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Les Roms des murs à pêche embarqués à Montreuil. Le 25 novembre 2010.

In Uncategorized on novembre 27, 2010 at 16:06

Nous apprenons par mail que les Roms du camp de la rue de Rosny (à l’intérieur des murs à pêches) ont été  d’abord encerclés dans la matinée du 25 novembre par un nombre impressionnant de cars de police (7 à 8), puis embarqués :

« Les Roms ne sont pourtant pas violents, ils n’ont pas d’armes de guerre sur eux. Toute la matinée a passé à les faire grimper un à un dans les cars de police afin de leur délivrer des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), en attendant de les expulser.

La terre, toujours la terre, notre bonne vieille terre. Si encore on la cultivait ! »

Source: Une habitante de Montreuil.


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Revendications pour les gens du voyage

In Uncategorized on novembre 16, 2010 at 10:35

Après l’UFAT, l’ANGVC (l’association national des Gens du Voyage catholique) a rencontré le directeur de cabinet du président de la République.

Le 6 octobre, Frédéric Fremont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy a reçu, une délégation de l’association national des Gens du Voyage catholique (ANGVC). Totalement éclipsé, y compris dans la presse spécialisée pour les collectivités territoriales, par le dépôt de plainte contre le fichier ethnique MENS, cette rencontre a été l’occasion de déposer un catalogue de revendications urgentes, nécessaires, plus que largement fondées – en fait irréfutables. L’association demande notamment que les préfectures vérifient la légalité des documents d’urbanismes qui excluent les caravanes du territoire d’une commune et des règlements intérieur des aires d’accueil. Titres de circulation, droit au stationnement opposable…..

 

Texte intégral des propositions de l’ANGVC :

Il est remarquable qu’en dépit des textes fondateurs de la République notre communauté ne puisse jouir des droits et devoirs accordés aux citoyens français. L’égalité des citoyens inscrite dans la Constitution fonde la légitimité de notre appel aux autorités.

La Commission Nationale Consultative des Gens du Voyage mise en place, par sa structure et sa composition, ne constitue pas l’intermédiaire opérationnel susceptible d’obtenir la modification des aspects discriminatoires de notre statut.

Nous avons donc l’honneur de soumettre aux plus hautes instances de l’État les dispositions indispensables à la reconnaissance de notre statut de français.

 

NOS PROPOSITIONS :

• Abrogation des titres de circulation prévus par la loi n°69-3 du 3 janvier 1969 relative à l’exercice des activités ambulantes instituant notamment les mesures de contrôle et de visa périodique de leur détenteur et des mesures discriminantes en matières d’accès à l’exercice du droit de vote.

• Garantir l’accès de tous les citoyens pour la délivrance d’une carte d’identité ou d’un passeport et interdiction de toute mention discriminatoire directe ou indirecte sur tous les actes administratifs et les pièces d’identité notamment en matière de mention du domicile.

Reconnaître la caravane comme logement ouvrant l’accès aux droits afférents et aux devoirs réciproques en matière d’imposition locale.

• Lever les interdictions générales et absolues d’installation de caravanes ou d’un habitat mobile et éphémère inscrites dans les documents d’urbanisme des communes en exerçant le contrôle de légalité systématique de ces documents par les préfectures.

• Introduire un droit au stationnement opposable, garanti par le préfet, dans toute commune inscrite au schéma départemental d’accueil des gens du voyage qui s’opposerait au stationnement provisoire des gens du voyage alors qu’elle n’a pas rempli effectivement ses obligations légales. Garantir ce droit au stationnement opposable dans les autres communes, non inscrites au schéma, quelle que soit l’importance de leur population, pour une durée qui sera fixée par une convention et dont la durée ne pourra être inférieure à 48 heures, lorsque la commune ne peut désigner un terrain d’accueil même sommaire.

• Sanctionner les collectivités qui, 10 ans après la promulgation de la loi du 5 juillet 2000, n’ont pas rempli leurs obligations au regard du Schéma départemental.

• Exercer le contrôle de légalité systématique sur les dispositions abusives des règlements intérieurs, notamment en matière de documents à produire pour accéder aux équipements publics, adoptés par les collectivités territoriales qui assument la compétence relative à la création et la gestion des aires d’accueil.

• Modifier le code des assurances et du code du commerce afin de lever les discriminations exercées par les compagnies envers l’habitat mobile et éphémère et de proscrire tout refus de couvrir les garanties minimales obligatoires relatives à l’habitat et tout refus non motivé de non reconduction de contrat.

• Développer toute mesure positive qui assure une meilleure assiduité scolaire des enfants du primaire au collège, adapter les dispositifs d’apprentissage et de formation existant pour les jeunes au mode de vie itinérant, notamment en facilitant les transferts rapides de dossiers et le suivi pédagogique sans interruption d’un département à un autre.

• Instaurer un moratoire relatif aux sanctions appliquées de façon systématique à l’encontre des familles mises en défaut quant à la conformité de leurs obligations déclaratives. Durant cette période, les services de l’État, en partenariat avec le secteur associatif, devront lancer des initiatives concrètes destinées à une meilleure information et un accompagnement pédagogiques des publics visés.

• Développer toute initiative visant à reconnaître l’internement des familles nomades et des tsiganes en France en France entre 1939 et 1946 : recherche universitaire, insertion dans les manuels scolaires, classement des sites d’internement, commémorations et inauguration de monuments.

 

[Source : les dépêches tsiganes]

 

http://depechestsiganes.blogspot.com/

Manif facho contre un squat de demandeurs d’asile menacé d’expulsion à Nice

In Uncategorized on novembre 15, 2010 at 01:24

Manif d’identitaires niçois contre un squat de demandeurs d’asile
Depuis le 7 novembre, 115 demandeurs d’asile occupent un immeuble situé dans le centre-ville de Nice. Vendredi soir, sous l’œil des forces de l’ordre, les identitaires niçois sont venus manifester devant le bâtiment pour un face-à-face musclé avec les militants du droit d’asile.
Problématiques de l’asile, du logement, procédure administrative… La vie du squat de la rue Clémenceau pourrait ressembler à d’autres en France. Mais à Nice, la « jeunesse identitaire », structurée sous la bannière de « Nissa Rebela », son émanation politique locale, est très implantée. Elle a été à l’origine d’un face-à-face surréaliste vendredi soir, rue Clémenceau.

Fidèle à son militantisme forcené, Nissa Rebella a déposé cette semaine en préfecture une demande de manifestation en face de l’immeuble occupé, avant que le MRAP n’écrive à son tour au préfet pour demander, en vain, son interdiction.

« Non au kebab, oui à la socca »
Vendredi, peu avant la manifestation autorisée, femmes et enfants en demande d’asile ont donc quitté l’immeuble par précaution, abandonnant biberons et peluches colorées sur de vieilles tables en formica.

Puis, à l’heure dite, une trentaine d’activistes de Nissa Rebella sont arrivés avec fumigènes et drapeaux niçois, arborant une banderole noire sur laquelle était inscrit : « Dégagez-les ! ».

En face, les militants du collectif à l’origine de l’occupation avait accroché, au balcon de l’ancien appartement de fonction du directeur du CHU de Nice, un drap sur lequel était inscrit : « Ici vivent 17 familles et 50 enfants ».

Au total, une trentaine de jeunes identitaires se sont opposés à plus de 150 contre-manifestants. 70 d’entre eux étaient militants du PCF, du NPA, du PS, de RESF ou membres d’associations ; les autres, des demandeurs d’asile pour la plupart tchétchènes, ou de simples badauds ralliés à eux pour l’occasion.

Au traditionnel « Première, deuxième, troisième génération : nous sommes tous des enfants d’immigrés », les identitaires ont détourné la seconde partie du slogan par « nous sommes tous des mangeurs de cochons », amusant ainsi quelques policiers parmi la douzaine formant le cordon de sécurité entre les deux groupes de manifestants. Puis, l’appétit aidant, c’était aux formules « Non au kebab, oui à la socca » (spécialité niçoise) de répondre à « Couscous, paella, socca, même combat ». (Voir la vidéo)

Michel Abada, animateur local des enfants de Don Quichotte :

« En n’interdisant pas cette manifestation, ou du moins en ne la déplaçant pas un peu plus loin, la préfecture espérait sûrement pouvoir boucler l’immeuble pour trouble à l’ordre public. Heureusement, cela ne s’est pas mal terminé. »

Mais certains couteaux étant disséminés ça et là et à la teneur des invectives entre identitaires et tchétchènes, le résultat aurait pu être sanglant.

Après une heure de forte tension, la formation d’extrême droite a mis fin à sa manifestation peu avant 20 heures.

De l’extrême droite aux identitaires
A l’initiative de bon nombre des manifestations de Nissa Rebela, il y a son président, Philippe Vardon, 29 ans, dont quinze de militantisme à l’extrême droite. Candidat aux dernières municipales de Nice en 2008, il a réalisé le score de 3%, face à un Front national à 4%.

Celui qui est aussi membre du bureau exécutif du Bloc identitaire et qui se présente comme « petit commerçant », bien que diplômé de science politique, raconte :

« Dans la cité des Moulins où j’ai grandi, nous étions la seule famille gauloise de l’immeuble. Heureusement que j’ai pu faire du scoutisme pour découvrir d’autres valeurs, parce qu’aujourd’hui dans les cités, c’est le blanc qui doit s’assimiler. »

Xavier Garcia, porte-parole du Parti socialiste à Nice, a eu Philippe Vardon comme élève dans son DESS. Selon lui :

« Vardon passe pour un bourrin violent, mais il peut être assez fin, car il sait mêler son activisme, sa stratégie et ses convictions d’extrême droite. Comme le FN local est moribond, les identitaires occupent l’espace. A très court terme, sur les scrutins locaux, Nissa Rebella peut faire jeu égal avec le FN. »

Pour preuve, la cantonale partielle de septembre 2009. Lors de ce scrutin, Benoît Loeuillet, ancien militant nationaliste-révolutionnaire au sein de « Troisième voix » et gérant de la librairie d’extrême droite « Le Paillon », était le candidat identitaire « 100% niçois, 100% antiracaille ». Il a réalisé le score de 7,7%, soit quatre voix de moins que le FN.

« La préfecture est dans l’illégalité »
Côté squat, c’est Michel Abada, animateur local des enfants de Don Quichotte, qui a « ouvert » l’immeuble grâce à des clefs dont il garde l’origine secrète. Situé 1 rue Clémenceau, le bâtiment est la propriété du CHU de Nice. Michel Abada explique :

« Nous avons décidé d’occuper cet immeuble car la préfecture est dans l’illégalité. Elle n’applique pas les décisions du tribunal administratif. De nombreuses familles de demandeurs d’asile doivent être relogées conformément à la procédure, et elles ne le sont pas. »

L’élue locale la plus impliquée aux côtés de Michel Abada, la conseillère municipale PCF Emanuelle Gazoiello, ajoute :

« Cet immeuble salubre est vide depuis cinq ans. A Nice, il y a 1 300 demandeurs d’asile, mais la préfecture ne dispose que d’un budget d’hébergement pour 500 personnes. Ils font le choix onéreux des chambres meublées, alors qu’il suffirait de réquisitionner les immeubles vides. »

Alors que le CHU a porté plainte contre le squat, les communiqués de presse s’enchaînent : qu’ils soient favorables à l’initiative ou franchement hostiles, comme ceux du président du conseil général des Alpes-Maritimes Eric Ciotti ou du ministre de l’Industrie et maire de Nice Christian Estrosi. A « Dupond et Dupont », il faut également ajouter le préfet, Francis Lamy.

Une militante de RESF voit d’ailleurs dans l’ambiance régnant actuellement à la préfecture « des indices qui font redouter une expulsion pour ce week-end ».

Loin des cris et des slogans tapageurs, le père Bruno Dubouloz, responsable du collectif associatif Inter-Secours, conclut lentement :

« Quand il y a des familles et des enfants qui sont dehors, dans la rue, à l’approche de l’hiver, et qu’on les met à l’abri dans un immeuble vide, c’est pour moi la base de la dignité humaine. »

Mais autres valeurs, autres méthodes. Après une permanence politique et un bar associatif, Nissa Rebella inaugurera la semaine prochaine l’ouverture d’une annexe de son local : une salle de boxe.

 

[Source : rue89]

Bas-Montreuil : Menace d’expulsion d’une famille Rom !

In Uncategorized on novembre 15, 2010 at 00:55

PÉTITION AU PRÉFET

http://www.petitions24.net/menace_dexpulsion_dune_famille_rom

Menace d’expulsion en période hivernale d’une famille Rom dans le Bas-Montreuil.

La famille MIGA, originaire de Roumanie, est aujourd’hui en instance d’expulsion du pavillon du 24, rue Sergent Godefroy, dans le Bas-Montreuil, qu’elle occupe depuis 2008, annonçant ainsi une évacuation imminente et forcée, à un moment où le thermomètre avoisine les 0 degré Celsius et où l’hiver s’annonce précoce. Loin des passions et des idées reçues dont sont trop souvent victimes les populations Roms originaires des Balkans (inactivité, mendicité, vol et dégradation de biens, alcoolisme outrancier, mépris du voisinage, …), les membres de la famille MIGA ont toujours fait preuve d’une réelle volonté d’intégration dans leur environnement social, même si celle-ci n’est pas toujours visible et comprise de tous.

NOUS, amis, voisins, riverains, commerçants, parents d’élèves, habitants de Montreuil… ou tout simplement, personnes sensibles aux souffrances que peuvent endurer des hommes, des femmes et des enfants en bas âge suite à une expulsion brutale, nous mobilisons afin que soit institué un moratoire temporaire sur l’expulsion de la famille MIGA durant la période hivernale. Pour que cette famille ne se
retrouve pas, du jour au lendemain, jetée à la rue, sans solution de relogement. Pour que tous les efforts d’intégration qu’elle a entrepris ne soient pas d’emblée remis en cause. Pour que les enfants ne soient pas contraints d’interrompre précipitamment leurs études, qu’ils poursuivaient jusqu’à présent avec assiduité. Et pour que la santé de tous, en particulier celle des deux derniers nés (respectivement 2 et 1,5 an), ne souffre pas de plein fouet des rigueurs de l’hiver.

En signant cette pétition, nous invitons le plus grand nombre à soutenir nos démarches auprès de la Préfecture et du propriétaire des lieux. Il ne s’agit pas ici de prendre part au débat politique national sur la situation des Roms, mais de venir en aide à une famille individuelle pour des motifs humanitaires, afin de réaffirmer haut et fort des valeurs traditionnelles communes aux habitants de Montreuil : la tolérance, l’hospitalité et la solidarité.

Montreuil, le 13 novembre 2010
Les Voisins solidaires.

Des psychanalystes face à la politique française à l’égard des Roms et des Gens du Voyage

In Uncategorized on novembre 7, 2010 at 14:42

Journée de réflexions à l’initiative d’Espace Analytique
Dimanche 21 novembre 2010, de 13h30 à 19h

Ecole Normale Supérieure – 45 rue d ‘ULM , 75005-Paris
Salle Dussane

Programme

1. Projection du film : Des Français sans histoire (2009)

Discussion avec le réalisateur Raphael Pillosio. La France a interné des hommes, des femmes et des enfants catégorisés comme « Nomades » durant la Seconde Guerre mondiale. Une trentaine de camps disséminés dans tout le pays, ont emprisonné environ 6 000 personnes de mai 1940 à mai 1946. Qui sont ces  » Nomades  » internés ? Pourquoi ont-ils été internés ?
Quelles étaient leurs conditions de détention ?
Ce film qui part à la recherche des dernières traces de ce passé, reconstitue l’histoire méconnue d’une population qui est marginalisée, stigmatisée depuis plus d’un siècle par l’État français.

2. Conférence

Animée par Catherine Saladin et Bernard Toboul, Henriette Asséo : Mise en perspective historique de la politique « tsigane ». Patrick Williams : Approche anthropologique de la culture des Tsiganes.

3. Table ronde et discussion générale

Avec Claude Boukobza, Marcel Drach, Andrée Lehmann, Françoise Moscovitz, Jean-Jacques
Moscovitz, Jean-Christophe Saladin, Guy Sapriel, Catherine Vanier et Alain Vanier.

4. Conclusion musicale : Concert tsigane

Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Mobilisation contre la loi Hortefeux article 32 ter A

In Uncategorized on novembre 5, 2010 at 23:53

LOPPSI2 et l’habitat 8 et 9 novembre

Lundi 8 novembre à partir de 12h

Place Édouard Hériot – Métro Assemblée Nationale

  • 8 et 9 novembre : Installation / Exposition des habitats menacés
  • lundi 8 à 11h30 : Conférence de presse sur place
  • lundi 8 à 18h : rassemblement le contre la baisse du budget logement

LOPPSI 2, Le Gouvernement fait la guerre aux mal-lotis :

Non à la pénalisation, à l’expulsion arbitraire, et à une procédure d’exception à l’encontre des habitants « illicites » de terrain …

ROMs, gens du voyage, habitants de bidonvilles, de cabanes, de maisons sans permis de construire, et de toutes formes d’habitats légers, mobiles et ephémères, tous sont visés …

Communiqué

À l’heure où le Gouvernement est attaqué de toute part sur sa politique répressive et raciste à l’égard des Roms, des gens du voyage et en règle générale, des populations précaires, il fait adopter en force l’article 32 ter A de la LOPSSI 2 à l’encontre des habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris comme dans le bois de Vincennes, et également à l’encontre de personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions.

Toute construction sans permis de construire, comme il en existe beaucoup dans les DOM TOM pourrait aussi tomber sous le coup de cette procédure d’exception, car une construction sans permis est « illicite ». Cette procédure menace également les squatters : le Ministère de l’Intérieur a annoncé son intention de l’étendre aux occupants de locaux lors de la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

Si la LOPPSI est votée

Si la LOPPSI est votée

À l’heure où le Gouvernement est attaqué de toute part sur sa politique répressive et raciste à l’égard des Roms, des gens du voyage et en règle générale, des populations précaires, il fait adopter en force l’article 32 ter A de la LOPSSI 2 à l’encontre des habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris comme dans le bois de Vincennes, et également à l’encontre de personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions.

Toute construction sans permis de construire, comme il en existe beaucoup dans les DOM TOM pourrait aussi tomber sous le coup de cette procédure d’exception, car une construction sans permis est « illicite ». Cette procédure menace également les squatters : le Ministère de l’Intérieur a annoncé son intention de l’étendre aux occupants de locaux lors de la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

  • Nous demandons le retrait de cet article, le retour et le respect de la Loi d’origine sur les terrains d’accueil, adoptée en 2000 dans le cadre de la Loi SRU, et des mesures législatives qui reconnaissent la qualité de domicile et son caractère permanent à l’habitat choisi, au lieu de le réprimer et le stigmatiser.
  • Nous exigeons que la politique de résorption des bidonvilles et des habitats de fortune s’inscrive dans les politiques du logement, la mise en œuvre de la loi DALO et des procédures d’insalubrité…, afin que chacun et chacune puissent être logés dignement,
  • Nous dénonçons la politique répressive et stigmatisante du Gouvernement qui s’attaque aux plus modestes et aux plus fragiles, et demandons l’abandon de tout projet antisquat.

document au format PDF:

Les signataires (avec site internet)

les associations signataires

Signataires appel contre la pénalisation des habitants de terrains et de squatts ACDL, ADGVE, AITEC, AFVS, AMIDT, ANGVC, RESEL,CGT CDC, CHEYEN, Collectif Vie et Habitat Choisis, CNL, DAL, FAP, FAPIL, Fédération Calé/Kalé, FNASAT, HALEM, Jeudi noir, La voix des Rroms, LDH, MRAP, RESOCI, RomEurope, SAF, Union Syndicale Solidaires, No Vox, UFAT, France Liberté Voyage, Le Niglo en colère …

Source : http://www.demosphere.eu

Urgent : risque d’expulsion des Roms qui occupent une église à Saint-Maur

In Uncategorized on novembre 5, 2010 at 12:01

À Saint-Maur comme ailleurs, les Roms sont confrontés à une municipalité qui relaye sur le terrain la politique nationale raciste engagée depuis cet été. Un Observatoire des politiques municipales, tel que le Collectif contre la xénophobie le proposait, mériterait certes de voir le jour… En attendant, à Saint-Maur, c’est dans une église que se sont réfugiés treize Roms. Dans ce climat de chasse à l’homme, les églises, mosquées, synagogues et autres temples, devraient, les premiers, ouvrir leurs portes. Ouvrez les portes ! MS

 

L’occupation de l’église Saint Nicolas à Saint Maur par des familles roms a été la seule solution pour ne pas se retrouver à la rue. La municipalité de Saint Maur refuse toujours d’engager le dialogue avec les familles et les associations, pour trouver une solution solidaire.

L’EXPULSION  par la POLICE risque d’arriver demain vendredi  !!!!

RENDEZ VOUS vendredi 5 novembre

dès 6 heures du matin à l’église Saint Nicolas

(Saint-Maur, place d’Armes)

et dans la journée

pour soutenir les familles roms et l’action du Comité de Soutien

Les violences faites aux roms se poursuivent dans une indifférence importante !

Le groupe de 13 Roms d’origine roumaine occupe donc depuis jeudi 4 novembre l’église Saint Nicolas à Saint-Maur des Fossés (94) , place d’Armes.

Présents en France, et en particulier dans le Val de Marne, depuis de nombreuses années, ils ont subi, comme nombre de leurs concitoyens, expulsion sur expulsion.

Ils ont du quitter en Août, le pavillon réquisitionné à Créteil… et après une nouvelle errance, ils se sont installés dans un autre lieu à Saint-Maur d’où ils ont été expulsés le 3 Octobre

Avec l’accord du maire de Saint-Maur, ils avaient pu s’installer dans un groupe de bâtiments préfabriqués  destinés aux personnes sans abri.

MAIS, ce même maire  de Saint-Maur a en même temps demandé leur expulsion !!

Celle-ci a été prononcée hier par le tribunal administratif. Devançant l’expulsion, les Roms ont cherché abri dans l’église..qui ne peut les accueillir durablement.

Ils demandent un hébergement auquel ils ont droit, encore plus particulièrement en cette période hivernale.

LE SOUTIEN DE TOUS EST IMPORTANT.

Que ceux qui le peuvent passent les voir

Michel FEVRE, Romeurope 94.

Une dizaine de Roms occupent une église à Saint-Maur-des-Fossés

In Uncategorized on novembre 4, 2010 at 14:20

Jeudi 4 novembre 2010, 14h03

Ils sont une dizaine. Treize roms, selon Le Parisien, dont deux adolescents, occupent depuis ce jeudi 10h l’église Saint-Nicolas, à Saint-Maur-des-Fossés. Le groupe était logé depuis le 3 octobre dans des préfabriqués mis à leur disposition par la mairie, mais doivent être expulsés vendredi.

Le prêtre veut trouver une solution

Une quinzaine de personnes accompagnent les occupants de l’église. Des associatifs, ainsi que deux élus PS, selon le quotidien. La mairie UMP a dénoncé un « coup de force », mais attend de connaître les intentions des autorités religieuses.

De son côté, le curé de la paroisse a indiqué que son église n’est pas une solution d’hébergement de longue durée mais comprend la démarche des Roms. Le prêtre a donc indiqué qu’il attendait qu’une solution soit proposée, et bénéficie du soutien de sa hiérarchie.

[Source : RESF, 20 minutes]

vendredi 5 novembre:

ILS ONT TOUS ETE EXPULSES! , ce matin tous expulsés de l'église
,nous ne savons pas où ils sont.

Alors "le soutien de la hiérarchie "... 
PAS UNE SEMAINE SANS UNE EXPULSION ,
sans campement rasé ,des familles harcelées traitées comme des 
sous humains,la banalisation de la chasse autorisée et ouverte 
et traitements inhumains et dégradants contre une ethnie.

Rafles, Charters ethniques, fichiers ethniques,prise d'ADN, 
circulaire ethnique,, et consignes du "tout permis" aux maires 
sur une population
ciblée :

	...jusqu'où?...

Une solidarité forte entre les sans papiers et les Rroms et 
les soutiens, serait bienvenue et urgente! 

	Nous ne pouvons dire que nous ne savons pas.
Assister  à cette politique raciste et  la reproduction d' 
actes des pires heures de notre histoire, ne nous place plus 
comme simple  "témoin" , mais acteur d'une approbation 
implicite de la  catégorisation D'un peuple de sous citoyens 
européens.

S.

CRÉTEIL : Les Roms du carrefour Pompadour évacués

In Uncategorized on novembre 4, 2010 at 11:18

Ils étaient une cinquantaine à vivre dans un campement de fortune près de laD6 depuis sept mois. Ils ont été chassés par les forces de police hier.

Placés là comme un voile pudique, dix cars de gendarmes s’alignaient, pare-chocs contre pare-chocs, hier matin le long de la D 6, près du carrefour Pompadour à Créteil. Derrière ce rideau bleu, à l’abri du regard des automobilistes, les forces de police délogeaient cinquante Roms de leur village clandestin niché entre la D 6, une bretelle de l’A 86 et l’usine d’incinération.

Ils vivaient là depuis sept mois, cachés par de hauts buissons, le charivari routier et les fumées de l’usine. Le 26 octobre, la justice a ordonné leur délogement.

Les membres du comité de soutien en assistance

Hier matin, vers 8 heures, les policiers sont arrivés. Les membres du comité de soutien étaient déjà là depuis deux heures. Dans le calme, les familles roms ont reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Elles ont un mois pour se plier à cette décision et rentrer en Roumanie. Mais hier, l’urgence était ailleurs : il fallait leur trouver un toit. « Avec le 115 et le concours du conseil général, nous cherchons des hôtels, en priorité pour les familles qui ont des enfants en bas âge et des femmes enceintes, détaillait Laurent Godin, membre du comité de soutien. Pour les autres, rien n’est certain. »
De part et d’autre de l’entrée du camp, sur le trottoir, les familles patientaient, les bras chargés de sacs et de couvertures. Certains traînaient des chariots qui débordaient de ballots. « Apparemment, ils ont de la chance, car d’habitude, ils ne peuvent emporter que des bagages à main, note Laurent Godin. Mais ils ont dû laisser du mobilier, des matelas et des vélos sur place. Ils ne les récupéreront jamais. »
Si tout le monde salue le calme dans lequel l’opération se déroule, tristesse et colère demeurent. « C’est indigne », lâche Laurent Godin.

« C’est n’importe quoi ! » ajoute un passant, bloqué par un cordon de CRS. Le curé de la paroisse de Notre-Dame de Créteil est au diapason : « Je suis venu de mon propre chef, précise le père Gilles Godlewski. Je trouve ça pitoyable et scandaleux. »
Tout au long de la journée, les membres du comité de soutien ont travaillé d’arrache-pied, en collaboration avec le 115, pour trouver des relogements.
En début de soirée, quarante-deux Roms avaient un toit pour les prochaines nuits dans des hôtels de Paris, Saint-Maur, Saint-Maurice, Villepinte (Seine-Saint-Denis) et dans l’Essonne. Une dizaine d’adultes risquent de dormir dehors. Comme Youlia, 19 ans, enceinte de sept mois : « On m’a proposé un hôtel, admet la jeune femme, mais je ne veux pas être séparée de ma famille et de ma grand-mère, alors je ne vais pas accepter. » Dans l’après-midi, il n’y avait plus âme qui vive dans le campement. Les engins de chantier pouvaient faire table rase.

[Source : Le Parisien]

Il ne reste plus rien du campement rom de la Part-Dieu

In Uncategorized on novembre 4, 2010 at 11:14

Cinquante-et-une personnes ont été évacuées, hier matin, par les forces de l’ordre. Une quinzaine a accepté des retours volontaires en Roumanie. Les autres sont sans solution d’hébergement durable. Le camp a été détruit.

Dans la nuit noire, un cordon de gendarmes mobiles s’est déployé tout autour du bidonville de la rue Paul-Bert (Lyon 3e). À 6 heures du matin, hier, impossible de
s’approcher à moins de 300 mètres du site où 52 roms de nationalité roumaine (27 adultes, 24 enfants), doivent être évacués par les forces de l’ordre. Un représentant de la préfecture, muet, se faufile vers l’intérieur du camp illégal, suivi par deux camionnettes de sapeurs-pompiers pour une éventuelle assistance sanitaire. Deux minibus suivent. Au loin, sous le faisceau d’un luminaire, une pelleteuse se met en place à proximité des cabanes. Seuls les passagers très matinaux du tramway T3 et de Rhônexpress, dont la ligne longe le campement, peuvent entrevoir ce qui se passe. Colère des membres du Collectif roms de l’agglomération lyonnaise, qui n’ont pu franchir le barrage et s’inquiètent : « Il y a des enfants, des personnes malades ». L’une des représentantes, Gilberte Renard, tente de forcer le passage, calmement repoussée par un gendarme. Le long de la rue Paul-Bert, des pneus crissent : à l’heure de rejoindre le travail, des automobilistes s’impatientent à cause du petit bouchon formé par la présence des gendarmes en bordure de route. Mais les regards se focalisent vite vers l’intérieur du camp. À 7 h 30, le jour s’est levé et l’évacuation commence, sur ce terrain appartenant au conseil général et à Réseau ferrée de France. Dans le périmètre interdit d’accès, les premières familles entrent dans un minibus à l’arrêt. D’autres sortent à pied par la rue, saluant les caméras d’un geste de la main. Simona, 25 ans, porte son bébé de neuf mois. Son mari, Covaci, 23 ans, les suit avec une poussette chargée de quelques couvertures et victuailles. Après une succession d’interviews avec la radio et la télévision, ils s’assoient sous le pont ferroviaire. Elle donne le sein à son enfant. Eux n’ont pas accepté de passer une nuit à l’hôtel, comme cela vient de leur être proposé. « Je veux un foyer. Et si on va en hôtel, on sera ensuite renvoyé en Roumanie. Nous voulons rester ici, je n’ai pas de maison là-bas » dit-elle. Premières informations sur les conditions de déroulement de l’évacuation. « La police était très calme », témoigne Simona. «Ils nous ont demandé les papiers d’identité, sans nous pousser. Personne n’a résisté parce qu’il y avait beaucoup de policiers ». Son bébé tousse. « Il faut des mises à l’abri, il y a des malades, des femmes enceintes, des personnes en bas âge » s’alarme Andrée Humbertclaude, bénévole à Médecins du Monde. Une trentaine d’autres Roms s’en vont à pied avec leurs baluchons. Le Collectif les accompagnera jusqu’à la Maison du Rhône voisine pour exiger un logement : « Il n’y a pas de place dans les centres d’hébergement d’urgence ! » Peu avant 9 heures, les deux mini-bus quittent le bidonville de la rue Paul-Bert. À bord, quinze Roms qui ont accepté l’aide au retour volontaire en Roumanie. Ils doivent rejoindre, en attendant leur départ, un lieu non précisé. On apprendra plus tard qu’en dehors de ce groupe, une personne se trouvait en situation irrégulière, et devrait être expulsée. A 9 h 30, les cabanes alignées en contrebas de la voie ferrée sont vides. Les bulldozers peuvent entrer en action. Peu avant midi, le camp de la rue Paul-Bert est rasé, un an et quelques mois après son apparition.

 

[Source : résistons ensemble]