

Les personnes du terrain, ayant compris que leurs agresseurs étaient de « faux policiers », ont appelé la police. Ne voyant pas venir la police malgré leurs appels répétés, ils ont prévenu des membres du
collectif. Ceux-ci, une fois sur place, se mirent à appeler la police. Il leur fallut parlementer pour obtenir que des policiers viennent enfin sur le terrain.

Après le premier passage de la police, les autorités ont enfin semblé mesurer la gravité de cette agression: envoi de la police scientifique dans la matinée; appel d’interprètes pour prendre les dépositions au commissariat de Poissy; appel du Sous Préfet pour nous dire « que les agressions contre les personnes sont
intolérables » et que « tous les moyens seront mis en œuvre pour que l’enquête fasse toute la lumière sur cette affaire.

Sans préjuger des résultats de l’enquête, et quels que soient les mobiles des agresseurs (crapuleux? racistes? autres?), nous constatons que les déclarations faites l’été dernier par les responsables de l’Etat
appelant à « chasser les roms » n’ont pu que favoriser cette attaque immonde et intolérable.

RomYvelines, Communiqué n°8  du 29 octobre 2010

 

Conférence de presse du Collectif RomYvelines vendredi 29 octobre à 17h sur le camp


Poissy irruption dans un camp de Roms/revue de presse

In Revue de presse on octobre 29, 2010 at 21:52

Des hommes cagoulés et armés, habillés comme des policiers, ont molesté des Roms…

Le commissatiat de Poissy, dans les Yvelines, a ouvert une enquête vendredi sur une étrange affaire. Dans la nuit de jeudi à vendredi,  plusieurs hommes cagoulés et armés se sont introduits dans un camp de Roms des Yvelines.

D’après les témoignages recueillis par les enquêteurs, ces hommes ont fait irruption dans le camp de la plaine de Triel-sur-Seine vers deux heures du matin dans une voiture munie d’un gyrophare. Ils ont pénétré dans des caravanes avec des fusils et des matraques, arrachant certaines portes.

Habillés comme des policiers

Plusieurs personnes du camp ont indiqué avoir été molestées et menacées avec des armes à feu, une femme précisant avoir été obligée de se déshabiller. L’agression aurait duré une demi-heure, les hommes cagoulés tirant en l’air à plusieurs reprises. Les habitants du camp ont précisé que leurs agresseurs «étaient habillés comme des policiers».

«Ces familles ne pourront jamais oublier ce qu’elles ont vécu. Le plus dramatique est que ces hommes sont repartis avec les papiers d’identité de plusieurs personnes du camp», a indiqué à Annick Omond, du Collectif de soutien aux familles roms de la plaine de Triel-Chanteloup.

Une trentaine de familles roms, menacées d’expulsion, vivent depuis plusieurs années dans des conditions précaires sur un terrain privé dans la plaine de Triel-sur-Seine. Elles réclament un autre terrain pour pouvoir vivre dans de meilleures conditions et notamment être raccordées à un réseau d’eau potable.

source: AFP/20minutes

Ouvrez les portes !

In Uncategorized on octobre 28, 2010 at 19:18
Faut-il dire Montreuil-la-honte, ou reconnaître à cette ville d’être simplement à l’avant-garde de la France sarko-fasciste – le pays où l’on chasse les roms dans les rues. Dormez en paix, braves gens, les trente roms avec leurs bébés, leurs enfants et leurs vieux qui occupaient le trottoir rue Étienne Marcel depuis trois semaines sans susciter beaucoup d’émotions, ont été chassés par la police. Chassés pied à pied.

Ils ont dû dégager leur campement, puis les flics les ont suivis, pourchassés à travers les rues, jusqu’à ce qu’ils franchissent les frontières de la commune pour entrer dans Paris – où les flics de Paris ont pris le relai, jusqu’à ce qu’ils soient finalement abrités dans un local associatif, celui de Télé-liberté (qui participe au Collectif contre la xénophobie), 7, rue Courat, dans le XXème.

Ils sont au chaud pour le moment, mais cherchent toujours une maison.
On peut rappeler ici les épisodes précédents : comment ils avaient trouvé une maison abandonnée depuis près de dix ans, rue du Progrès, à Montreuil, et comment ils en ont été délogés à la demande de la Mairie (cet immeuble abandonné appartenant à la Commune). La même nuit, ils ont été chassés du square de la République, encore une fois avec l’aval des autorités municipales.
Quelques jours plus tard, ils tentaient de s’installer rue Pierre de Montreuil, dans une maison appartenant aussi à la Mairie. Les vigiles municipaux, assistés de la police, empêcheront de nouveau cette occupation.
Peu après, la mairie procédait à l’évacuation partielle du squat de la place de la Fraternité, de roms qui l’occupaient depuis des années – et préféreraient rester là où ils font leur vie –, pour les reloger dans cette maison rue Pierre de Montreuil, où elle venait d’empêcher les roms à la rue de s’installer…
Dans la rhétorique municipale ceci s’explique : ceux de la place de la Fraternité sont pris en compte dans le programme de « village d’insertion »-MOUS. Les autres, non ! « Pas un de plus », dit la mairie. Faisant écho au Préfet Lambert qui dit : « Pas un rom en Seine-Saint-Denis ».

L’errance dans Montreuil de ces trente roms à la rue, comme de la trentaine qui est ballotée de lieu en lieu depuis des mois, remonte à l’expulsion commune de ces deux groupes du terrain qui jouxte le Palais des congrès, rue de Paris. Ça gênait le standing de la Mairie…
La blague a fini par mal tourner.

L’attitude des polices de Montreuil et de Paris, sous les ordres des Préfets Lambert et Gaudin, est directement incriminable. La chasse perpétuelle qu’ils ont infligé des heures durant à un groupe de familles, portant leurs affaires et leurs bébés, est un acte caractérisé de barbarie. Les sanctions pénales les plus lourdes s’appliquent à ce genre de crimes assimilables au crime contre l’humanité.
On se doit de relever que ces Préfets sont deux hommes du Président – et de son compère Claude Guéant –, et que ce n’est un mystère pour personnes que les opérations sont dirigées au sommet de l’État. C’est à un Nuremberg qu’il faudrait procéder, incriminant l’ensemble de la chaîne des responsabilités.
Si les responsabilités sont au sommet de l’État, elles ne se répercutent pas moins sur l’ensemble de la chaîne d’exécution. Un commissaire qui dirige une opération criminelle, serait-ce sous les ordres du Préfet, du ministre ou du président lui-même, n’en est pas moins coupable d’actes criminels.
De même, des magistrats qui s’abstiennent, qui autorisent ou qui encouragent de tels actes sont coupables au moins de non-assistance à personnes en danger dans le territoire de leur juridiction. Ceci s’applique particulièrement aux autorités municipales, départementales ou régionales, mais également à tout l’ordre judiciaire – le crime est largement assez constitué pour qu’ils se saisissent.
Mais, dans une telle situation d’urgence et de détresse, c’est à tout-un-chacun de prêter assistance.
Ouvrez vos portes !
Les roms sont chassés comme des chiens.
Il est du devoir de chacun d’ouvrir ses portes. Vous disposez d’un hangar, d’un terrain, d’un lieu quel qu’il soit qui puisse abriter des humains pourchassés ?
Ouvrez vos portes !
Vous connaissez un lieu sans affectation, terrain ou bâti ? Occupez-le pour les pourchassés, les sans-abri, les sans-logis.
Ouvrez les portes !

Il y a un hangar dans votre squat ? Ouvrez-le pour les roms en fuite.
En Seine-Saint-Denis, le Préfet Lambert à ouvert la chasse. Pas un jour sans qu’il n’ajoute un crime. Mais toutes les polices de région parisienne – comme dans le reste du pays – sont appelées pour le grand programme national de persécution des roms. Comme en Italie.
Ils sont persécutés ici et vont là, pour être persécutés encore. L’Europe nouvelle affiche ses couleurs brunes.
Face à ce programme sans nom, il reste la possibilité d’une résistance citoyenne. Dans ce climat de racisme triomphant, c’est à chacun de s’engager pour une solidarité active avec les persécutés.

Collectif contre la xénophobie

nouvelle urgence à Montreuil

In Uncategorized on octobre 28, 2010 at 19:09

les enfants sont en vacances
les flics viennent expulser d’autres enfants
leur camarades à côté de leur école Danton
127 rue de Rosny à montreuil
cette expulsion est  » prévue » demain matin….

La chasse à l’homme continue en Seine-Saint-Denis

In Uncategorized on octobre 26, 2010 at 11:38

Le Préfet Lambert, véritable Papon de notre temps, poursuit la chasse aux roms en Seine-Saint-Denis. Hier, c’était la police de Montreuil qui chassait dans les rues la trentaine de roms sur le trottoir depuis trois semaines. Pourchassés sans fin, sans un lieu pour se poser. Ils ont finalement été accueillis dans le local associatif de Télé-Liberté, Paris XXème, quand les flics du Préfet Gaudin, prenant le relai de ceux de Lambert, poursuivaient la chasse perpétuelle… Aujourd’hui, c’est à Bondy que Lambert-Papon continue sa sale besogne, appliquant son programme ultra-raciste : « pas un rom en Seine-Saint-Denis ». Sarkozy, Hortefeux, Lambert : il faut traîner ces hommes-là  devant un nouveau Nuremberg. Vive la grève générale. À bas l’État raciste.

URGENT : camp de rroms de Bondy évacué > > MARDI 26 OCTOBRE : > > Des centaines de policiers interviennent ce matin sur le camp de > rroms de Bondy. Ce camp est un énorme camp, des centaines de rroms > sont concernés !!! > > Le camp se trouve à PONT DE BONDY (RER E – Tram 1)

INFO :

Roms: un maire PS accusé de violences 

19/10/2010

Une famille de roms a déposé plainte hier contre le maire PS de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne, pour des menaces et des violences à son encontre, dans la nuit de dimanche à lundi, démenties par la municipalité. Confirmant la plainte, une porte-parole de la mairie de Fleury-Mérogis a qualifié aujourd’hui les accusations de « totalement fausses ».

Selon l’Association de soutien aux familles roms, le maire David Derrouet s’en est pris aux membres de cette famille, qui avaient entamé une grève de la faim dans une tente. Ces roms demandaient un relogement après avoir quitté en septembre le campement qu’ils occupaient sur la commune.
« Il a tenté de rouler sur leur toile de tente avec sa voiture, puis a arraché une banderole qu’ils avaient accrochée, a donné un coup de poing dans le ventre du père, giflé la grand-mère, et leur a dit ‘Dégagez de la commune' », a affirmé un militant de cette association.
L’avocat de la famille, Me Hosni Maati, a fait état d’une plainte déposée lundi contre le maire pour « menaces sous conditions » à l’égard de cette famille « en situation régulière ».Le parquet d’Evry a confirmé mardi le dépôt d’une plainte pour menaces et violences. « Une deuxième proposition de logement va être faite » à cette famille, après une première qui avait été refusée, a indiqué la porte-parole de la mairie.

La brigade de recherche de la gendarmerie d’Evry a été chargée de l’enquête.

[/source]

Samedi au cirque du Hanul

In Uncategorized on octobre 23, 2010 at 16:09

Après les luttes de cet été et pendant les luttes qui continuent

La Voix des Rromsvous invite

Au cirque de quartier Raj’Ganawak qui ouvre ses portes

sur le terrain du nouveau Hanul

Samedi 23 Octobre

à partir de 17 heures.

Vous êtes attendus nombreux pour fêter cet événement !

(cabaret, musique, etc..)

Quiches, salades, gâteaux sont bienvenus !! ( pour ceux qui ont le temps de se lancer dans ce genre de préparations).

Chapiteau Raj’Ganawak
4, passage Dupont
93210 La Plaine Saint-Denis
RER B : arrêt la Plaine Stade de France
Bus : 173, 239, 139 arrêt Murger

 

Vendredi matin : besoin urgent de monde au dépôt de carburant de Grandpuits en Seine et Marne

In Uncategorized on octobre 22, 2010 at 08:00

Depuis plus de huit jours, le dépôt Total de Grandpuits, en Seine et Marne, qui alimente la région parisienne en fioul et gazole, est bloqué par un piquet de grève. Ce matin le Préfet et la police sont arrivés sur le site, et un coup de force est à craindre. Il y a besoin de monde pour tenir.

 

 

Sos sans-papiers-Collectif contre la xénophobie

Nouvelle expulsion de roms à Montreuil

In Uncategorized on octobre 21, 2010 at 05:09

Il n’y a pas de mots pour décrire l’ignominie de la politique de Dominique Voynet à Montreuil. Hier matin encore, la chasse aux roms reprenait dans le bas-Montreuil, la Mairie expulsant ceux qui habitaient depuis des années place de la Fraternité sous prétexte de les « reloger » rue Pierre de Montreuil, dans un pavillon largement trop petit pour leur nombre. Invraisemblablement cyniques, les responsables de cette opération de purification ethnique prétendaient « devancer la Préfecture »… Montreuil, la ville où fachos de gauche et fachos de gouvernement s’amusent à faire la course… Ci-dessous, témoignage et commentaire.

Aujourd’hui a commencé d’une manière expéditive (personne n’était au courant de la date exacte) l’évacuation des Roms du squat de la place de la Fraternité par la mairie de Montreuil, il s’agit d’un bâtiment privé laissé à l’abandon par sa proprio et squatté depuis quelques années par plusieurs familles roms avec le soutien d’une bonne partie de la population autour, j’en étais encore témoin ce matin.

La mairie a déclaré qu’elle devancait la préfecture qui éventuellement (toujours difficile d’en avoir la preuve) devait procéder à une expulsion manu militari dans les jours à venir.

Au lieu d’organiser par exemple la protection du lieu en expliquant que ces Roms là font partie de ce fameux « projet d’intégration, logement, MOUS et le toutim … » dont la mairie nous rabache les oreilles pour dire qu’elle s’occupe des Roms, au lieu de démarrer concrètement le projet de logement ou trouver une solution dans le même quartier (rue Paul Bert il y avait un terrain envisagé), la mairie a décidé de les envoyer dans le haut Montreuil, dans une maison appartenant à la mairie, rue Pierre de Montreuil, créant là haut maintenant un véritable ghetto à Roms et vidant le bas Montreuil encore et toujours de ses pauvres.

Ce matin pour être un peu plus persuasif vis à vis des habitants, les premiers à arriver ont été les ASVP avec leurs uniformes de flics, puis les services techniques avec camion, pas d’élu mais un jeune chef de cabinet à la langue de bois bien pendue, tout ce beau monde a réduit à néant ce qui s’est construit dans le quartier depuis ces dernières années (scolarisation suivie des enfants depuis la rentrée, liens noués avec les voisins, les commerçants (épicier, pharmacie…), le médecin, les activités dans les centres de quartier….). Un certain nombre d’habitants de ce squat ne sont pas partis ce matin, ils ont refusé de faire leurs bagages tout de suite, il n’y aurait de toute manière pas assez de place dans le nouveau lieu prévu par la mairie. Voilà les pratiques d’une mairie qui veut toujours se donner le beau rôle en toute occasion.

[Source : infozone]

Complément d’information :

La maison rue Pierre de Montreuil où on été « relogés » les roms de la place de la Fraternité est celle qu’ont tenté d’occuper la semaine dernière ceux qui sont à la rue depuis plusieurs semaines maintenant. Pour justifier alors de son expulsion, la Mairie avait alors en effet fait valoir qu’elle « réservait » ce bâtiment à ceux de la place de la Fraternité. On pouvait facilement objecter alors que c’était bien trop petit pour ceux-ci (évalués à une soixantaine), et juste suffisant pour la trentaine à la rue. (D’autres part, bien sûr, l’urgence à prendre en compte des gens à la rue aurait pu être considéré comme un critère suffisant.)

Rappelons qu’en signe avant-coureur, place de la Fraternité, depuis plusieurs semaines, la mairie a fait couper l’eau à la fontaine publique où les roms s’approvisionnaient.

S’il fallait résumer d’un mot, disons que la mairie applique quasiment à la lettre le précepte du Préfet Lambert : « pas un rom en Seine-Saint-Denis ». Pas un rom dans le bas-Montreuil. Et, dans l’ensemble de la commune, « pas un rom de plus » que les 350 enregistrés dans le programme « d’insertion » dit MOUS – et de préférence moins, ainsi qu’on le voit aujourd’hui : en effet, ceux de la place de la Fraternité font partie de ce programme… Et cela faisait des années que la Mairie les laissait là sans leur trouver de meilleure solution que ce squat insalubre, sans eau… Et quand finalement elle trouve une « solution », ce n’est que pour la moitié du groupe, mais elle n’en tente pas moins d’expulser la totalité…

Il aurait été possible de stabiliser l’installation de la Place de la Fraternité, en ajoutant au squat existant la parcelle mitoyenne. L’opération pouvait se faire à relativement bas prix. La Mairie n’a pas voulu.

Il aurait été possible de laisser squatter les roms à la rue dans le précédent immeuble qu’ils ont tenté d’occuper il y a deux semaines, rue du Progrès.

Il aurait été possible de les laisser, en attendant, dans le square de la République (jardin municipal), au lieu de les faire expulser par les flics de Lambert à une heure du matin.

Il serait possible d’avoir autre chose qu’une politique raciste à la Mairie de Montreuil. Mais pour ça, il faut chasser Voynet, Reznik, Saunier, et tutti quanti, tous ces salopards qui organisent la chasse aux roms avec comme unique objectif la gentrification (autrement dit l’embourgeoisement) de la ville.

Le plus choquant dans cette scandaleuse pratique municipale, c’est le recours constant au double-langage – véritable marque de fabrique du nazisme – tranquillement adoptée par ces « Verts ». Magnifique dans le cas de la Place de la Fraternité, cette déclaration inouïe : la Mairie aurait procédé à cette expulsion pour « devancer » la Préfecture… Le cynisme de ce type de déclaration mérite d’être soupesé pour bien prendre de la mesure de l’ignominie de ces gens-là.

Ni Fraternité, ni République, à Montreuil, il n’y a que la sale continuation de la politique de Brard – et malheureusement pas mieux à attendre du PS ou de la droite. La seule solution, électorale, serait que les Verts fasse le ménage eux-mêmes et se débarrassent de la clique de Voynet. C’est malheureusement douteux. Quant à construire une alternative électorale à gauche des Verts, c’est encore moins probable.

Bref, une situation simplement désespérante. Où l’on voit le résultat de plus d’un demi-siècle de stalinisme (depuis 1935…) Comment toutes les structures démocratiques de la ville ont été disloquées au dernier degré. L’élection de Voynet était justement une tentative de remédier à cette catastrophe amplifiée par le règne de Brard depuis 1984. Il semble malheureusement qu’une efficace infiltration d’extrême-droite chez les Verts ait rendu cette espérance vaine.

Dominique Voynet qui a fondé sa carrière sur l’expulsion de l’extrême-droite des Verts, en « ancrant le parti à gauche », s’avère en fait abriter au sein de son équipe municipale d’authentiques militants racistes. Ceux-ci sont d’autant plus redoutables qu’ils s’en défendent à tous les instants, affichant constamment le contraire de leurs objectifs réels… Et pratiquant rigoureusement la politique la plus dégueulasse enrobée de sourires mielleux.

MS

Deuxième échec d’une tentative d’occupation d’un bâtiment pour les roms de Montreuil

In Uncategorized on octobre 16, 2010 at 16:19

Vendredi a eu lieu une nouvelle tentative d’occupation d’un bâtiment pour mettre à l’abri la trentaine de roms qui sont à la rue depuis deux semaines maintenant, avec leurs bébés et leurs enfants. La Mairie a de nouveau fait intervenir vigiles et police pour empêcher l’occupation d’un pavillon 16 rue Pierre de Montreuil. Ce pavillon appartenant à la Mairie serait libre pour deux ans, et les roms se disaient prêts à payer un loyer de 600 euros. Au résultat, ils sont toujours à la rue, aux pieds du superbe Palais des Congrès. À l’instant se tient la grande manifestation syndicale, qui passe devant un rassemblement, place de la Bastille, contre « la politique du pilori » – ainsi qu’on appelle la chasse aux roms. M.S.

16 rue Pierre-de-Montreuil, aujourd’hui à 17 heures, des Rroms à la rue depuis deux semaines et quelques soutiens se sont fait expulser de manière brutale par des vigiles privés sous la direction musclée et de Messieurs Hochard et Micat du « service de la tranquillité publique » de la mairie de Montreuil. Une femme a été traînée par les cheveux en dehors du lieu. Une personne parvint à se réfugier sur le toit, encerclée d’abord par les vigiles, puis par quelques policiers. Une quarantaine de personnes, dont les familles expulsées, sont restées rassemblées devant la maison le temps qu’il était sur le toit.

Une délégation était reçue à 16 heures à la mairie pour négocier un accord sur cette maison qui lui appartient et pour laquelle elle n’a aucun projet défini.

Suite aux expulsions très médiatiques de Rroms à Montreuil cet été, la mairie appelait à la RESISTANCE contre une campagne xénophobe. Néanmoins, des familles Rroms dorment toujours sur le trottoir. Ce ne sont pourtant pas les bâtiments vides qui manquent, dont beaucoup appartiennent à la mairie. C’est ce qu’avaient déjà démontré la semaine dernière ces familles et leurs soutiens en démurant l’entrée d’un immeuble vide depuis 7 ans appartenant à la mairie. Les policiers embarquèrent alors 5 personnes dont deux Rroms mineurs, qui toutes passeront la nuit en GAV, avec à la sortie une plainte de la mairie pour dégradations.

Aujourd’hui, la mairie de Montreuil se retrouve encore une fois face à ses contradictions, puisqu’elle affirme soutenir les Rroms mais ne pas avoir de lieu, tout en refusant qu’ils s’installent même quand ils trouvent un refuge lui appartenant. Après avoir écouté les demandes de la délégation, elle a envoyé ses vigiles déloger violemment les occupants en guise de réponse, les renvoyant sur le trottoir.

LES RROMS RESTENT À LA RUE ET LES MAISONS VIDES

OCCUPATION !

 

[Source : Indymedia Paris]