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NANTERRE – GENNEVILLIERS : Deux camps de nomades en sursis

In Uncategorized on octobre 1, 2010 at 18:55
Après les Roms, les gens du voyage. Deux campements, à Nanterre et à Gennevilliers, feront bientôt l’objet d’une évacuation, rapporte Le Parisien.

Cet été, à la suite des injonctions du président de la République, les Roms établis dans les Hauts-de-Seine ont dû déserter leurs quatre campements situés à Nanterre, Gennevilliers et Châtenay-Malabry. En moins d’un mois et demi, la préfecture des Hauts-de-Seine a recensé ces populations, les avertissant que leur camp serait évacué quelques jours plus tard.

Et les bulldozers ont mis à terre les abris de fortune. Parmi les 146 occupants de ces quatre bidonvilles, 28 ont été reconduits dans leur pays d’origine ; les autres se sont évaporés dans la nature.

Depuis, ce sont les campements des gens du voyage qui sont dans le collimateur des services de l’État. Lesquels ont recensé trois sites à évacuer : deux à Nanterre, un à Gennevilliers. À Gennevilliers, une petite dizaine de nomades se sont installés sur un terrain appartenant à RFF (Réseau ferré de France). Ce propriétaire a engagé une procédure judiciaire au début du mois d’août, pour récupérer la jouissance de son terrain. Mais cette procédure n’est pas encore arrivée à son terme. « L’État ne peut pas accorder le concours de la force publique si une décision judiciaire n’a pas été rendue », précise-t-on à la préfecture. Les deux autres campements visés par les services de l’État sont situés à Nanterre.

Le premier, situé avenue de la République, occupe un terrain de l’Epasa (Etablissement public d’aménagement Seine-Arche). En ce qui le concerne, une décision d’expulsion a déjà été rendue par le TGI de Nanterre. Une vingtaine de personnes au total sont concernées. La préfecture n’a pas encore fait procéder à leur évacuation, car « deux familles sont actuellement accompagnées dans leur installation dans un logement ». Les occupants du dernier site, avenue Lavoisier, peuvent couler des jours tranquilles. Ils ont jeté leur dévolu sur un terrain appartenant à la municipalité communiste, qui ne souhaite pas engager de procédure à leur encontre. « Ces personnes sont sédentarisées depuis plusieurs années, leurs enfants sont scolarisés, fait-on savoir à la mairie. Il n’y a pas de demande d’expulsion de la ville. »

[Source : Le parisien]

Et, pour mémoire, ci-dessous l’article précédent du Parisien, daté du 10 septembre,  sur les camps des Hauts de Seine :



Les camps roms ont tous été démantelés

Cet été, les quatre camps roms encore recensés dans le département ont été évacués. Sur leurs 146 occupants, 28 ont été reconduits dans leur pays d’origine. Les autres sont dans la nature.

Répondant illico aux injonctions du président de la République, le préfet des Hauts-de-Seine, Patrick Strzoda, a fait évacuer tous les camps roms du département au cours de l’été. En moins d’un mois et demi, les quatre campements encore recensés dans les Hauts-de-Seine ont été démantelés. « Avec l’assentiment, voire à la demande pour certains, des maires des communes concernées », précise un haut fonctionnaire de la préfecture.

Ces quatre bidonvilles étaient implantés à Asnières, Gennevilliers, Nanterre et Châtenay-Malabry. Des villes administrées par des élus de gauche, sauf pour Châtenay-Malabry dont Georges Siffredi est le maire UMP. D’ailleurs, Yves Doucet, membre du collectif des droits de l’homme Romeurope, qui a soutenu les Roms ayant occupé la colline Rodin à Meudon en 2008, déplore l’indifférence des élus locaux. « Qu’ont-ils fait ? Ils ont fermé les yeux et donné la main à la préfecture des Hauts-de-Seine pour agir. »

Des familles se sont réinstallées à Châtenay

« Fin juillet, quand le gouvernement a décidé de faire évacuer les camps roms, il a assigné un objectif de 50% dans les trois mois », rappelle-t-on à la préfecture. Pour répondre aux exigences ministérielles dictées par Nicolas Sarkozy, les autorités départementales devaient donc supprimer deux des quatre zones d’habitations sauvages. Le département fait donc figure de très bon élève : les 146 personnes recensées dans ces bidonvilles ont toutes quitté les lieux. Si leurs cabanes ont disparu avec elles à Châtenay-Malabry, dès la fin juillet, certaines familles se sont d’ores et déjà réinstallées discrètement un peu plus loin. Cette fois, sous des tentes.

Concrètement, pour mener à bien sa mission, la préfecture a dépêché la police dans les bidonvilles pour relever l’identité de tous les occupants des camps, situés pour la plupart en bordure d’autoroute ou le long des bretelles d’accès. Tout en les informant que le camp serait évacué huit à dix jours plus tard. Mais les personnes, étant sous le coup d’une interdiction du territoire, ont été aussitôt interpellées et conduites au centre de rétention administrative avant d’être escortées jusqu’à l’aéroport. Huit d’entre elles ont ainsi pris l’avion. En situation irrégulière parce qu’elles étaient en France sans disposer d’un visa valide, 25 de ces 146 personnes se sont vu délivrer une « obligation de quitter le territoire français » (OQTF). Elles ont alors un mois pour quitter la France.

Mais c’est seulement si elles sont contrôlées au-delà de ces quatre semaines qu’elles seraient raccompagnées, elles aussi, à l’aéroport. Vingt personnes ont choisi la formule « départ volontaire » avec le pécule de 300 € fourni par l’État. Les autres, soit plus de 90 personnes, sont dans la nature… dans un autre camp d’Ile-de-France ou à la recherche d’un nouvel abri. « Lors de la première visite, nous avions pris l’engagement d’héberger les personnes malades, âgées, et les couples avec enfants en bas âge pour une nuit dans une chambre d’hôtel, précise encore la préfecture. C’est ce qui a été fait pour quatre personnes. »

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