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LA TRANQUILLITÉ PUBLIQUE DE MONTREUIL AU-DESSUS DES LOIS ?

In Uncategorized on février 28, 2012 at 16:12

Mais que fait madame Voynet avec sa brigade asvp à Montreuil ?

Hier, lundi27 février, la tranquillité publique de monsieur Hochard et Mika ont outre-passé leur attributions.

Des femmes et des enfants occupaient le local municipal vide du 50 avenue de la résistance (Croix-de Chavaux) depuis vendredi soir. Passé un délais de 48 heures d’occupation, les habitants ne devraient pouvoir être expulsés sans l’avis de la justice.

Mais à Montreuil décidément, la justice n’a pas sa place.

Et la mairie semble assumer en toute tranquillité ces actions musclées et hors la lois ; jusqu’à quand ?

Les femmes ont été mal menées et mise à la rue avec leurs enfants. Le commissaire s’est également déplacé et n’a pas lui non plus pesé de son autorité pour que les choses soient faites dans la légalité : la mairie, si elle ne veut ouvrir ses locaux vide aux sans-abris, doit porter plainte et c’est à la justice de trancher. Nous ne sommes pas au far-west ! Et les cow-boys ultra violents de la police municipale n’ont pas à faire régner leur propre lois par la terreur.

Leur dernière exaction date de mardi 31 janvier où une maison occupée rue de Vincennes, dans le bas-Montreuil a été attaquée par la tranquillité publique : Après avoir cisaillé le portail et viré manu militari les habitants par moins six degrés dehors, en les couvrant d’injures il a fait appel à la police nationale pour disperser le rassemblement de gens choqués par la scène.

Demandons des comptes à nos élus. Ne les laissons pas en nos noms commettre l’irréparable !

collectif contre la xénophobie

PS: La vidéo de la tranquillité publique à l’oeuvre lors de l’expulsion de la maison  » La tourelle » citée ci-dessus:

echec-a-la-tourelle

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Chasse aux Rroms : procés du Collectif contre la xénophobie

In Uncategorized on février 24, 2012 at 18:09

La justice est-elle aux ordres ?

Vendredi 17 février, Michel Sitbon, porte-parole du Collectif contre la xénophobie, passait en jugement devant la 17ème chambre correctionnelle de Paris, répondant à une plainte diligentée par le ministère de l’Intérieur, pour avoir « insulté » le Préfet de Seine Saint Denis en dénonçant la politique raciste mise en œuvre vis-à-vis des Rroms.

Les ministres de l’Intérieur, Brice Hortefeux et Claude Guéant ont demandé au Tribunal de Paris, de poursuivre le Collectif contre la xénophobie, pour un texte publié sur son blog, dénonçant la chasse aux Rroms organisée par le Préfet Lambert en Seine Saint Denis. Pratique du bâillon ou théorie des baïonnettes intelligentes : s’agit-il là de faire taire la critique ou de justifier l’obéissance à des ordres criminels ?

La chasse aux Rroms répondant aux instruction présidentielles était pénalement condamnable. Le blog du collectif contre la xénophobie se voulait un observatoire de la politique raciste.

On a pu témoigner de comment les policiers disaient qu’ils n’agissaient que sur les ordres directs du Préfet.

La guerre contre les Rroms était alors déclarée comme telle.

A l’audience, la procureure a reconnu la légitimité d’une critique politique, mais se sera livrée à des découpages de phrases, admettant que certaines parties de phrases auraient été acceptables, mais pas d’autres. Elle aura salué la rigueur intellectuelle du prévenu, mais n’en aura pas moins demandé une peine d’amende.

Aurait été critiquable, selon l’accusation, le fait que le nom du Préfet Papon ait été évoqué pour décrire l’action criminelle du Préfet de Seine Saint Denis aujourd’hui. « Papon » serait une insulte du fait que celui-ci a été condamné pour crime contre l’humanité du fait de sa participation à la déportation de juifs pendant la guerre mondiale. La défense aura invoqué le fait que c’était aussi pour son action en temps que Préfet de la Seine, de 1958 à 1962, et sa politique meurtrière contre les algériens alors. Aura été défendu le droit aux rapprochements historiques : on peut comparer Alexandre à Napoléon, même si le premier ne disposait pas de canons.

La défense conclura que non seulement l’injure n’était pas constituée, mais que la procédure elle-même était une injure faite à l’accusé.

L’accusé a souligné le fait que le Préfet Lambert ait été nommé exprès le 30 juillet 2010, à la suite du discours de Grenoble du Président de la République, pour appliquer une politique de persécution déclarée.

Aura été rappelé qu’une circulaire produite alors par le ministère de l’Intérieur ordonnait de viser spécifiquement les populations Rroms. La France a échappé de peu alors à des poursuites diligentées par la Commission européenne, en retirant la dite circulaire, remplacée par une deuxième qui évitait de mentionner les Rroms, mais n’en visait pas moins l’application de la même politique de persécution de ceux-ci.

Finalement l’accusé aura souligné la nécessité de sanctionner… le ministère de l’intérieur, pour dissuader celui-ci de recourir à ce typique abus de pouvoir lorsqu’il mobilise ainsi indûment la justice contre des citoyens qui ne font qu’exercer leur droit de critique.

Aura été insuffisamment souligné peut-être le fait que cette plainte a été émise contre un citoyen qui s’était distingué pour ouvrir les portes d’un local privé pour que les roms puissent échapper à la chasse sans fin que le ministre et ses Préfets avaient ordonné. Le fait est que cette plainte procédait manifestement du désir de sanctionner un acte de solidarité humaine.

Rappelons ici le fait que ministère de l’Intérieur bénéficie d’un privilège régalien qui lui permet de déposer les plaintes qu’il veut devant le parquet de Paris qui les reçoit automatiquement sans que la validité de celles-ci soient examinées.

A été demandé au tribunal de rétablir les conditions d’un débat démocratique en sanctionnant un ministère qui abuse manifestement de ses pouvoirs. Sera-t-on entendu, ou bien faudra-t-il constater encore une fois que la justice est aux ordres du pouvoir politique ?

La délibération sera rendu le 06 avril 2012.

A Paris, le 22 février 2012

Collectif contre la xénophobie

Le ministère de l’intérieur porte plainte contre le Collectif contre la xénophobie. Le procés aura lieu le 17 février à la 17ème chambre correctionnelle de Paris à 13h30

In Uncategorized on février 7, 2012 at 13:15

Vendredi 17 février, à partir de 13h30, se tiendra, à la 17ème chambre correctionnelle de Paris, un procès intenté par le ministère de l’intérieur1 contre une publication du blog du « Collectif contre la xénophobie », datant du 26 octobre 2010, intitulée : La chasse à l’homme en Seine-Saint-Denis, et son auteur, Michel Sitbon.

Rappelons le contexte dans lequel prennent place ces faits : suite au fameux discours de Grenoble, où le président annonçait, entre autre programme sécuritaire, le démantèlement des terrains occupés par des rroms, la police harcèle plus ouvertement que jamais la population rrom.

En Seine-Denis, Christian Lambert, ancien policier, est aussitôt nommé préfet pour orchestrer le programme. A Montreuil, nous avons été témoins directs de cette chasse à l’homme, au point d’avoir du ouvrir la porte du local de l’association Télé liberté, dans le 20ème arrondissement, (local prêté par Michel Sitbon), a une trentaine de personnes à la rue chassées des trottoirs de Montreuil par la police.

Un mois après le discours de Grenoble, Brice Hortefeux pouvait annoncer que 128 camps illicites avaient été démantelés et que près de 1 000 Roms avaient été renvoyés en Roumanie. 

Le ministère de l’intérieur porte plainte pour diffamation ou injure, une habitude prise par Hortefeux, dès lors que les actions de la police actuelle sont dénoncées et parce qu’elles rappellent les crimes d’hier, trop tardivement dénoncés, eux. Depuis, on a cru que la liberté d’expression et la critique du gouvernement était possible et souhaitable pour une « démocratie ». Mais cela n’empêche pas le ministère de l’intérieur de multiplier ses plaintes contre les citoyens vigilants – contre la société civile ! Il utilise la justice pour établir son pouvoir, restreignant, ainsi, de fait, la liberté d’expression des membres d’associations, de collectifs, comme d’artistes ou de citoyens indignés, de quiconque les dénoncerait…

Rendez-vous vendredi 17 février 2012 à 13h30 à la 17ème chambre,

pour défendre la liberté de critiquer la politique du gouvernement, 

dénoncer les « crimes de bureaux », 

pour la libre installation et circulation de tous..

 

Ci-dessous le texte incriminé :

Le Préfet Lambert, véritable Papon de notre temps, poursuit la chasse aux roms en Seine-Saint-Denis. Hier, c’était la police de Montreuil qui chassait dans les rues la trentaine de roms sur le trottoir depuis trois semaines. Pourchassés sans fin, sans un lieu pour se poser. Ils ont finalement été accueillis dans le local associatif de Télé-Liberté, Paris XXème, quand les flics du Préfet Gaudin, prenant le relai de ceux de Lambert, poursuivaient la chasse perpétuelle… Aujourd’hui, c’est à Bondy que Lambert-Papon continue sa sale besogne, appliquant son programme ultra-raciste : “pas un rom en Seine-Saint-Denis”. Sarkozy, Hortefeux, Lambert : il faut traîner ces hommes-là  devant un nouveau Nuremberg. Vive la grève générale. À bas l’État raciste.

URGENT : camp de rroms de Bondy évacué MARDI 26 OCTOBRE : Des centaines de policiers interviennent ce matin sur le camp de rroms de Bondy. Ce camp est un énorme camp, des centaines de rroms sont concernés !!!  Le camp se trouve à PONT DE BONDY (RER E – Tram1).

1en la personne de Brice Hortefeux, condamné pour propos raciste, plainte désormais reprise par Guéant.