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Pour les roms de Montreuil rassemblement urgent 172 bd Théophile Sueur

In Uncategorized on octobre 15, 2010 at 18:39

À l’heure qu’il est, ce vendredi 15 octobre, 18h30, la police occupe la maison, et quelqu’un a réussi à rester sur le toit de la maison, bloquant la situation, police ne pouvant le sortir sans le GIGN… Que tous ceux qui le peuvent se rendent sur place, non loin du lycée Jean Jaurés, à la hauteur du 172, bd Théophile Sueur. Pour occuper quelque bâtiment que ce soit. Ils ne peuvent plus rester à la rue ! Soyons nombreux, et imposons l’hébergement d’urgence obligatoire.

Aujourd’hui, en marge de la manifestation, les roms à la rue depuis dix jours ont tenté d’occuper un nouveau bâtiment. La police municipale est arrivée, et les représentants de la Mairie nous disent : « Vous vous foutez de notre gueule… »

Qui se moque de qui à Montreuil ? Trois bébés, une demi-douzaine d’enfants et leurs familles sont à la rue, sous la pluie et dans le froid maintenant. Il faut leur trouver un abri. Et la Mairie ne sait qu’envoyer les flics et les chasser, parfaitement en phase avec le Préfet Lambert et la politique de la haine impulsée par le gouvernement et la présidence.

De qui se moque la Mairie de Montreuil ? De ses électeurs ? Des roms ? Des bébés à la rue ? Ou de l’humanité entière ?

La sale blague a assez duré. Il faut que ces gens puissent se loger.

Collectif contre la xénophobie

 

 

 

 

 

 

Rassemblements à Montreuil vendredi

In Uncategorized on octobre 15, 2010 at 13:19

Lors d’une manifestation cette semaine, les lycéens de Montreuil se solidarisaient des roms, s’interposant entre ceux-ci et la police. Le lendemain la police tirait au flash-ball à la tête d’un lycéen, « légèrement blessé », selon la Préfecture.

« Il souffre de fractures de la pommette, du nez et de l’orbite oculaire avec un décollement de la rétine. Initialement évacué à l’hôpital André-Grégoire de Montreuil, il a été transféré dans un hôpital parisien où il sera opéré vendredi matin », selon les informations recueillies par rue 89.

Rappelons que dans le même mouvement, les effectifs de police pléthoriques déployés sur la commune ont procédé à l’expulsion de deux squats, dont celui de la Demi-Lune.

Dans un film pris sur le vif (rue89), on voit un lycéen recevoir un tir de flash-ball. Quelques instants avant, on peut entendre des jeunes dire : « C’est l’Afghanistan ! »  Ce sont en effet des opérations guerrières que la police entreprend sous les ordres du Préfet Lambert. « Blessure légère » a-t-il osé dire ! Celui-ci devrait être aussitôt démis de ses fonctions. Le ministre de l’Intérieur, tout comme le premier ministre et président de la République, sous les ordres desquels il agit, doivent partir de même. Un État qui livre la guerre à la population n’a aucune légitimité. Il doit se démettre.

Rassemblement vendredi 11h, devant la mairie de Montreuil, en soutien au lycéen blessé.

Suivi d’un rassemblement à 14h devant la mairie en soutien aux familles rroms :

« Montreuil vendredi 15 octobre à 14h devant la mairie. Solidarité avec les roms. Rassemblement pour soutenir des familles roms, toujours sans logement depuis deux semaines que leur expulsion a eu lieu. Suite aux expulsions très médiatiques de roms à Montreuil cet été, la mairie appelait à la RESISTANCE contre une campagne xénophobe. Caméras parties ?
Les familles roms dorment toujours sur le trottoir. Ce ne sont pourtant pas les bâtiments vides qui manquent, dont beaucoup appartiennent à la mairie. C’est ce qu’entendaient démontrer la semaine dernière des soutiens en en ouvrant un. Les flics embarquèrent alors 5 personnes dont deux roms mineurs, qui toutes passeront la nuit en GAV, avec à la sortie une plainte
de la mairie pour dégradations.

Impossible de rester indifférents à cette situation. Le plus important n’est pas de démasquer les usurpateurs qui nous servent d’élus, mais de mettre à disposition de ces familles un toit. L’hiver approche sensiblement. Rassemblons nous ce Vendredi 15 octobre à 14h devant la mairie de Montreuil, le plus nombreux possible. »

Roms à Montreuil : pour une politique municipale anti-raciste conséquente

In Uncategorized on octobre 12, 2010 at 17:32

On lit enfin, aujourd’hui dans Métro  [voir sur ce blog], un article sur la situation des roms à la rue depuis huit jours sur un trottoir de Montreuil.  Le journaliste, faisant bien son métier, aura interrogé un représentant de la Mairie sur l’intervention policière, intervenue avec l’accord de la Mairie, empêchant l’occupation d’un bâtiment à l’abandon depuis plus de huit ans pour abriter ces roms à la rue :

« Une évacuation “par sécurité”, assure la Ville, car ce bâtiment était « insalubre ». Le conseiller municipal écologiste délégué aux populations migrantes, Claude Reznik, ne cache pas sa colère. “Ces militants instrumentalisent la situation et veulent nous faire passer pour les ennemis des Roms. Mais ces derniers se déplacent au rythme des expulsions par la préfecture. Nous en prenons déjà en charge 350 depuis 1 an et demi. Montreuil ne peut plus assumer seule cette situation”. »

Claude Reznik serait « en colère » ?

Mais peut-il expliquer pourquoi il a porté plainte, au nom de la Mairie, au commissariat de Montreuil, à une heure du matin, contre les personnes qui avaient tenté de démurer cet immeuble, provoquant leur maintien en garde à vue cette nuit-là et leur convocation le 15 novembre au Tribunal de Bobigny ?

Montreuil ne pourrait plus assumer les roms qui sont sur son territoire depuis quatre siècles ?

350 sont « pris en charge », nous dit-il. C’est bien – même s’il resterait à voir dans quelles conditions, et si le village d’insertion MOUS se distingue d’un camp de semi-d’internement, ainsi qu’il a été décrit.

Mais au-delà de ces bienheureux 350, que se passe-t-il ? Que se passe-t-il pour les 26 qui sont à la rue depuis une semaine, avec leurs bébés, leurs enfants et leurs vieux ? Et que se passe-t-il pour les 36 qui sont ballottés depuis un an comme eux, depuis l’expulsion de ces deux groupes du terrain qu’ils occupaient devant l’entrée du Palais des Congrès ?

Rappelons que cette soixantaine de roms ont alors été expulsés à la demande de la Mairie, pour « désinfecter » le terrain, lors du prestigieux salon du livre pour la jeunesse, en novembre dernier.

Pour les premiers 36, qui se sont trouvés à la rue lorsque Sarkozy est sorti du bois en juillet, la Mairie prétend rechercher depuis des solutions, sous la forme d’hébergements de quinze jours en quinze jours à la charge d’associations sollicitées par la Mairie.

Et les 26, qui sont sur le trottoir derrière le Palais des Congrès ?

La chasse aux roms est indigne, la politique des quotas aussi.

Le Collectif contre la xénophobie ne fait que chercher une solution, et n’instrumentalise rien ni personne. Si la Mairie pouvait entendre qu’il ne lui est demandé de « prendre en charge » personne, mais simplement de laisser vivre sur le territoire de la commune des roms qui l’habitent depuis des années maintenant. Les responsables de la majorité municipale, tel Reznik, y gagneraient certainement à ne pas se salir en s’associant quotidiennement aux interventions scandaleuses de la police nationale, sous les ordres du Préfet Lambert, lâché sur le 93 par Sarkozy.

Un mot sur la justification rétrospective de l’intervention contre l’occupation de cet immeuble : celui-ci serait « insalubre ». Il faudrait pouvoir le visiter pour en juger – et c’est précisément ce que la police a empêché avec la bénédiction de Claude Reznik. De l’extérieur, il était probable en tout cas qu’un tel bâtiment soit largement plus « salubre » pour la santé des bébés que d’être exposés à la pluie sur le seul trottoir de la ville où on a daigné les tolérer – drôle de crèche.

Même le grand square de la République, plus spacieux, avec le bénéfice de toilettes publiques, aurait été plus « salubre ». De ce jardin municipal aussi, Reznik et son collègue Saunier, représentants la mairie de Dominique Voynet, ont laissé faire l’expulsion, à une heure du matin, ordonnée par le Préfet Lambert avec interdiction d’occuper tout autre square ou trottoir de la ville.

Et s’ils sortaient de Montreuil, où iraient-ils ? Les fonctionnaires chargés de la « sécurité » nous ont expliqué eux-mêmes comment le Préfet Lambert rappelle tous les quarts d’heure sur les ondes des patrouilles policières son objectif de « ne plus voir un rom en Seine-saint-Denis ».

Qu’est-ce qu’il veut, Lambert ? Ouvrir des chambres à gaz en Seine-et-Marne ?! Et qu’il nous poursuive en diffamation ! Peut-être aura-t-on l’honneur alors qu’il nous explique, pour sa défense, quel type de « solution » il préconise lorsqu’il ordonne l’expulsion de tous les roms du département où il y en a le plus, et depuis si longtemps que cela semble échapper à l’imaginaire de Lambert comme de Reznik, Saunier ou Voynet.

Dans une telle situation personne n’instrumentalise personne. Il faut d’urgence trouver des solutions pour s’opposer à la politique sans nom de l’État raciste. Et qu’une majorité élue à Montreuil pour son engagement anti-raciste cesse de réchigner à faire ce qu’on lui demande : une politique municipale anti-raciste conséquente.

pour le Collectif contre la xénophobie

Michel Sitbon


A Montreuil, les Roms restent à la rue/ article

In Revue de presse on octobre 12, 2010 at 12:36

Une trentaine de personnes sont livrées à elles-mêmes dans le centre-ville. La municipalité affirme ne plus pouvoir assumer seule leur accueil.

Les Roms campent depuis huit jours dans une rue du centre de Montreuil.

Les Roms campent depuis huit jours dans une rue du centre de Montreuil.

Photo : Vincent Michelon/metro

Ni squat insalubre ni terrain abandonné, mais un simple trottoir pour dormir. Depuis une semaine, une trentaine de Roms, plusieurs familles avec des enfants en bas âge, campent à même la rue, dans le centre-ville de Montreuil (Seine-Saint-Denis), à deux pas du métro Robespierre. Ces personnes ont été chassées le 5 octobre d’une propriété privée qu’elle squattaient.

“Nous vivons ici depuis trois ans, assure une mère de trois enfants. Durant deux ans, nous avons pu rester sur place. Maintenant, la mairie ne veut plus de nous”. Les Roms ont reçu le soutien sporadique de militants montreuillois, qui ont tenté le 7 octobre d’accéder à un bâtiment municipal abandonné pour leur permettre de s’héberger. Bilan : “Trois personnes ont été interpellées, ainsi que deux mineurs Roms, explique May, une habitante venue les soutenir. La police est intervenue et la municipalité a porté plainte”.

Une évacuation “par sécurité”, assure la Ville, car ce bâtiment était « insalubre ». Le conseiller municipal écologiste délégué aux populations migrantes, Claude Reznik, ne cache pas sa colère. “Ces militants instrumentalisent la situation et veulent nous faire passer pour les ennemis des Roms. Mais ces derniers se déplacent au rythme des expulsions par la préfecture. Nous en prenons déjà en charge 350 depuis 1 an et demi. Montreuil ne peut plus assumer seule cette situation”.

L’association La Voix des Roms a indiqué lundi qu’elle recherchait des terrains pour accueillir ces familles. “La maire de Montreuil, Dominique Voynet, avait appelé à la ‘résistance’ contre la politique du gouvernement, rappelle Saimir Mile, porte-parole de l’association. Nous lui demandons juste de faire de la résistance passive, et de ne pas envoyer la police quand nous nous installons sur un terrain”.

Source: Vincent Michelon. Metro.

La honte de Montreuil

In Uncategorized on octobre 8, 2010 at 18:37

Depuis quatre jours, à Montreuil, on a honte. Honte de laisser chaque soir une trentaine de personnes sur le trottoir, sous la pluie les deux premiers jours (fine, mais constante…) Trois bébés, une demi-douzaine d’enfants, hommes et femmes de tous âges. Protégés par de minces couvertures de cellophane, n’ayant pas trouvé d’autre abri pour la nuit. Les enfants tombaient de sommeil. Et tout le monde était épuisé. Mais il fallait trouver un abri. Des bâtiments vides à Montreuil, il y en a des centaines (la mairie en a recensé 400).

Un repérage rapide permettait d’en identifier deux ou trois. Des maisons très voyantes et splendides, ou plus discrètes et miteuses. Mais était-ce opportun d’occuper sans préparation au risque de se faire expulser aussitôt ? Ce sera le débat pendant deux jours. Au troisième jour, la tension devenait insupportable sur le campement. Un jeune a « pété les plombs », bagarre, cris. Un quart d’heure plus tard, la police arrive, prévenue par des voisins. Mais les roms avaient déjà plié bagage, et le jeune homme surexcité s’était un peu apaisé et avait décidé de lui-même de s’éloigner du groupe (et dormir cette nuit-là au bord de l’autoroute).

La police venait pour s’assurer qu’il n’y ait pas de blessé. Le chef de patrouille nous rassure : il n’est pas venu pour embarquer qui que ce soit. Il connait bien le problème. Depuis un an, il suit ces roms à la trace, et se désespère qu’on ne puisse trouver de solution. Il témoigne d’avoir tenté d’en trouver lui-même, en proposant au groupe de s’installer au bord d’un terrain de football isolé, où ça ne pouvait gêner grand monde. Le lendemain, la mairie demandait l’expulsion du terrain,  nous dit-il…

La police nationale nous explique alors que la seule chose à éviter, c’est d’occuper les terrains immédiatement mitoyens du campement rue Etienne Marcel, aux bords de magnifique Palais des Congrès. Et que sinon, ils n’expulseraient pas ces roms de tout lieu sans affectation qu’ils pourraient occuper, à moins d’avoir une décision de justice qui l’ordonne.

Une heure après, la police était partie, et les familles s’étaient déplacées dans le square (ouvert), au milieu de la place de la République (bordée des somptueux magasins Robinson), éparpillés parmi les arbres, à l’ombre, silencieusement. C’était mieux que sur le trottoir, mais les frondaisons ne faisaient pas un toit.

Pendant ce temps, nous sommes allés à quelques uns pour démurer un immeuble repéré par les roms à quelques rues de là, dans un environnement de bureaux, où l’on pouvait espérer casser un mur sans trop ameuter de riverains. Sans avoir à commettre d’effraction, nous sommes entrés par un trou, au-dessus de la boîte-aux-lettres, pour démurer, de l’intérieur, une fenêtre sur rue, la porte étant blindée.

Un quart d’heure plus tard la police arrivait, alors qu’on avait déjà démuré la moitié de la fenêtre. On leur explique alors qu’on ouvre cette maison pour abriter les trente personnes à la rue depuis trois jours. Ils demandent des instructions à leur QG. Une amie passant par là se propose d’appeler la Mairie, et signale à la police que la Mairie a recommandé d’occuper des espaces vacants pour héberger les roms à la rue, pour lesquelles elle dit ne rien pouvoir faire.

Les policiers nous expliquent que sur « les ondes » de leur système de communication interne, la Préfecture rappelle « tous les quart d’heure », son objectif : « pas un rom en Seine-Saint-Denis ».

La Préfecture et la Mairie sont alertées. Notre arrestation au commissariat est décidée dans l’attente de l’avis de la Mairie. Une heure plus tard, au commissariat, un adjoint au maire se présentait pour porter plainte contre nous pour « dégradations » d’un immeuble appartenant à la Mairie. Du coup, nous devions être gardés-à-vue jusqu’au lendemain matin, pour recueillir nos dépositions.

Peu après, une opération de police procédait à l’expulsion des roms installés square de la République, sous l’œil de deux « responsables » de la Mairie qui s’avouaient « irresponsables ». Pendant ce temps, le chef de l’opération hurlait au téléphone, qu’il voulait qu’on réveille le Préfet Lambert s’il le fallait, car il n’agirait pas sans un ordre direct émanant de sa personne. Cet ordre ne tarda pas à intervenir : les roms étaient chassés avec instruction de n’occuper aucun jardin public, ni même les trottoirs de la ville. Ils sont alors retournés sur « leur » trottoir, rue Etienne Marcel.

À 13 heures aujourd’hui, après avoir été entendus, nous étions libérés, sous les cris d’une cinquantaine de manifestants, dont les familles qui attendaient la libérations des deux jeunes qui avaient été arrêtés avec nous et ne seront libérés qu’après nous, après qu’on ait crié un moment.

Étaient présents des journalistes de la télé suisse et belge, qui s’étonnaient de l’absence des média français, et même de l’AFP.

Aujourd’hui, les familles sont revenues au bord du trottoir, éreintées. Sous le soleil. Pour combien de temps encore ?

Le 8 octobre 2010.

URGENT: rassemblement devant le commissariat de montreui à 12heures

In Uncategorized on octobre 8, 2010 at 05:25

Hier soir cinq personnes ( dont deux jeunes rroms) ont été arrêté et sont actuellment en garde à vue au commissariat de Montreuil.

Ils tentaient d’ouvrir une maison afin que les familles à la rue depuis trois jours aient un abris.

Les autres se sont fait chasser par la police en gardn renfort alors qu’ils étaient dans le square de la république. deux élus de montreuil : m. saunier . reznick se sont déplacés et ont annoncés lorsqu’on leur demandait où aller maintenant, qu « ce n’était pas de leur responsabilité » .

A MIDI RASSEMBLEMENT DEVANT LE COMMISSARIAT DE MONTREUIL;

venons nombreux SOUTENIR LES ARRETES ET LES FAMILLES RROMS 0 LA RUE

Des familles sur les trottoirs de Montreuil

In Uncategorized on octobre 6, 2010 at 17:00

Hier matin, mardi 5 octobre 2010, 26 nouvelles  personnes – femmes, enfants en bas-âge- jeunes et vieux- se retrouvaient sur les trottoirs de Montreuil, sans aucun abris.

Ils résidaient dans un lieu jusque là inoccupé. Mais hier matin le propriétaire des lieux est arrivé pour faire des travaux.

Les familles sont parties avec leur balluchons et n’ont trouvées d’autres solutions que d’aller devant le terrain rue de Paris, là d’où elles avaient été chassées lors du salon du livre en novembre dernier. Elles occupaient ce terrain avec d’autres familles qui sont également jusqu’à aujourd’hui sans solutions et qui ont été installées à La Parole Errante de manière provisoire par la mairie de Montreuil.

Les nouvelles personnes ont dormis dehors cette nuit et cherchent un abris.

Il ne manque pas d’habitations ou de terrain sans affectations à Montreuil, les enfants sont scolarisés dans cette municipalité.

Il faut d’urgence ouvrir des lieux. La mairie fait la sourde oreille,

Ce soir, mercredi6 octobre rendez-vous devant la mairie de Montreuil à partir de 18 heures.

Pantin: Un terrain rasé à l’aube.

In Uncategorized on octobre 5, 2010 at 15:24

Entre 300 et450 personnes, occupants le terrain Denis Papin depuis une dizaine de mois, se sont vues ce matin expulsées au bulldozer de leurs habitations.

A l’aube, la police et les machines ont fait leur sale boulot, détruisant les habitations de nombreuses familles. Ce matin il n’y plus rien, plus personne.

La mairie « socialiste verte » de Pantin avait dernièrement annulé le rendez-vous prévu avec les familles, sans donner ni raison ni nouvelle date de rendez-vous. Et pour cause, elle devait bien savoir ce qui se préparait : la chasse, il n’y pas d’autre mots.

…………………………………………………..

Ce matin, à l’aube, des cars de CRS sont venus expulser les habitants du terrain Denis Papin que ceux-ci occupaient depuis quelques mois. Les bulldozers ont fait le reste du travail en démolissant ce village-bidonville où les familles avaient pourtant organisée leur vie malgré l’extrême précarité. Ce terrain appartenant à RFF -réseau ferré de France- avait fait l’objet d’un jugement (à la demande de RFF) se prononçant favorablement à l’expulsion en juin.

Des tentatives de dialogue avec l’équipe municipale socialiste-verte pour qu’elle intervienne auprès de RFF et de la préfecture se sont avérés vaines. Pire encore, un rendez-vous avait été obtenu jeudi dernier pour des discussions avec des délégués du terrain et le collectif de soutien qui a été unilatéralement annulé par la Mairie, sans doute dans l’attente et l’espoir, confirmé aujourd’hui, que l’expulsion ait lieu.

Ceci n’a pas empêché la Mairie de faire ces derniers temps des déclarations publiques vertueuses et de proclamer avec des accents larmoyants son « indignation » face à la rhétorique fasciste du gouvernement. Ou de faire l’apologie des « villages d’insertion », où l’on sélectionne quelques familles méritoires et soumises pour le long chemin de l’insertion. Et pourtant, tout le monde sait que ces villages d’insertion, la plupart du temps surveillés, où les familles font l’objet d’un contrôle social strict, ce sont des camps de semi-internement.

La réalité est que la Mairie de Pantin n’a jamais voulu répondre à la demande de se prononcer publiquement contre l’expulsion des plus de 250 adultes et enfants de ce terrain, préférant jouer le jeu de la police et des bulldozers.

Aujourd’hui les familles se sont éparpillées dans d’autres terrains. Nous ne savons pas si certaines ont été expulsées du territoire français. Parions que ce serait encore le souhait de la Mairie socialiste-verte pour se débarrasser des ces habitants trop encombrants pour leurs projets d’écoquartiers (c’est le projet qui est prévu à la place du terrain Denis Papin expulsés ce matin) et installations d’entreprises de prestige comme la BNP dans les Moulins de Pantin.

Mais on peut parier aussi que les Rroms ne vont pas s’évanouir pour le bon plaisir de la Mairie de Pantin et du gouvernement et qu’ils vont revenir à Pantin.

Ce soir, mardi 5 octobre réunion et demain mercredi 6 rassemblement à Montreuil/

In Uncategorized on octobre 5, 2010 at 14:56

Ce soir, mardi 5 octobre, réunion à la Parole errante à 18 heures 30 afin de préparer le rassemblement de mercredi 6 octobre devant la mairie de Montreuil prévu entre 18 heures et 20 heures afin de faire pression sur la mairie pour qu’elle propose une solution aux 36 personnes rroms qui sont encore à la parole errante et qui n’ont d’autre solution que d’y restée aujourd’hui. La chaîne de « solidarité » initiative de la mairie de Montreuil afin de se décharger de tout engagement auprès des 36, n’aura pas tenue longtemps, comme on pouvait le penser.

Ci-dessous: L’APPEL DE MONTREUIL:

FRANCE-MONTREUIL.

RASSEMBLEMENT ce mercredi 6 octobre 2010 en Soutien aux Rroms et aux habitants de Montreuil trahis par la mairie de gauche R.V à partir de 18 heures devant la marie, tout à côté de la sortie du métro mairie de Montreuil.

Malgré les belles déclarations de la gauche et des Verts pour dénoncer lespolitiques racistes du gouvernement, la mairie de Montreuil de Voynet continue de traîner les pieds. Elle assure à l’oral de sa certitude que ces familles ne seront pas à la rue. Elle affirme trouver des solutions : apporter une suite à la chaîne d’accueil par des associations aux familles expulsées de terrains et de deux squatts et fait patienter les gens…

MAIS, insiste sur l’impossibilité à une ouverture locative de lieux, de ses lieux de logements… et déclare ne rien savoir des biens immobiliers vacants appartenant à la municipalité (terrains inoccupés compris). Elle parle d’une confusion institutionnelle impossible à gérer par les élus, la maire et les fonctionnaires municipaux !!!

La municipatlité refuse de s’engager par écrit sur une quelconque assurance de non expulsion et de solidarité en cas de squatt alors qu’elle assure à l’oral vouloir les protéger « des expulsions ».

Un élu ne vient pas à rendez-vous où il promettait de montrer des lieux « en déshérence » sur Montreuil : une maison et un terrain, et renvoie par ailleurs à la population mobilisée : « qu’elle devrait les accueillir chez eux, ou leur ouvrir un squatt  » . En cela la mairie ne prend pas compte de la volonté des familles rroms de louer un terrain et qui refusent de se mettre en illégalité en occupant sans l’accord du propriétaire un terrain ou une maison, et ne veulent pas  » prendre la place d’autres ».

La mairie cherche la division entre habitants de Montreuil, entre
familles appauvries et familles appauvries en prétextant le racisme des
populations de Montreuil !!! Elle prétend que ces même populations
seraient ulcérées de savoir ces famille à l’abri parce que d’autres sont
en situation de logement précaire et attendent !!!

Combien coutent un terrain à louer? Des logements sociaux comparés aux travaux inutiles, petit bourgeois, esthétiquement ridicules du marché de la croix de chavaux, où les dernières possibilités de parking gratuit se sont
envolés ?

Comment une mairie peut-elle prétendre ignorer le contenu de son parc immobilier municipal ?

Comment peut-elle envoyer pour gagner la guerre de l’usure trois de ses

élus ex-militants se ridiculiser par des mensonges, des rendez-vous ratés,

des promesses non tenues, des propositions faites pour les défaire et pour

que les gens se démobilisent ?

Comment peut-elle -peut-on- prétendre être dans la résistance et même la
désobéissance civile tout en ne voulant rien lâcher, rien risquer, rien
perdre, RIEN CHANGER !!!

Nous habitants, voisinEs, amiEs, RromNIs, immigréEs, exiléEs, françaisEs, étrangEres, occupons la place de la Mairie ce mercredi à partir de 18H pour nous rencontrer et pour décider ensemble des stratégies à poursuivre pour mettre en place, le logement de ces familles Rroms actuellement aceuillis à la Parole Errante, et ne voulant pas en partir avant qu’une possibilité acceptable existe pour protéger du froid, de la violence, de la police et de la dureté de la rue leurs enfants ( une dizaine) dont un bébé de un an et deux de deux ans.

Rencontrons nous régulièrement et portons pour nous et nos amiEs ce qu’est une parole qui est une parole, ce qu’est une motivation, une
détermination – un désir et une volonté de changement pour un monde plus juste et un combat concret contre les lois racistes et contre les lois du
marché qui rendent inaccessibles à beaucoup un lieu d’habitation.

Contre la chasse aux Roms, jeûne de solidarité avec Nancy Bernad

In Uncategorized on octobre 5, 2010 at 13:59

Depuis le 13 septembre, Nancy Bernad, 54 ans, est en grève de la faim contre la politique raciste du gouvernement français, ses lois et ses circulaires. Elle déclare :

« Les droits de l’homme et du citoyen sont bafoués, et ces lois signent l’arrêt de mort de la communauté. Or, je refuse d’être complice d’un système d’État raciste et xénophobe. »

Depuis le 27 septembre, Roland Denis, de Nevers, s’est associé à son mouvement. Il s’en explique :

« Je suis fier de ce qu’ont accompli mes parents en luttant contre les nazis, et jamais on ne me fera taire et je serai toujours présent pour défendre jusqu’au bout, s’il le faut, les droits des citoyens, et plus particulièrement en ce moment précis ceux de la communauté Rom qui vit au pays des droits de l’homme. »

De même que Roland Denis, Nancy Bernad se dit déterminée à poursuivre son combat « jusqu’au bout ».

Or, sa santé est d’ores est déjà en danger. Elle a été hospitalisée, au dix-septième jour de jeûne, et devrait l’être à nouveau dans les prochains jours. « Elle decline, n’a plus de forces, dans 48 heures elle repart à l’hôpital, ses reins ne fonctionnent plus bien », rapportent ses proches qui tentent de la persuader de cesser ce qu’elle a appelé, dès le premier jour, la « grève de la vie ».

Le mouvement de Nancy Bernad nous interpelle tous. Tous ceux qui, comme elle, refusent de se résigner à vivre dans un État xénophobe, raciste, plus que largement inspiré du précédent fasciste que rappelle Roland Denis.

Le silence assourdissant qui entoure cette émouvante et digne réaction citoyenne est un scandale de plus. Pour tenter de briser ce mur effroyable, le Collectif contre la xénophobie appelle à des jeûnes de solidarité – pour que Nancy Bernad puisse suspendre son mouvement avant que sa « grève de la vie » ne l’entraîne trop loin – et pour l’abrogation des lois et des circulaires racistes qui organisent la persécution des Roms en France.

Note technique : le jeûne de solidarité est un mouvement symbolique qui peut se matérialiser par des jeûnes d’un ou deux jours. Pour que cela serve à quelque chose, quiconque s’inscrirait dans cette chaîne de protestation solidaire est invité à en informer les autorités, à commencer par la Présidence de la République et le Premier ministre, l’AFP, la presse nationale et locale, les amis de Nancy Bernad, et le Collectif contre la xénophobie (contrelaxenophobie@gmail.com).

Tout un chacun est invité à relayer cet appel, que ce soit dans son entourage ou auprès de journalistes ou de personnalités susceptibles de donner un écho à cette action.