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Archive for the ‘Rroms’ Category

Expulsion d’une maison occupée à Clichy.

In Rroms on décembre 7, 2015 at 18:10

Pourquoi ? pourquoi expulser des familles en plein hiver ?

Pourquoi des familles rroms ne bénéficient-t-elles pas de protection judiciaire, comme n’importe qui ? Pourquoi la chasse à l ’homme est elle possible, quand il s’agit de rroms ou de voyageurs ?

Drancy, un squat expulsé au motif de l’état d’urgence, le 27 novembre, Bièvres des familles de voyageurs français sédentaires expulsées du terrain privé où elles étaient depuis 20 ans , chassé du département, et aujourd’hui à Clichy des familles rroms expulsées et chassées de la ville poussée sur la route ! Pourquoi ?

Les policiers du commissariat de Clichy sont intervenus mercredi
après-midi au 12 bis de la rue du Docteur Émile Roux pour expulser une
dizaine de Roms qui occupaient un bâtiment appartenant à la Semercli.

Cette Société d’économie mixte était épinglée en 2012 par un rapport de
la Cour des comptes (voir ici) qui critiquait des liens peu clairs avec
la mairie.

En effet, le maire de la commune est aussi tout le temps élu président
de la Sermercli et le fait que le nouveau maire soit le député suppléant
de Patrick Balkany n’inspire guère confiance…

C’est donc bien Rémi Muzeau le maire qui avait toutes les cartes en main
pour empêcher cette expulsion et il ne pourra pas se cacher derrière la
préfecture !

Le Parisien nous dit :
« Une porte anti-squat a été réinstallée pour prévenir toute occupation
illicite des lieux. Quant aux personnes évacuées, elles ont pris à pied
le chemin de la capitale. La police municipale de Clichy devrait
multiplier les rondes aux abords de ce lieu afin d’éviter une nouvelle
occupation illégale. »

Mais ce qui est illégal dans l’histoire, c’est de mettre à la rue des
gens en pleine trêve hivernale sans leur proposer de solutions et en
plus en les chassant hors de la ville pour être sûr de ne pas avoir à
s’en occuper !

(On peut aussi remarquer la romophobie latente du journaliste du
Parisien qui met une photo d’une expulsion d’un bidonville pour une
expulsion de squat, si le squat avait été occupé par des Blancs, pas sur
qu’il aurait mis la même photo d’illustration… comme si les Rroms
étaient assignés à vie à vivre dans des bidonvilles…)

Solidarité entre tous les squatteurs contre les expulseurs !

* * *

Des expulsions en plein hiver sous « couvert » d’État d’urgence

In Rroms on décembre 7, 2015 at 18:07

Après l’expulsion au mois de septembre du plus « vieux bidonville » d’Ile de France, les habitants du Samaritain se retrouvaient sans solutions de relogement à camper devant la mairie de La Courneuve pendant plus de trois mois.

Trois mois d’intense mobilisation, où la solidarité des citoyens a été remarquable et plus concrète que l’atermoiement des instances internationales – celle de l’ONU, de l’Europe, et même de quelques sénateurs…

Des associations se sont également mobilisées sur place… au bout de trois mois, les tentes confisqué par le maire Gilles Poux qui les avait expulsé en remettant leur sort à une énième conférence régionale, qui ne déboucha sur rien de concret pour les familles à la rue.

c’est grâce a des solidarité de particulier avec le  » 115 des particuliers », en s’installant dans des maisons inoccupées ou en rejoignant d’autres terrains que les familles ont trouvées un abris.

Oui mais c’était sans compter les abus de l’état d’urgence !

Le 27 novembre, alors que quelques familles s’étaient installées à Drancy, la police nationale, municipale accompagnée de la BAC ont forcé le portail en coupant sa chaîne, arraché la porte et terrorisé les familles sans solutions.

Une vidéo a été faite de cette expulsion réalisée en dehors de tout cadre juridique. On y entend des policiers déblatérer des inepties, on croirait une parodie, hélas efficace.

Rappelons que deux de ses personnes étaient des victimes des attentats qui ont terrassés le monde entier le 13 novembre dernier. En effet à l’entrée du stade de France Darius jeune père de famille et son petit frère Adelin ont été blessé suite à l’explosion d’un des « kamikaze », ils ramassaient les gobelets de bières afin de les revendre.

Vidéo publiée sur :Le face book bidonville : changer de politique

 

 

 

La mairie communiste de Saint-Denis n’a pas peur de mettre les plus précaires à la rue !

In Analyses, Rroms on décembre 13, 2014 at 13:28

Un mois après l’expulsion du « Hangar » par arrêté municipal, confirmé par le tribunal administratif de Montreuil, Didier Paillard maire communiste, expulse encore, cette fois en plein mois de décembre ( le 12)  un terrain  abritant plus de 300 personnes. Autant de personnes précaires remises dans une situation particulièrement déplorable, à la rue ou avec quelques nuit d’hôtel en générale proposée loin de leur activité, de l’école, des solidarités… Des endroits où l’on refuse la composition familiale telle qu’elle est, demandant a un fils ( père de famille) d’abandonner sa mère que l’administration considère comme une célibataire et non comme une grand-mère, où l’on ne peut être autonome alimentairement puisque dans l’impossibilité de se faire à manger. Des chambres lugubres qui coûtent au passage de l’argent qui pourrait être mieux utiliser face à cette précarité dans laquelle se retrouvent de nombreuses familles.

Didier Paillard aurait retourner sa veste .

Quand on recherche sur internet  : « Saint-Denis expulsion,
l’on tombe en première occurrence sur la volonté des maire du 93 de ne pas appliquer
les arrêtés d’expulsion demandé par la préfecture … en 2011 :
« En mars 2011, au sortir de la trêve hivernale, douze Maires de Seine-Saint-Denis
(Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, La Courneuve, Montreuil, Saint-Denis, Saint-Ouen,
Sevran, Stains, Tremblay-en-France, Villepinte, Villetaneuse) ont pris des arrêtés
déclarant leur commune « territoire anti-expulsion ». La mobilisation des villes
signataires, représentant plus d’un tiers de la population sequano-dyonisienne,
symbolisent leur volonté d’en finir avec la pratique des expulsions locatives,
qui est une atteinte manifeste à la dignité humaine. »

Que c’est-il passé depuis ?

Une élection présidentielle ?

Le passage de la droite à la gauche ?

Une élection municipale ?

Les communistes de Saint-Denis ont eu chaud, mais sont restés en place, d’aucuns disent « grâce » aux nouveaux votes des Roumains et Bulgares…

Le renouvellement urbain, qui fait son œuvre comme le souligne le texte parus dans Paris-Luttes info  qui recontextualise ces dernières expulsions :
Dans le cadre du repavement en granit chinois du quartier de la gare –
aussi appelé renouvellement urbain – ce qui inclut l’expulsion de
nombreux mal-logés déjà rackettés par les vendeurs de biens, marchands
de sommeil, bailleurs et promoteurs immobiliers avec la complicité du
service municipal d’urbanisme – la mairie de St-Denis a expulsé ce
vendredi 12 décembre un camp habité par 300 personnes. Rue
Charles-Michels. Et comme on ne change pas une méthode qui gagne, la
mairie l’a fait par le biais d’un arrêté municipal, pour la « sécurité »
des habitants.
Le 13 décembre une manifestation c’est déroulée à Saint-Denis :

Face aux loyers trop chers et face à la menace de l’expulsion
Résistons et manifestons tou­te­s ensemble !
Ensemble, on est plus fortEs !

Alors que la trêve hivernale, qui empêche l’expulsion des locataires
(mais pas des squats) [Note de Squat!net: c’est faux, la trêve hivernale
peut aussi profiter légalement aux occupant-e-s sans droit ni titre que
sont les habitant-e-s de squats ; cf. annexe 1 du guide « Le squat de A à
Z » pour plus de détails là-dessus…], a débuté le 1er novembre,
les expulsions se sont multipliées tout le mois d’octobre.
La Seine­-St­-Denis est devenue le laboratoire de la crise du logement,
de la rénovation urbaine et des expulsions systématiques et violentes.

Mais comment payer un loyer (35% d’augmentation depuis 2000) quand on
est précaire ou chomeur­-euse ?
Comment fournir des garanties pour le logement quand on est sans papiers ?
Comment vivre quand notre appartement s’écroule ou peut brûler pour un
rien ?
Comment travailler à l’école quand on dort la nuit dans un local­-poubelle ?
Comment garder la tête haute quand la menace d’expulsion plane ?
Comment rester en bonne santé quand son toit n’est que taule ?
Comment se mettre au chaud quand le 115 est en faillite et n’a plus de
proposition ?
Comment trouver des solutions quand même les assistantes sociales de la
ville se mettent en droit de retrait à cause de la pression hiérarchique
et de l’absence de moyens ?
Comment peut­-on laisser des enfants scolarisés dormir dehors le soir ?
Que l’on soit locataire, squatteur, petit propriétaire : face à la loi
du plus fort, ne restons pas isolé­Es. Nous ne sommes pas tou­TEs dans
le même bateau ! Si pour l’État, les grands propriétaires, les banques
et les mairies, le logement est source de pouvoir, d’argent et de
profit, pour nous, le plus grand nombre, cela rime avec galère et misère.

St­-Denis : y en a marre de la misère du logement
Des centaines de personnes sont à la rue, des milliers menacées
d’expulsion, des milliers encore vivent dans des logements insalubres et
dangereux.
Ne nous laissons pas faire, l’union fait la force. Occuper des
bâtiments, des logements, c’est se battre pour tou­TEs, en bloquant
l’augmentation des loyers, en empêchant que des logements restent vides,
ce qui maintient les loyers chers.
Les projets et travaux se multiplient pour transformer la ville. La
rénovation se fait à coups d’expulsions sans relogement dans la plupart
des cas. Elle n’est alors qu’un outil pour organiser la chasse aux pauvres.
Ne nous laissons pas diviser : l’insalubrité est devenue un prétexte
pour mettre les gens à la rue.

Pas d’enfants à la rue !

La précarité et la cherté des loyers mettent de plus en plus de familles
à la rue, qui dorment dans des boxes, des voitures, des caves… À
St-­Denis de nombreuses écoles sont concernées : des familles dont les
enfants sont scolarisés se battent avec le centre social autogéré
l’Attiéké pour un logement. À Lyon, 9 écoles sont occupées depuis le 20
novembre pour le relogement de familles à la rue, dont les enfants sont
scolarisés.

Seule la lutte paie :
des logements il y en a, par la lutte on les aura !

À St­-Denis :

­- des militant­Es et des personnes sans logement ont réquisitionné
l’ancienne Caisse primaire d’assurance maladie (31 bld Marcel Sembat) et
mis en place un centre social auto­-organisé. 30 personnes relogées !
– des habitant­Es de l’hôtel de l’Étoile d’Or, rue Ernest Renan, se
battent contre leur expulsion annoncée par la Soreqa (société mixte qui
rachète les immeubles insalubres pour après expulser les habitant­Es)
qui a acheté l’hôtel à l’ex­-propriétaire pour le démolir.
– des habitant­Es expulséEs, dont une dizaine d’enfants scolarisés,
occupent un bâtiment au 4 rue Bonnevide (France Habitation a demandé
l’expulsion sans délais). On attend toujours que la mairie tienne ses
engagements.
­- des parents d’élèves de l’école Jules Vallès – qui reste sans
centre de loisir – ont occupé un terrain de la Soreqa pour y installer
un centre et dénoncer le manque de professeurs en Seine­-St­-Denis.

Les expulsions de locations, de squats, de camps de roms, la chasse aux
sans-papiers, les manques de services scolaires sont différents visages
d’une même précarité : brisons l’isolement et les divisions pour une
solidarité directe entre tou­te­s !

Nous exigeons :

­- la RÉQUISITION des logements vides, la baisse des loyers et la
construction massive de logements réellement sociaux (PLAI : Prêt
Locatif Aidé d’Intégration)
­- un logement digne pour touTEs
– un engagement de la mairie de relogement immédiat pour les enfants
des écoles et leurs familles qui se retrouvent à la rue
– la régularisation de tous les sans­-papiers
­- l’arrêt des expulsions sans relogement (pour tout type
d’habitation), des fermetures de places d’hébergement, et des coupures
de fluides (eau, électricité, gaz).

Manifestation – Samedi 13 décembre, à 14h, métro Porte de Paris, à
Saint-Denis – Assemblée générale sur le logement en fin de manif

Télécharger le tract en PDF:
https://paris-luttes.info/chroot/mediaslibres/ml-paris/ml-paris/public_html/IMG/pdf/tract_logement_manif_13_decembre_1_.pdf

Centre social Attiéké, Collectif des habitantEs de l’Étoile d’Or,
Collectif du 4 rue Bonnevide, centre social « Francs-Tireurs » (La
Courneuve), Voix des Rroms.

Menace d’expulsion sur les coquetiers malgré une décision de justice en faveur du respect des familles

In Rroms, Uncategorized, Vos infos. on août 23, 2014 at 13:51

Un nouveau rassemblement est prévu lundi 25 a 17 heures devant la mairie de Bobigny afin de demander au maire de retiré de lui-même cet arrêté municipal inconcevable. cet arrêté contesté sera examiné devant le tribunal administratif le même jour à 14h30.

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Ci-dessous les communiqués du syndicat de la magistrature ainsi que de l’association La voix des rroms.

Le syndicat de la magistrature communique en réaction à l’arrêté de la mairie de Bobigny ordonnant l’évacuation du bidonville des Coquetiers au mépris de la décision du juge des référés de Bobigny du 2 juillet 2014.

 Vacanciers, riverains, profitez paisiblement des dernières journées estivales : en votre nom et au prétexte de votre sécurité et de votre tranquillité, les autorités poursuivent sans vergogne le démantèlement des campements de roms.

 Jusqu’auboutiste, la mairie de Bobigny ose même prendre le 19 août 2014 un arrêté d’évacuation du bidonville des Coquetiers au mépris de la décision du 2 juillet du juge des référés de Bobigny motivée par le respect des droits fondamentaux au logement et à une vie familiale reconnus par la CEDH dans sa décision Winterstein c.France…

 La détermination politique est sans faille lorsqu’il s’agit de s’attaquer aux bidonvilles roms : peu importe que la mairie ne destine ce terrain à aucun projet communal, qu’aucune solution globale et sérieuse de relogement ne soit prévue, que les motifs invoqués – insalubrité, présence de déchets, risques d’incendie – ne soient ni plus établis que devant le juge des référés de Bobigny, ni moins liés au refus de la mairie de respecter ses obligations en matière d’assainissement !

 Pourquoi songer à se conformer à une décision de justice, ou à en faire appel quand on peut, par un simple arrêté, la contourner et ainsi bafouer les droits fondamentaux de ses occupants.

 Car c’est maintenant une course contre la montre qui s’est engagée pour évacuer en évitant le contrôle d’un autre juge, le juge administratif …

 Le Syndicat de la magistrature condamne avec la plus grande fermeté cette décision prise au mépris d’une décision de justice et dénonce ces municipalités qui, surfant sur les peurs et les fantasmes et ignorant les droits fondamentaux, mettent à la rue des familles entières, « coupables d’être roms ».

Syndicat de la Magistrature – 22/08/2014 14:30:00

…………….

Une soixantaine de Rroms se sont rassemblés aujourd’hui devant la mairie de Bobigny et demandé à être reçus suite à un arrêté municipal les mettant en demeure de quitter le terrain sur lequel ils habitent depuis des années, rue des Coquetiers. Aucune volonté de dialogue n’ayant été exprimée par la ville, ils reviendront plus nombreux, dès lundi 17 heures demander le retrait de cette décision qui va à l’encontre d’une décision du tribunal de grande instance de Bobigny. L’arrêté lui-même est contesté devant le tribunal administratif, qui l’examinera lundi 25 août à 14h30.

La voix des Rroms appelle le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, à retirer de lui-même cet arrêté et d’accepter le dialogue avec ces Balbyniens dont les enfants côtoient peut-être les siens à l’école.

Venus au rassemblement avec leurs parents, les enfants du terrain des coquetiers espèrent pouvoir retourner dans leur école en septembre

En juin dernier, la nouvelle majorité municipale de la ville de Bobigny avait demandé en justice l’expulsion en urgence des Rroms installés depuis des années sur une parcelle lui appartenant, rue des coquetiers. En appui de cette demande urgente, elle soutenait la dangerosité des lieux et de l’installation, allant jusqu’à utiliser la mort de la petite Melisa en février, lors d’un incendie dont les causes n’ont pas pu être établie par l’enquête de police.

Le Tribunal de grande instance de Bobigny avait rejeté cette demande d’expulsion par ordonnance du 2 juillet 2014, motivant sa décision par le fait que l’urgence n’était pas établie, que l’expulsion ne ferait pas disparaître le danger pour ces familles, – bien au contraire, – et surtout, que ces installations étaient protégées par la Convention européenne des droits de l’Homme en tant que domiciles des personnes qui y habitent.

Faisant fi de cette décision, de l’autorité de la justice, et même de la Convention des droits de l’Homme qui fonde la décision du tribunal, le maire de Bobigny souhaite passer outre tout ça, tel un khalife. Par arrêté municipal, il a mis en demeure les Rroms à quitter les lieux sous 48 heures. Ces derniers ont formé un recours devant le tribunal administratif, qui examinera la légalité de l’arrêté lundi 25 août à 14h30.

Des contacts ont aussi été pris avec la préfecture de la région Ile-de-France afin de trouver une issue logique à cette situation à la fois illogique et scandaleuse. Une soixantaine d’habitants de ce terrain se sont rassemblés aujourd’hui devant la mairie et demandé à être reçus, mais «il n’y avait personne pour les recevoir » selon l’agent de sécurité qui filtrait les entrées de la porte dérobée de la mairie, celle principale étant fermée et gardée par six policiers appelés en secours avec le message mensonger que des personnes voulaient entrer de force.

Ces Rroms sont citoyens roumains et bulgares, mais ils sont avant tout des balbyniens. Ils habitent sur ces lieux depuis des années. Leurs enfants vont à l’école du quartier, dont la directrice était là aujourd’hui avec ses élèves et leurs parents venus dialoguer avec leurs élus, absents ou braqués à l’intérieur.

Les Rroms ne quitteront pas Bobigny! La représentation de leur ville doit les entendre!

La voix des rroms, vendredi 22 aout 2014.

L’insurrection gitane le 17-18 mai 2014

In Rroms, Vos infos. on mai 7, 2014 at 23:03

La fête de l’insurrection gitane du 17 au 18 mai aura lieu sur le parvis de la basilique de Saint-Denis (93) en homage à l’insurrection qui eu lieu le 16 mai 1944 dans le camps des famille de Birkeneau. Alertées que les SS viendraient les chercher pour les éliminer, les familles « tsiganes » se sont armées de pioches et de pelles et se sont courageusement défendues. Surpris, les SS ont alors battu en retraite.Le 2 août 44 tous furent exterminés.

Pour en savoir davantage sur le programme, allez sur le site de L’insurrection Gitane.

L'insurrection gitane

L’insurrection gitane

A cette occasion sortira le Livre Avava Ovava co édité par Al Dante et La voix des Rroms. Ouvrage collectif qui suivi le voyage organisé en Pologne par La voix des Rroms. Une vingtaine de jeunes gens d’Ile de France a ainsi rejoint les 450 participants à la commémoration du 2 août 44. le voyage fut des plus épiques et le séjours émouvant à plus d’un titre, en est ressorti l’envie d’écrire ce livre à plusieurs mains: Pierre Chopinaud, Anina Ciuciu, Saïmir Mile, Valentin Merlin et Lise Foisneau y participèrent. un livre illustré par une soixantaine de photographies de Yann Merlin.

Page_autour_du_livre

 

Présentation de « Roms & riverains »

In Rroms, Vos infos. on mars 10, 2014 at 12:29
Éric Fassin, Carine Fouteau, Serge Guichard et Aurelie Windels présenteront Roms & riverains à l’invitation de la Librairie du Jeu de Paume le jeudi 13 mars de 19h à 21h.
L’argument est le suivant : ce qui se passe autour des Roms n’est pas l’éternel retour d’une haine du nomade (les Roms bougent surtout parce qu’ils sont chassés.), ce n’est pas identique à ce qui se passe autour des immigrés extra-européens (précisément parce qu’ils sont européens), ce n’est pas non plus la simple répétition de ce qu’on a connu sous Sarkozy (et si c’est pire, c’est que les mesures transitoires touchent à leur fin). Il s’agit ici de race – et non pas simplement de racisme. En effet, parce que les Roms sont (quasi) européens, ils ne peuvent (plus) faire l’objet de discriminations légales. Pour autant, il n’est pas question de les intégrer. En pratique, se met en place aujourd’hui ce qu’on peut appeler « auto-expulsion : on rend la vie impossible aux Roms pour les dissuader de rester ou de venir. Pour justifier la discrimination, il faut supposer, a priori ou a posteriori, une différence radicale – qui seule autorise ce traitement inhumain. C’est en cela qu’il faut bien parler de race. Il n’est donc pas étonnant qu’on retrouve un discours sur la « culture » qui est la forme moderne de la « race » : les Roms sont de nature différente (« ils n’ont pas vocation à rester en France », « ils ont vocation à rentrer dans leur pays » – Manuel Valls). Ce qui est frappant, c’est qu’on ne trouve pas ici de justifications « démocratiques », comme c’est le cas pour l’immigration et l’islam (au nom de l’égalité entre les sexes, ou de la laïcité, ou encore parce qu’à la différence de « nous », « eux » seraient homophobes ou antisémites, autrement dit, antidémocratiques). Le racisme à l’encontre des Roms n’a pas à être justifié : La différence radicale s’impose comme une évidence. Comment fonder une politique de la race, que les principes de la France et de l’Europe interdisent ? En la dépolitisant. La dépolitisation passe par un double déplacement : d’une part, un transfert de l’État aux autorités locales – une municipalisation ; la politique d’État se donne ainsi comme une simple réponse à la demande locale ; d’autre part, en même temps, les autorités municipales revendiquent pareillement de ne pas faire de politique – elles s’abritent derrière une demande populaire : les riverains. Il importe ici d’éviter toute équivoque : il ne s’agit pas de valider ce populisme, mais de montrer comment il s’autorise du peuple. Le riverain n’est pas une catégorie sociologique. C’est une catégorie produite politiquement. Toutefois, elle peut devenir réelle : le riverain, avec l’aide des autorités locales, peut mener des pogroms. Reste une question : si le racisme n’est pas la cause, mais l’effet de la politique (autrement dit, si l’on inverse la logique du populisme), pourquoi nos politiques, en particulier de gauche aujourd’hui, réinventent-ils la race – alors même qu’ils se veulent antiracistes ? L’hypothèse ( banale mais fondée), c’est que le racisme d’Etat (ou sa version municipalisée) est l’envers logique, voire nécessaire, du ralliement de la gauche aux politiques néolibérales.

Éric Fassin, Carine Fouteau,Serge Guichard et Aurelie Windelsprésenteront Roms & riverains (La fabrique éditions, paru le 20 février 2014) à l’invitation de la Librairie du Jeu de Paume (espace éducatif – 1, place de la Concorde 75008 Paris) le jeudi 13 mars de 19h à 21h.

http://www.librairiejeudepaume.org/imagesmagasins/agendaevents/2462687878.jpg

Pour éviter race, mot par trop malsonnant, on admet plutôt que la « question rom » est une affaire de culture. De fait, la culture rom, sorte d’errance sans but dans un paysage d’ordures, de boue et de rats, est difficilement compatible avec « la nôtre ». D’où leur vocation – à ne pas séjourner chez nous, à être expulsés vers leurs pays d’origine où ils trouveront plus facilement leurs marques.

Ce livre montre comment l’État français, empêché par ses propres lois de traiter les Roms, citoyens européens, comme il traite les sans papiers tunisiens ou maliens, délègue aux municipalités la tâche de démolir les camps et de chasser leurs habitants. Il montre comment, pour ce faire, maires et adjoints s’appuient sur un réel ou supposé « ras-le-bol » des riverains. Il montre aussi, circulant comme des fantômes, les enfants roms, par terre avec leur mère sur un carton rue du Temple ou cheminant dans la nuit sur le bord de la nationale pour gagner l’école d’une commune éloignée qui accepte de les recevoir.

Un livre pour voir ce que nous avons chaque jour sous les yeux.

  • Éric Fassin est professeur à Paris 8 (département de Science politique et Centre d’études féminines et d’études de genre) et chercheur à l’IRIS et au LabTop /CRESPPA.
  • Carine Fouteau est journaliste à Mediapart.
  • Serge Guichard est militant, membre fondateur de l’Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines roms (Asefrr).
  • Aurélie Windels est journaliste et coordinatrice du collectif Cette France-là.

Source : http://lafabrique.atheles.org/livres/romsrive…
Source : http://www.librairiejeudepaume.org/agenda.php

Fête de la Baraka samedi 23 avril

In Rroms, Uncategorized on avril 22, 2011 at 01:19
Dernière heure :
La Baraka est assignée au tribunal du vingtième arrondissement, le 28 avril à 9h30.
Vous êtes chaleureusement conviés à la FÊTE DE LA BARAKA, dite Maison des rroms, au 163 rue des Pyrénées dans le 20ème.SAMEDI 23 AVRIL de 14 H à 21 H… Métro Gambetta.

Les familles préparent de bonnes choses à manger, un bon prétexte pour se rencontrer, discuter, élaborer des projets ensemble et montrer notre solidarité.

À partir de 15 heures, le film de Tony Gatlif, Liberté, sera projeté.
Liberté, où Tony Gatlif nous plonge dans l’histoire du peuple rrom, ce peuple méconnu et tellement limité dans sa liberté de mouvement, son autonomie ; ce peuple constamment contrôlé, entravé, surveillé, fiché jusqu’à être interné dans des camps français dès avant-guerre, en 1939 et jusqu’en 1946, soit plus d’un an après la Libération. Et exterminés dans des camps nazis.


À 18 heures,  Adrien Moignard, musicien de jazz manouch accompagné par quelques amis, nous fera swinguer, avis aux musiciens d’emporter son instrument pour une belle rencontre…

Pour son procès, au tribunal du vingtième arrondissement le 28 avril à 9h30, La Baraka aussi aura besoin de tous les soutiens.

 Aujourd’hui, les Rroms de la Baraka, comme leurs compatriotes, ont un accès plus que limité au travail (ceseda)1 et aux droits sociaux. Ils sont chassés des terrains et squats qu’ils occupent en famille et jusque des trottoirs et des parcs publics où ils se réfugient. Ouvrir des lieux inutilisés et propriétés bien souvent des municipalités devient un délit, comme cela s’est passé cet hiver à Montreuil.

Les préfectures, notamment celle du 93, interdisent de fait leur territoire et les ministres intentent des procès pour outrage lorsque des citoyens s’expriment sur cette histoire qui se répète en traitant le Préfet Lambert de « véritable Papon de notre époque » et en dénonçant cette trop réelle « politique ultra-raciste ».

La Baraka, un projet de vie et non de survie :

Au 163 rue des Pyrénées, les familles ont ouvert avec des soutiens La Baraka, ce qui a pallié à l’urgence. Désormais nous sommes dans la perspective d’ouverture du lieu aux volontés qui désireraient partager des savoirs et savoirs-faire. Cela pourrait se traduire par l’animation d’ateliers sur place mais également à des propositions de formation, de stages à l’extérieur de la Baraka, afin de briser la ghettoïsation qu’engendre le fait de se cacher pour survivre et non vivre.

La Baraka est un lieu d’habitation dont les occupant-e-s doivent pouvoir selon leurs besoins et leurs envies participer à la vie locale. Ils entendent bénéficier de projets déjà en place et aussi de l’espace, afin de mettre en place leurs projets et de les partager avec les autres parisien-ne-s.

Rappelons que la pérennité du lieu n’est en rien acquise et que nous sommes sous l’effet d’une procédure judiciaire intentée par la mairie de Paris propriétaire des lieux, laquelle, est supposée protéger pour l’instant de l’arbitraire d’une éventuelle expulsion de la part de la Préfecture. Mais aucune proposition de relogement ou de pérennité du lieu n’a clairement été abordée ni par la mairie du 20ème ni par la ville de Paris.

Samedi, sont conviés des musiciens de jazz manouch. Un dessinateur plasticien présentera la bande dessinée qui retrace les deux dernières années de chasse, de lutte et de rencontre de ces familles rroms de Montreuil dont une partie est abritée à la Baraka. Vous êtes conviés à cette fête, à cette rencontre, nous y danserons et des plats traditionnels seront préparés par les familles et proposés à des petits prix. Faites passer le mot, et que vive la Baraka !

le collectif de la Baraka

Expulsions sans l’accord des propriétaires : 270 personnes en Seine-Saint Denis.

In Revue de presse, Rroms, Uncategorized on mars 25, 2011 at 14:49

Alors qu’elles étaient installées sur des terrains appartenant aux mairies de Paris et de Bobigny, les familles rroms ont été expulsées de leur terrain par la préfecture du 93, sans consultation des propriétaires !

Bien que l’article dit 32 ter A/90 de la LOPPSI2 ait été considéré comme anticonstitutionnel, on voit que la préfecture du 93 expulse des habitants en se passant de l’avis des propriétaires. Il aura suffit d’une simple plainte d’ERDF pour raccordement illicite a électricité pour chassé 270 personnes; en invoquant alors des questions de sécurité ils mettent à la rue femmes, et enfants…

Le secteur du pont de Bondy

Après la publication d’un arrêté permettant l’évacuation d’un campement de 270 Roms, dans le secteur du pont de Bondy, à Noisy-le-Sec et Bobigny, la fondation Abbé Pierre dénonce un acte « pris au mépris de la récente décision du Conseil constitutionnel ». Elle demande au préfet l’annulation de cet arrêté.

Selon l’Abbé Pierre, « cet arrêté a été pris au mépris de la récente décision du Conseil constitutionnel de censurer l’art.90 de la loi LOPPSI 2, un article qui visait justement à autoriser les préfets à expulser sans décision de justice les occupants illégaux de locaux ou de terrains en cas de « graves risques » pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques ». En outre, les communes concernées – Paris et Bobigny – n’auraient pas été consultées, et s’étonnent dans un communiqué « de ce manquement aux usages républicains », tout comme le milieu associatif.

source: Le Parisien.

La mairie socialiste de Paris et la mairie communiste de Bobigny ont désapprouvé lundi une évacuation de Roms annoncée par la préfecture de Saint-Saint-Denis. Elles dénoncent son « caractère unilatéral », et demandent à l’Etat une table ronde sur les campements roms.

Quelque 270 personnes, principalement de nationalité roumaine, sont installées sur un terrain, situé sur les communes de Bobigny et Noisy-le-Sec, et propriété des villes de Paris et de Bobigny. « L’arrêté préfectoral se fonde sur une question de sécurité des biens et des personnes, à la suite d’une plainte d’ERDF, pour branchements illégaux sur le réseau électrique », expliquent les deux mairies. « Si nous comprenons les raisons de sécurité qui motivent cet arrêté, nous désapprouvons le caractère unilatéral de cette décision prise sans concertation avec les collectivités locales concernées et les associations qui accompagnent ces populations », ajoutent les municipalités.

Une évacuation « sans solution alternative d’hébergement ne réglera pas le problème », estiment-elles, ajoutant: « Les familles iront s’installer ailleurs et d’autres, à plus au moins long terme, viendront s’y réinstaller ». Les mairies demandent à l’Etat d’organiser « une table ronde au niveau régional et départemental pour un traitement socio-économique des campements roms associant les collectivités locales ».

source: Europe1.fr /AFP