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Pantin: Un terrain rasé à l’aube.

In Uncategorized on octobre 5, 2010 at 15:24

Entre 300 et450 personnes, occupants le terrain Denis Papin depuis une dizaine de mois, se sont vues ce matin expulsées au bulldozer de leurs habitations.

A l’aube, la police et les machines ont fait leur sale boulot, détruisant les habitations de nombreuses familles. Ce matin il n’y plus rien, plus personne.

La mairie « socialiste verte » de Pantin avait dernièrement annulé le rendez-vous prévu avec les familles, sans donner ni raison ni nouvelle date de rendez-vous. Et pour cause, elle devait bien savoir ce qui se préparait : la chasse, il n’y pas d’autre mots.

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Ce matin, à l’aube, des cars de CRS sont venus expulser les habitants du terrain Denis Papin que ceux-ci occupaient depuis quelques mois. Les bulldozers ont fait le reste du travail en démolissant ce village-bidonville où les familles avaient pourtant organisée leur vie malgré l’extrême précarité. Ce terrain appartenant à RFF -réseau ferré de France- avait fait l’objet d’un jugement (à la demande de RFF) se prononçant favorablement à l’expulsion en juin.

Des tentatives de dialogue avec l’équipe municipale socialiste-verte pour qu’elle intervienne auprès de RFF et de la préfecture se sont avérés vaines. Pire encore, un rendez-vous avait été obtenu jeudi dernier pour des discussions avec des délégués du terrain et le collectif de soutien qui a été unilatéralement annulé par la Mairie, sans doute dans l’attente et l’espoir, confirmé aujourd’hui, que l’expulsion ait lieu.

Ceci n’a pas empêché la Mairie de faire ces derniers temps des déclarations publiques vertueuses et de proclamer avec des accents larmoyants son « indignation » face à la rhétorique fasciste du gouvernement. Ou de faire l’apologie des « villages d’insertion », où l’on sélectionne quelques familles méritoires et soumises pour le long chemin de l’insertion. Et pourtant, tout le monde sait que ces villages d’insertion, la plupart du temps surveillés, où les familles font l’objet d’un contrôle social strict, ce sont des camps de semi-internement.

La réalité est que la Mairie de Pantin n’a jamais voulu répondre à la demande de se prononcer publiquement contre l’expulsion des plus de 250 adultes et enfants de ce terrain, préférant jouer le jeu de la police et des bulldozers.

Aujourd’hui les familles se sont éparpillées dans d’autres terrains. Nous ne savons pas si certaines ont été expulsées du territoire français. Parions que ce serait encore le souhait de la Mairie socialiste-verte pour se débarrasser des ces habitants trop encombrants pour leurs projets d’écoquartiers (c’est le projet qui est prévu à la place du terrain Denis Papin expulsés ce matin) et installations d’entreprises de prestige comme la BNP dans les Moulins de Pantin.

Mais on peut parier aussi que les Rroms ne vont pas s’évanouir pour le bon plaisir de la Mairie de Pantin et du gouvernement et qu’ils vont revenir à Pantin.

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