contrelaxenophobie

Un mort dans l’incendie de la rue des Pyrénnées, rassemblement à partir 17h30 devant la marie du 20ème.

In Uncategorized on octobre 26, 2011 at 11:39

Dans la journée de mardi, les habitants de la Baraka sont revenus hagards, sur les lieux.

Ils voulaient voir, savoir. Ils voulaient récupérer des affaires, des papiers.

Mais tout à brûlé et rien ne reste de leur habitation ni de leurs affaires.

Il fallait voir, en plein jour après le choc de la nuit, se rendre compte… et puis subsistait le fait qu’une personne soit restée dans les flammes.

Le soir de l’incendie dès le début des habitants soulèvent le fait qu’il manque peut-être une ou deux personnes,  l’info est dit aussitôt aux pompiers. Ensuite on ne pense pas deux, mais une personne.

Les habitants de la Baraka, ont passé la journée devant la porte sans savoir le droit de rentrer. Les services sociaux de la mairie n’ont prévu aucun repas, pas même un sandwich a offrir aux victimes de la veille encore en état de choc.

C’est avec quelque personne, voisine collectif la baraka et l’appui financier de la LDH que des courses ont pu être faites au leader du quartier et un cassoulet servi pour une centaine de personne sur le trottoir.

Vers deux heures la mairie est venue annoncer qu’il fallait que les gens se rendent au CCAS du quartier afin de refaire des listes pour des nuits d’hôtel. En annonçant en même temps que les bureaux fermaient à 17 heures.

Ci dessous un témoignage de l’après-midi chez les assistantes sociales, qui auront quand même prolongé leur journée, en annonçant qu’elles attendaient les famille depuis 10 heures ce matin. Oui mais personne ne leur avait dit.

Le soir les pompiers cherchaient s’il y avait un corps avec toutes les brigades adéquat. Puis après un bref rassemblement devant la mairie pour savoir qui allait où, les uns et les autres sont finalement allés dans des chambres d’hôtels éparpillés dans Paris et ses alentours. Certains ne voulaient pas, ils ne savaient pas où était l’hôtel, le pensait très loin et étaient fatigués.

En fin de soirée nous avons appris qu’un corps a bien été retrouvé sous les décombres.

Nous appelons à un rassemblement solidaire avec les victimes de l’incendie, devant la mairie du 20ème, place Gambetta a partir de 17h30. Les journalistes y sont bien sûr inviter.

place Gambetta, métro Gambetta.

Collectif contre la xénophobie.

témoignage de l’après-midi:

Pour avoir « des points  » pour la carte « distribution  » de quelques nuits d’hotels,  il leur fallait répondre au A.Sociales « enfant scolarisé », ou « volontaire pour le retour dit volontaire », ou oui  » je veux « régulariser ma situation », oui je veux etre un « bien intégré » et prétendre ainsi à quelques nuits d’hôtels…

Ces services dit « sociaux »  étaient dans le pouvoir de décider ou non des listes, des priorités ou non, et des « points de chute  » ou non et ces Assos. qui vivent de cette exclusion de cette violence d’Etat, climat étrange cet après midi.

Des enfants pieds nus dans la rue, des familles  choquées , démunies sans aucun repas ,même chaud pour leurs bébés et enfants, ( une quarantaine) des mamans prêtes à accoucher,  pour toute réponse : 

 Nous « gérons les priorités »! désolé , des familles ont quelques nuits d’hotels, c’est énorme ce que nous faisons, le tout dans un climat    » de confidentialité ,  de  réunions entre A.S et « chefs de service » avec les familles qui attendent échouées sur les bancs les décisions des A.Sociales qui gèrent la misère de la façon la plus crue qu’on leur demande d’appliquer.

La mairie face à cet « incendie » avec au moins un mort, n’a rien prévu que le trottoir sous la pluie pour cette lourde journée dans le froid QUELLE INDECENCE!

( des voisins qui parlent et se lâchent : « enfin!   » ou  » ils osent faire des enfants en plus » etc…)

Des travailleurs sociaux interprètes qui partent à 20h en donnant aux familles échouées devant la mairie l’adresse sur un bout de papier à ceux qui ne savent pas lire , qui n’ont pas de quoi payer leur transport , qui sont en état de choc un lieu d’hébergement à Aubervilliers.

Des vie atomisées dans quelques « nuitées d’hôtel » : leur vie se résumant à des adresses pour quelques heures , quelques jours.

DEMAIN A PARTIR DE 17H30 DEVANT LA MAIRIE du 20ÈME .

Exigeons une enquête indépendante, et  une table ronde avec le préfet le maire et conseil général : pas une famille sans relogement pérenne, et carte de travail.

Pas de miettes et quelques nuitées : citoyens européens même droits sociaux et salariaux.

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