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Sarcelles, évacuation annoncée : 700 personnes vivent! Les élus PS se félicitent.

In Uncategorized on mars 25, 2011 at 15:08

Cette fois-ci c’est bien les propriétaires du lieu qui sont à l’initiative d’une procédure d’expulsion : l’agglomération Val de France, dont Didier Vaillant est le Président ( ps) a fait appel à la justice. Le tribunal de Pontoise a ordonné l’expulsion du bidonville de Sarcelles.  » Ce ne sont pas des conditions de vies » déclarent Monsieur Vaillant.

Ces familles se seraient installés suite à une précédente expulsion de la Seine-Saint-Denis… Là encore expulsées, la chasse continue. François Pupponi, Député-maire (ps)de la ville s’en félicite :  » Le quartier va retrouvé sa tranquillité ». Tandis que le secrétaire départemental des droits de l’homme s’emporte « contre ces décisions autoritaires » et sans proposition d’hébergement évidement…

Le terrain devrait être évacués d’ici 15 jours précise Le Parisien.

Alors où iront ces personnes, chassées de ville en ville ?

Jusqu’à quand les élus joueront la carte de la « sécurité, salubrité » en dénonçant uniquement les condition de vie dans ces barakas et en jetant à la rue femmes hommes et enfants. Comment peut-on soutenir de tels propos en leur interdisant un quelconque abris, salubre ou pas ?

Collectif contre la xénophobie d’état.

Expulsions sans l’accord des propriétaires : 270 personnes en Seine-Saint Denis.

In Revue de presse, Rroms, Uncategorized on mars 25, 2011 at 14:49

Alors qu’elles étaient installées sur des terrains appartenant aux mairies de Paris et de Bobigny, les familles rroms ont été expulsées de leur terrain par la préfecture du 93, sans consultation des propriétaires !

Bien que l’article dit 32 ter A/90 de la LOPPSI2 ait été considéré comme anticonstitutionnel, on voit que la préfecture du 93 expulse des habitants en se passant de l’avis des propriétaires. Il aura suffit d’une simple plainte d’ERDF pour raccordement illicite a électricité pour chassé 270 personnes; en invoquant alors des questions de sécurité ils mettent à la rue femmes, et enfants…

Le secteur du pont de Bondy

Après la publication d’un arrêté permettant l’évacuation d’un campement de 270 Roms, dans le secteur du pont de Bondy, à Noisy-le-Sec et Bobigny, la fondation Abbé Pierre dénonce un acte « pris au mépris de la récente décision du Conseil constitutionnel ». Elle demande au préfet l’annulation de cet arrêté.

Selon l’Abbé Pierre, « cet arrêté a été pris au mépris de la récente décision du Conseil constitutionnel de censurer l’art.90 de la loi LOPPSI 2, un article qui visait justement à autoriser les préfets à expulser sans décision de justice les occupants illégaux de locaux ou de terrains en cas de « graves risques » pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques ». En outre, les communes concernées – Paris et Bobigny – n’auraient pas été consultées, et s’étonnent dans un communiqué « de ce manquement aux usages républicains », tout comme le milieu associatif.

source: Le Parisien.

La mairie socialiste de Paris et la mairie communiste de Bobigny ont désapprouvé lundi une évacuation de Roms annoncée par la préfecture de Saint-Saint-Denis. Elles dénoncent son « caractère unilatéral », et demandent à l’Etat une table ronde sur les campements roms.

Quelque 270 personnes, principalement de nationalité roumaine, sont installées sur un terrain, situé sur les communes de Bobigny et Noisy-le-Sec, et propriété des villes de Paris et de Bobigny. « L’arrêté préfectoral se fonde sur une question de sécurité des biens et des personnes, à la suite d’une plainte d’ERDF, pour branchements illégaux sur le réseau électrique », expliquent les deux mairies. « Si nous comprenons les raisons de sécurité qui motivent cet arrêté, nous désapprouvons le caractère unilatéral de cette décision prise sans concertation avec les collectivités locales concernées et les associations qui accompagnent ces populations », ajoutent les municipalités.

Une évacuation « sans solution alternative d’hébergement ne réglera pas le problème », estiment-elles, ajoutant: « Les familles iront s’installer ailleurs et d’autres, à plus au moins long terme, viendront s’y réinstaller ». Les mairies demandent à l’Etat d’organiser « une table ronde au niveau régional et départemental pour un traitement socio-économique des campements roms associant les collectivités locales ».

source: Europe1.fr /AFP

Le Collectif contre la xénophobie poursuivi pour avoir dénoncé la chasse aux roms en Seine St Denis

In Uncategorized on mars 11, 2011 at 23:32

Ce vendredi 11 mars 2011, Michel Sitbon, porte-parole du Collectif contre la xénophobie, a reçu à son domicile une citation à comparaître le 19 mai, à 13h30, devant la 17ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris, à la demande du Procureur de la République, pour « avoir à Paris, le 26 octobre 2011 »« par la mise en ligne, sur le site internet contrelaxenophobie.wordpress.com »… « des propos suivants » :

“le Préfet Lambert, véritable Papon de notre temps, poursuit la chasse aux roms en Seine St Denis »

« aujourd’hui, c’est à Bondy que Lambert-Papon continue sa sale besogne, appliquant son programme ultra-raciste »

« employé toute expression outrageante, terme de mépris ou invective ne renfermant l’imputation d’aucun fait et d’avoir ainsi injurié Monsieur Lambert, fonctionnaire public, préfet de Seine St Denis »

« faits prévus et réprimés par les article 23, 29 alinéa 2, 33, 42, 43, 47, 48 3°, de la loi du 29 juillet 1881 et 93-2, 93-3, de la loi du 29 juillet 1982 ».

Maître Henri Braun, pressenti pour la défense, nous fait remarquer que s’agissant d’une plainte pour injures et non pour diffamation, il n’y aurait pas lieu à une offre de preuve dans les dix jours suivant la citation à comparaître, mais que c’est à l’audience du 19 mai que seront recensés les témoins et les différents éléments que la cour pourrait être amenée à examiner. Il s’agit d’une audience dite de “fixation” de la date et des modalités de l’audience proprement dite, à venir probablement vers la fin de l’année selon Maître Braun. Ce qui n’exclut pas qu’on se mobilise dès ce 19 mai.

On conteste vivement l’affirmation de cette plainte selon laquelle l’article incriminé ne rapporterait « aucun fait » ! Le ministère public qui reprend une plainte déposée par Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur qui prenait ainsi la défense du Préfet Lambert, aura mal lu.

Aucun fait ? Nous écrivions : « Hier, c’était la police de Montreuil qui chassait la trentaine de roms sur le trottoir depuis trois semaines. Pourchassés sans fin, sans lieu pour se poser. »

C’était ça le problème : pourchassés sans fin. Avec interdiction de se poser « ni sur un trottoir, ni dans un square », ainsi que le Préfet Lambert l’avait énoncé lors de l’expulsion du square de la République, à Montreuil, quelques jours plus tôt, en pleine nuit, du même groupe.

La même instruction était appliquée ce jour-là, et les mamans marchaient dans les rues, avec leurs bébés dans les bras, poussées par la police dès qu’elles voulaient s’arrêter, ne serait-ce que pour souffler.

Parfaitement équitable, cet article précisait que la consigne monstrueuse du Préfet Lambert ainsi appliquée à Montreuil, en Seine Saint Denis, sera reprise à l’identique par la police de Paris, sous les ordres du Préfet Gaudin, lorsque ces familles, ainsi chassées de la ville où elles séjournaient depuis des années, sont arrivées dans le XXème arrondissement mitoyen.

On aurait pu ajouter les témoignages de flics confessant : « c’est terrible… c’est sans fin ». On aura aussi eu l’occasion d’entendre d’autres représentants de l’ordre se justifier de leur sale besogne en disant : « que voulez-vous qu’on fasse, alors qu’on nous rappelle tous les quarts d’heure sur les ondes [de la police] l’instruction : “pas un rom en Seine Saint Denis ».

Le Collectif contre la xénophobie se félicite d’être poursuivi, particulièrement à propos de cet épisode pour lequel on avait demandé à des juristes quelle pourrait être l’incrimination pour la chasse sans fin de Lambert et de Gaudin.

Ces méthodes administratives relèvent du crime contre l’humanité.

C’est pourquoi nous appelions à un Nuremberg pour ces messieurs.

Notons que, du point de vue de Brice Hortefeux repris par le ministère public, le nom du Préfet Papon, condamné par la justice, serait une insulte, et Nuremberg non…

Collectif contre la xénophobie

Ci-dessous, le texte intégral de ce bref article :

La chasse à l’homme continue en Seine-Saint-Denis

In Uncategorized on octobre 26, 2010 at 11:38

Le Préfet Lambert, véritable Papon de notre temps, poursuit la chasse aux roms en Seine-Saint-Denis. Hier, c’était la police de Montreuil qui chassait dans les rues la trentaine de roms sur le trottoir depuis trois semaines. Pourchassés sans fin, sans un lieu pour se poser. Ils ont finalement été accueillis dans le local associatif de Télé-Liberté, Paris XXème, quand les flics du Préfet Gaudin, prenant le relai de ceux de Lambert, poursuivaient la chasse perpétuelle… Aujourd’hui, c’est à Bondy que Lambert-Papon continue sa sale besogne, appliquant son programme ultra-raciste : « pas un rom en Seine-Saint-Denis ». Sarkozy, Hortefeux, Lambert : il faut traîner ces hommes-là  devant un nouveau Nuremberg. Vive la grève générale. À bas l’État raciste.