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Saint-Fons après le gazage d’un terrain Rrom par la police; une classe réservée aux Rroms dans un poste de police

In Uncategorized on janvier 29, 2013 at 14:17

Que se passe t-il a Saint-Fons ?

Près de Lyon cette ville fait parler d’elle : Au mois de décembre 2012, suite à un jet de cailloux d’un enfant -au dire des policiers- sur un de leur véhicule, c’est tout le  terrain qui a été saccagé par des policiers armés de matraques, de bombes lacrymogènes, de boucliers et de chiens. Ils sont entrés sur le terrain alors que se déroulait l’anniversaire d’un enfant. Ils ont renversé les bouteilles de limonades, le gâteaux d’anniversaire et la table. Ils sont entrés dans chaque baraque en déversant du gaz lacrymogène à l’intérieur, terrorisant enfants et adultes pris au piège. Enfin ils se sont déchaînés sur les voitures du terrain. Une expédition punitive que couvre leurs supérieurs.

Aujourd’hui c’est encore à Saint-Fons que nous apprenons qu’une classe a été ouverte  pour recevoir les enfants rroms dans un poste de police! D’abord la municipalité avait refusé de scolariser les enfants. Ensuite elle a mis une maîtresse d’école pour leur faire classe unique, non pas dans l’école mais dans un poste de police. Dans le bâtiment, ni eau, ni toilettes ni cantine. Mais d’abord une ségrégation qui semble être assumée et pire encore cela se passe au poste de police. Du jamais vu !

Ici encore la municipalité socialiste et la préfecture semblent se donner la courte-échelle dans l’escalade de la xénophobie anti migrants rroms.

Ci-dessous les articles de Phillippe Alain.

Une classe réservée aux enfants Roms… dans un poste de police

26 janvier 2013 Par philippe alain

Ils sont une vingtaine, ils ont entre 6 et 12 ans et se rendent au poste de police. C’est un policier en uniforme qui leur ouvre la porte. Il s’agit d’une convocation ? Non.  Ils vont en classe. Ce sont tous des enfants Roms.

La ville de Saint-Fons s’est fait connaître pour le traitement policier qu’on inflige aux Roms qui jettent des cailloux: saccage des baraques, casse des voitures et gaz lacrymogène (1). Aujourd’hui, c’est au tour de la municipalité de se distinguer particulièrement pour le traitement qu’elle réserve aux enfants Roms.

Après avoir refusé catégoriquement de scolariser les enfants du bidonville sous prétexte de classes saturées, la sénatrice-maire socialiste, a trouvé une idée extraordinaire pour appliquer la politique d’exclusion prônée par Hollande et Valls: la classe réservée exclusivement aux Roms dans le bâtiment de la police municipale.

On peut difficilement imaginer mieux en termes de ségrégation et de discrimination. En tout cas en France. On a connu pire, c’est vrai, mais c’était en Afrique du Sud du temps de l’apartheid.

Les enfants sont privés de cantine scolaire, probablement pour leur faire comprendre, au cas où ils ne l’auraient pas déjà compris qu’ils ne sont pas vraiment des enfants comme les autres. La mairie leur accorde déjà l’immense faveur de les regrouper dans une salle avec une maîtresse, vous ne croyez pas qu’elle va les nourrir en plus ? Vous prenez les mairies socialistes pour quoi ? C’est pas écrit « Ecole » sur le fronton du  bâtiment, c’est écrit « Police ». Non mais !

En fin de matinée, ils retournent donc dans leurs baraques et reviennent l’après-midi, souvent le ventre vide. Parfois ils sont encadrés par des bénévoles ou des parents. Parfois, ils sont lâchés dans la nature sans personne pour les encadrer. Chaque jour, les enfants doivent ainsi marcher environ 5 kilomètres dans une zone industrielle fréquentée par de nombreux camions pour se rendre au commissariat, pardon, à l’école de la République.

Quand ils arrivent à l’école, c’est un policier qui leur ouvre le bâtiment et qui le referme. Si un enfant arrive en retard, il trouvera porte close, il peut rentrer chez lui. La salle de classe se situe au deuxième étage du bâtiment où il n’y a ni eau, ni toilettes. La vingtaine d’enfants est encadrée par une seule maîtresse. Le plus jeune à 6 ans, le plus âgé 12 ans. Les niveaux scolaires sont donc très différents. Certains sont scolarisés depuis longtemps et parlent bien le français, d’autres viennent d’arriver et ne parlent pas un mot de français. On se demande bien ce que peut faire l’enseignante à part s’arracher les cheveux.

Cette classe a été ouverte avec l’accord du Préfet et de l’Education Nationale. En octobre 2012, le gouvernement a pourtant sorti 3 circulaires pour favoriser la scolarisation des enfants Roms, mais dans le Rhône, les circulaires ministérielles, le préfet s’assoit dessus. Comme celle du 26 août 2012, pourtant signée par 7 ministres. A Lyon et dans sa banlieue, pas un seul terrain n’a fait l’objet d’un diagnostic.

Il est très inquiétant de constater la stratégie du pouvoir actuel dans le traitement de la minorité Rom en France. Le cas de Saint-Fons n’est pas isolé. Il y a quelques jours, on apprenait que le maire,  socialiste lui aussi, de Ris-Orangis parquait les élèves Roms … Dans un gymnase. (2)

L’école est pourtant un des plus puissants facteurs d’intégration qui puisse exister. Cette belle école à la française que le monde entier nous envie. Républicaine, oui, obligatoire, oui, pour les enfants Roms, non.

A Saint-Fons comme dans beaucoup d’autres villes, les socialistes ont aujourd’hui tous les pouvoirs. De la Présidence de la République aux mairies en passant par l’Assemblée Nationale et le Sénat. Il est clair, aujourd’hui, que chacun de ces échelons s’applique consciencieusement à appliquer la politique du gouvernement qui a été parfaitement définie par Manuel Valls :

« Les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou a retourner en Roumanie ». (3)

Vous ne comprenez pas le français ? Et bien, vos enfants n’iront pas dans nos écoles pour l’apprendre. On ne veut pas de vous en France, un point c’est tout. DE-GA-GEZ.

La police gaze des enfants et saccage un camp de roms

12 janvier 2013 Par philippe alain

Mardi 8 janvier, en fin d’après midi plusieurs dizaines de policiers font une descente dans un des plus grands squats de roms de l’agglomération lyonnaise à Saint-Fons. Tout y est: tenues anti-émeute, casques, boucliers, flash-ball, grenades lacrymogène, taser, chiens d’attaque. Pendant une heure, ils vont gazer les habitants et saccager le bidonville pour se venger.

Un peu plus tôt dans l’après-midi, selon certains roms, des enfants auraient jeté des cailloux sur une voiture de police qui s’était introduite sur le parking du terrain privé qu’ils occupent. Voici donc nos braves policiers en tenue de guerre bien décidés à en découdre avec les enfants.

Les policiers commencent par se retrouver au beau milieu d’un anniversaire. Une petite fille fête ses 3 ans et de nombreux enfants sont présents autour d’une table et d’un grand gâteau. Ils dansent au son de la musique tzigane, vêtus de leurs plus beaux habits. Estimant probablement qu’il s’agit là d’un rituel rom inconnu et dangereux, les policiers donnent des coups de pied dans la table et balayent tout ce qui se trouve dessus : bouteilles de soda, gâteau, tout y passe. L’anniversaire, c’est comme le changement, ce n’est pas pour maintenant.

Les policiers ordonnent ensuite à toutes les personnes présentes de rentrer dans leurs cabanes et commencent à y pénétrer une à une. Il s’ensuit de véritables scènes de guerre. « Même dans les films, on n’a jamais vu ça», souligne un habitant.

Marinella est couchée avec ses enfants lorsque deux policiers casqués rentrent dans sa maison. L’un d’entre eux tient dans sa main un bouclier et dans l’autre une bouteille de gaz lacrymogène qu’il vide en aspergeant l’ensemble de la pièce. La maman va se précipiter sur un linge pour couvrir ses enfants. Elle suffoque, ses enfants, eux, étouffent, impossible de respirer et de rester là. Elle se précipite dehors avec eux. Les policiers sont déjà passés à la cabane suivante.

Roberto, 12 ans, raconte: « un policier est arrivé avec un fusil et une lumière sur le fusil. Il a dit : on va revenir vous casser les couilles tous les soirs. En partant, un autre a mis du gaz avec une bouteille blanche. Ca piquait beaucoup la gorge et les yeux, avec mes frères et sœurs on est tous partis dehors, il y avait plein de policiers en noir avec des casques et des boucliers et aussi des chiens.»

Claudia a 18 ans. Elle tient son bébé de 18 mois dans les bras quand un policier arrive vers elle et l’apostrophe violemment : « Il est où celui qui a jeté des pierres sur la voiture ? » Comme tous les habitants, Claudia n’est absolument pas au courant de ce qui s’est passé quelques heures auparavant. Elle jure qu’elle n’en sait rien. La suite est incroyable: « le policier a pris un bidon remplit d’eau et il l’a jeté sur moi et mon bébé en m’insultant. J’étais toute mouillée ».

Le comportement de la police rappelle ensuite des moments biens sombres de notre histoire. Sandu, est seul dans sa cabane. « J’étais en train de ma laver. Un policer est rentré, quand il m’a vu, il a lancé du gaz lacrymogène à hauteur de mon visage et il a refermé la porte. Quand j’ai voulu sortir, je n’ai pas pu. Il bloquait la porte et m’empêchait de sortir. J’ai cru que j’allais mourir. »

Le terrain de Saint Fons est vaste. Après avoir passé en revue toutes les cabanes, réveillant les personnes qui dorment déjà, insultant celles qui ne dorment pas et gazant une bonne partie d’entre elles, les policiers attaquent l’autre partie du terrain avec une sauvagerie incroyable.

Ils se mettent à casser les vitres de toutes les cabanes, méthodiquement, une à une.

Quand ils arrivent à hauteur d’une voiture, ils cassent la lunette arrière. Sacha, 10 ans raconte : « il y avait un gros projecteur qui éclairait tout. Il y avait du bruit et j’ai regardé par la fenêtre. J’ai vu un policier tout en noir qui cassait la voiture avec son bâton. Ensuite, des policiers ont regardé par la fenêtre avec une lampe. Je me suis vite caché sous les couvertures avec ma maman, j’avais peur. Un policier qui avait un casque a mis du gaz par la fenêtre. On ne pouvait plus respirer. Ma maman voulait sortir, mais j’avais trop peur. On a attendu qu’ils partent. »

Les vengeurs casqués continuent à remonter les cabanes. Des portes sont arrachées, des bâches déchirées. Dans un cabane, le repas du soir qui cuit dans un grosse marmite est violemment jeté par terre par un policier. Dans une autre, un homme qui dort est réveillé par le bruit de la porte qu’un policier vient de fracasser : « j’ai ouvert les yeux et un policier avec un casque m’a mis du gaz sur la figure »

Bilan de l’opération : plusieurs dizaines de personnes gazées dont des enfants traumatisés, une femme aspergée d’eau, (qu’est ce qu’on rigole dans la police…), des vitres de cabanes cassées et des portes arrachées. Avant de partir, les policiers ne peuvent s’empêcher de s’exciter sur les voitures garées sur le parking et cassent les rétroviseurs de plusieurs d’entre elles.

Contactée par des journalistes le lendemain de l’opération punitive, la police donne bien évidemment une version toute différente. Selon un communiqué sorti dans la précipitation, « un équipage de police a été victime de jets de projectiles dont un a brisé la lunette arrière du véhicule et atteint le chauffeur. » Soucieux de couvrir immédiatement ses hommes, le commissaire en personne montre à la télévision un véhicule de police dont la vitre arrière est brisée… à deux endroits… Ouaou… Ils sont forts ces roumains. Un projectile, deux impacts. Ils ont inventé le caillou à fragmentation qui se divise en plusieurs parties lors du jet. A moins que ce ne soit un caillou à tête chercheuse qui est rentré dans le véhicule avant d’en ressortir.

Mais les contradictions de la police ne s’arrêtent pas là. Dans une interview donnée à la télévision, le commissaire affirme que suite à l’agression du caillou à fragmentation et à tête chercheuse, des policiers, confrontés à une « vingtaine, voire une trentaine d’individus hostiles », ont fait usage, « à une reprise du gaz lacrymogène » et « dans la foulée, les équipages se sont repliés et ont terminé leur mission. »

Sauf que le communiqué de presse, lui, dit exactement le contraire : « ils ont été dans l’obligation de faire usage du gaz lacrymogène pour les repousser et poursuivre l’opération. » Alors, après le gazage, partis, pas partis les rambos ? Il faudrait que la police accorde ses violons.

Enfin, le communiqué affirme : « une opération de police a été montée de 18.30 à 19.30 afin d’identifier et d’interpeller les auteurs ». Est-ce que quelqu’un a déjà vu une opération de police sans contrôle d’identité ? Surtout quand il s’agit « d’identifier » des individus. Et bien ce soir là, pas une seule personne sur les 200 que compte le campement n’a été contrôlée. Pas une. Pas une seule interpellation non plus. Mais ce n’était visiblement pas le but.

Selon une source policière qui souhaite rester anonyme, il s’agissait de retrouver un lance-missile, pardon un lance-cailloux, un objet qui aurait pu servir à lancer un projectile… En réalité, il s’agissait surtout d’une expédition punitive pour montrer de quel bois se chauffe notre valeureuse police en cette période hivernale.

Ce n’est pas la première fois que la police gaze des enfants roms à Lyon. En novembre 2010, déjà, des policiers avaient utilisé des gaz lacrymogènes contre un squat, envoyant plusieurs personnes à l’hôpital. Les policiers avaient nié les faits et expliqué qu’ils avaient gazé un chien. Cette fois-ci, le commissaire, la Direction Départementale de la Sûreté Urbaine et le préfet en personne sont montés au créneau pour couvrir les policiers qui se font justice eux-mêmes. Tous ont répétés le même message: la police n’a fait que son travail.

Non, messieurs, le travail de la police n’est pas de se venger d’un jet de caillou contre une voiture en gazant à bout portant plusieurs dizaines de personnes dont des enfants.

Non, messieurs, le travail de la police n’est pas de punir des innocents en saccageant des habitats précaires plongeant ainsi dans un misère encore plus grande des dizaines de personnes dont le seul crime est de vivre sur un terrain vague.

Non messieurs, les roms ne sont pas des chiens, que l’on gaze et que l’on chasse à coups de matraque. Ce sont des êtres humains qui ont le droit de vivre dans la dignité comme vous et moi.

Les dirigeants socialistes et Manuel Valls en particulier portent une très lourde responsabilité dans les dérapages successifs contre la minorité rom. Depuis l’élection de François Hollande, on assiste à des comportements pire encore que sous Nicolas Sarkozy : des traques jour et nuit (1), des enfants humiliés et violentés par la police (2), des bébés en garde à vue (3). La liste est longue. En continuant à stigmatiser les roms, en jetant cette population à la vindicte populaire et en couvrant de tels agissements de la part de policiers qui sont censés faire respecter la loi et non la violer, le gouvernement ouvre la porte à des actes beaucoup plus graves. Un vague de racisme sans précédent se développe actuellement en France contre les roms. On se rend compte à travers ce dérapage révoltant qu’elle touche également très largement la police.

Valls, qui rêve d’effectuer le même parcours que Sarkozy emprunte les mêmes chemins nauséabonds et racistes qui ne le mèneront nulle part.

Les roms ont toujours été les boucs-émissaires idéaux pour détourner l’attention des peuples et leur faire oublier l’impuissance de ceux qui nous gouvernent à juguler les crises économiques. En Allemagne, dans les années 1940, déjà, on gazait les roms. C’était dans les chambre à gaz des camps de concentration.

(1) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/110812/enfants-roms-lautre-tweet-de-valerie

(2) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/061012/des-enfants-pourchasses-violentes-et-humilies-par-la-police

(3) http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/050113/un-bebe-en-garde-vue-accuse-d-avoir-mendie

source : mediapart

Extrait de Carnets de Route de Matteo Maximoff, sur ce qu’on appelle aujourd »hui « évacuation d’un campement illicite de roms »

In Uncategorized on décembre 8, 2012 at 15:27

Fin Avril ( …) une importante manifestation de soutien à notre communauté se déroule au lieu-dit « La Boissière » sur la Commune de Rosny-sous bois. cela se passe sur un terrain vague appartenant à l’armée. En voici la raison : La Caisse des dépots et Consignations a acheté ce terrain au Domaine et a obtenu le permis de construire quatre grandes tours pour loger trois a quatre mille personnes. les bulldozers sont arrivés sans prévenir, ont pénétré sur les lieux encore occupés par les Tsiganes et ont détruit les baraques et les véhicules particuliers en blessant au passage une petite fille de six ans. L’irruption a eu lieu sans avis d’expulsion préalable et sans avoir prévu de relogement éventuel.

cette décision a été prise au mépris des occupants, hommes, femmes et de nombreux enfants. la liquidation a été entreprise sans aucun souci de l’ampleur du drame humain qu’elle provoque.

Absurde et horrible attitude de certains responsables immobiliers présents sur le terrain, qui sans pudeur, observent matériels de cuisine, mobiliers, papiers d’identité, vêtements, souvenirs personnels, broyés puis brûlés sous les yeux de leurs propriétaires impuissants. dans l’affolement général, aucun réflexes de défense. Les familles sont restées clouées sur place, effondrées devant ce désastre. ( 1967)

Mateo Maximoff, Carnets de route p231.

Cet extrait du livre de Mateo Maximoff, écrivain tsigane Montreuillois, se réfère a l’année 1967. Tiré du Carnets de Route mis en livre par Gerard Gartner, ce livre retrace la vie des roms des portes de Paris à travers les notes de carnets de l’écrivain rom en langue française, une mine d’information historique.

Visite de Valls à Montreuil …

In Uncategorized on décembre 8, 2012 at 13:47
Dans l'article ci-dessous, Valls explique deux choses 
contradictoires :conscient que les aides aux retours ne 
servent pas a chasser "les indésirables", qui après avoir
visiter leur familles reviennent aux portes de sa ville, 
aux portes de sa maison. Supprimer les aides aux retours 
devient alors une raison économique pour un état en pleine 
crise.
Oui mais par contre il persiste a vouloir "évacuer" les 
campements illicites...Même si cela est dénoncé vivement par
 Amnesty international...et la communauté européenne.

Alors que compte il faire pour ces familles vivant là depuis 
plusieurs années avec d'incessants harcèlements et allés retours ? 
Pourquoi continuer a cultiver un double langage ?
Les occupants de la friche de Montreuil ont été chassés
combien de fois déjà ?
Le mois dernier la police a délivré des OQTF en nombre 
( obligations a quitter le territoire français).Madame Voynet 
a tout fait pour s'en débarrasser, la préfecture 
aussijusqu'à leur interdire les trottoirs de la ville on s'en
souvient... 

Par ailleurs madame le maire était invitée a trinquer avec 
d'autres familles qui fêtaient un prix européen reçu pour 
l'installation d'un gîte sur leur terrain, pour eux aussi elle 
avait tout tenter pour les faire partir, effort perdu devant 
la justice ! Heureusement car aujourd'hui soutenus par des 
habitants, ils ont monté une association Ecodrom et réalisent 
un travail incessant pour leur bonne "intégration"au sein de 
la commune et développent des projets économique culturels et 
sociaux originaux qui portent rapidement leur fruits... 
Et cela en dehors d'une prise en charge contraignante et coûteuse
 des pouvoirs publics qui sert surtout de contrôle social sans 
limites comme dans le cas des "villages d'insertions".

Dire que "le problème c'est la misère" tout en donnant ordre de 
raser les habitats précaires des pauvres en les mettant tout 
simplement à la rue, cela durera combien de temps ?

MONTREUIL (Seine-Saint-Denis), 07 déc 2012 (AFP) - 
Manuel Valls a annoncé vendredi qu'il avait 
"décidé de mettre fin à l'aide au retour" offerte aux
Roms qui acceptent de rentrer dans leur pays d'origine.
    "Les ONG comme les associations, ici ou là-bas, considèrent 
qu'elle a des effets pervers. Nous allons changer un dispositif 
inopérant", a déclaré sans donner de calendrier précis le 
ministre de l'Intérieur à l'occasion d'un déplacement à Montreuil 
(Seine-Saint-Denis).
    Cette aide "crée un circuit entre la Roumanie et notre pays",
 a ajouté M.Valls, qui avait déjà dénoncé en septembre les 
"effets pervers" du dispositif,jugé coûteux et inopérant 
par de nombreux acteurs.
    Selon les associations, la population rom en France --15 à 
20.000 personnes-- reste constante car les expulsés reviennent 
systématiquement.
    Cette aide financière au retour volontaire dans leur pays 
d'origine (300euros par adulte et 100 euros par enfant mineur) 
est versée aux étrangers ayant la nationalité d'un État membre 
de l'UE, comme les Roms, présents en France depuis plus de trois
mois et en situation de grande précarité, qu'ils soient en 
situation irrégulière ou non.
    L'an dernier, plus de 10.600 personnes en ont bénéficié, 
dont 2.000enfants, selon l'Office français de l'immigration et 
de l'intégration (Ofii).
    Le ministre a martelé sa stratégie sur la question rom: 
poursuite des évacuations de campements illégaux, aide aux projets
d'insertion et travail au niveau des pays d'origine.
    Il faut "sortir de la stigmatisation" sur la question rom, 
"ne pas les utiliser comme punching-ball", a-t-il déclaré, en 
appelant l'ensemble des acteurs à "chercher des solutions avec
une palette très large."

    Évacuations des campements sauvages
    A Montreuil, il a visité un bloc de "logements-passerelles", 
des conteneurs colorés où vivent 11 familles roms en attente d'un 
logement pérenne et où elles bénéficient d'un accompagnement social.
    Dans un de ces logements, il a échangé avec un père de famille 
dont les enfants sont scolarisés et qui a un travail. Cet homme a 
assuré ne pas avoir de problèmes de voisinage.
    "Ça prouve que, quand il y a de la dignité, les choses se 
passent bien. 
Le problème, c'est la misère", a commenté M. Valls, justifiant
ainsi le maintien des évacuations de campements illicites.
    "Nous n'accepterons jamais les campements sauvages qui 
mettent en cause le vivre-ensemble", a-t-il déclaré, tout en 
soutenant les initiatives d'insertion "sur de petites unités".
    Les évacuations de camps roms, qui ont jeté au moins 2.000 
personnes sur les routes cet été selon les associations, avaient
fait grincer des dents jusque dans les rangs de la majorité et 
ont valu à la France d'être épinglée par Amnesty International.
    La maire de Montreuil Dominique Voynet (EELV) est allée dans 
son sens. "Les installations sauvages mettent en péril notre
travail et submergent les services de la ville", a-t-elle déclaré.
    Profitant du déplacement du ministre, elle lui a montré un
de ces camps,installés sur un terrain en friche. 
"Si le ministre de l'Intérieur prend une décision 
(pour en expulser les roms), je serai la dernière à m'en plaindre",
a-t-elle dit.
    Mais elle a demandé un effort plus important pour faciliter 
l'accès au marché du travail à ces populations, qui restent soumises 
à un régime dérogatoire pour les citoyens de l'UE, malgré un 
assouplissement à la fin de l'été.
    Dans un petit une-pièce, une jeune mère se disait "heureuse" 
d'avoir un chez-soi mais ajoutait : 
"je veux travailler avec un contrat comme tous les autres. 
Si le ministre veut nous aider, il doit nous donner les papiers."
    chp/ger/sd

Lettre ouverte adressée au Premier ministre par le collectif Romeurope

In Uncategorized on août 18, 2012 at 12:41

Lettre ouverte adressée au Premier ministre par le collectif Romeurope

à Monsieur Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre

Paris, le 14 août 2012,

Monsieur le Premier ministre,

Le Collectif National Droit de l’Homme Romeurope tient à vous exprimer sa grande déception et sa totale incompréhension de la politique de démantèlement de campements menée actuellement par le Ministre de l’Intérieur, qui ne semble pas marquer de rupture avec celles conduites depuis plus de 10 ans par les gouvernements précédents, ce qui amène la Commission européenne à alerter à nouveau les autorités françaises.

Début août, à Lyon, à Paris, à Lille, à Marseille, des évacuations de lieux de vie se sont encore déroulées sans proposition d’accompagnement des personnes expulsées, en termes d’hébergement ou de relogement, et de prise en charge des familles avec enfants, les abandonnant à la rue dans une précarité encore plus grande. Des renvois par charters vers la Roumanie ont été organisés sous couvert de « retours humanitaires » alors qu’ils sont de fait encore effectués sous la contrainte, en l’absence de possibilité immédiate de relogement. En affirmant par voie de presse la nécessité de fermeté dans l’application de décisions de justice, le Ministre de l’Intérieur stigmatise à nouveau les populations roms. Et malgré l’annonce d’une concertation avec les associations pour trouver des solutions, il n’en a rien été sur le terrain lors de ces dernières opérations.

Comme il l’a déjà fait par son courrier du 28 juin dernier, le CNDH Romeurope vous demande l’arrêt immédiat de ces pratiques dont l’inefficacité est reconnue et qui contribuent à rendre plus difficile la recherche de solutions durables.

Ces initiatives ne sont pas conformes aux engagements du Président de la République qui s’est exprimé sur le sujet en faveur d’une politique plus respectueuse des droits de l’Homme et de la dignité. Devant ces situations complexes qui combinent des questions d’habitat insalubre, de précarité, de scolarité, d’accès aux soins, d’emploi,… nous renouvelons notre proposition que se tiennent au plus vite, à l’initiative des préfets, des réunions de travail avec tous les acteurs concernés, Communes, Conseils généraux, Conseils régionaux et associations impliquées auprès de ces familles afin d’examiner chaque situation individuelle et de trouver des solutions pérennes, s’inscrivant dans le droit commun.

Des solutions sont possibles, elles n’attendent que le soutien de l’État. C’est particulièrement le cas avec la levée des mesures transitoires qui limitent l’accès au marché du travail français des ressortissants roumains et bulgares et qui sont un véritable frein à l’insertion de ces citoyens européens.

La problématique de ces familles roms dépasse le cadre du seul ministère de l’Intérieur, elle relève d’abord de la question du logement des personnes précaires et sans ressources, mais aussi de celles des affaires sociales, de l’Éducation nationale et de l’emploi, c’est pourquoi le CNDH Romeurope réaffirme le besoin d’une concertation interministérielle, sous votre autorité, permettant un pilotage et une plus grande cohérence des politiques publiques respectueuses à l’égard de ces ressortissants européens.

Afin de vous présenter plus en détail nos propositions, nous sollicitons un entretien dans les meilleurs délais.

Face à cette actualité préoccupante, vous comprendrez que nous rendions publique notre démarche auprès de vous.

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre très haute considération.

Pour le CNDH Romeurope,

Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme

Roms : « La gauche mène la même politique brutale que la droite »

Sarkozy, Hollande : même combat ? Trois mois après l’élection du candidat socialiste à l’Élysée, les associations d’aide aux migrants disent haut et fort leur colère. Alors que François Hollande leur avait promis, au cours de la campagne, de revoir de fond en comble la politique à l’égard des Roms, les démantèlements de campements illégaux se multiplient depuis la fin juillet. Animateur du collectif Romeurope et vice-président de la Ligue des droits de l’homme, Malik Salemkour répond à FTVi.

• Vous attendiez-vous à ce que les démantèlements de camps de Roms continuent après l’élection d’un président socialiste ?

Malik Salemkour : Évidemment pas. C’est une grande déception. Dans une lettre qu’il nous avait adressée en mars, François Hollande s’était engagé à ce qu’aucune expulsion n’intervienne sans qu’une solution alternative pérenne ne soit trouvée. On a remarqué un ralentissement des démantèlements après l’élection, et puis depuis fin juillet, c’est reparti. On constate une continuité exacte de ce que nous dénonçons depuis des années, c’est-à-dire des expulsions sèches, qui interviennent pendant les vacances, en catimini, sans concertation ni accompagnement… Nous sommes très déçus.

• Il n’y a donc aucune différence, à vos yeux, entre la politique menée par Nicolas Sarkozy et celle menée par François Hollande sur ce dossier ?

La seule différence, c’est que dans la forme, on n’a pas les mêmes discours haineux que nous avons eu à dénoncer ces dernières années. Mais sur le terrain, c’est effectivement la même politique d’expulsion qui est menée, avec la même brutalité.

• Quelles sont, selon vous, les « solutions alternatives » qui doivent être proposées aux Roms avant le démantèlement de leurs campements ?

La première priorité, c’est de leur permettre un accès à l’emploi, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Il faut pour cela lever des mesures transitoires qui leur limitent l’accès au marché du travail. C’est la première condition de leur insertion. Et ensuite, il faut que pour chaque cas de démantèlement, il y ait une concertation en amont, avec les élus, la préfecture, les associations et les personnes concernées, pour voir quels sont les besoins en matière de relogement, de scolarisation des enfants, etc. Ni plus ni moins que ce que prévoit aujourd’hui la législation de droit commun. Là, quand on a un démantèlement, les personnes s’enfuient, reforment des campements un peu plus loin, dans une précarité accentuée. Bref, on déplace le problème, sans le résoudre…

P.-S.

Collectif National Droits de l’Homme Romeurope :

ABCR (Association Biterroise Contre le Racisme) – ALPIL (Action pour l’insertion sociale par le logement) – AMPIL (Action Méditerranéenne Pour l’Insertion sociale par le Logement) – ASAV (Association pour l’accueil des voyageurs) – ASEFRR(Association de Solidarité en Essonne avec les familles roumaines et rroms) – Association Solidarité Roms de Saint-Etienne – CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement) – LA CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués) – CLASSES (Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien des Enfants des Squat) – FNASAT-Gens du voyage – Habitat-Cité – Hors la Rue – LDH (Ligue des Droits de l’Homme) –MDM (Médecins du Monde) – Mouvement catholique des gens du voyage – MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) – ROMAQUITAINE – Rencontres tsiganes – RomActions – Romeurope 94 – Secours catholique (Caritas France) – SICHEM (Service de Coopération Humanitaire pour les Etrangers et les Migrants) – Une famille un toit 44 – URAVIF (Union régionale des associations pour la promotion et la reconnaissance des droits des Tsiganes et des Gens du voyage d’Ile-de-France)

Et le Comité de soutien de Montreuil, le Comité de soutien 92 Sud, le Collectif nantais Romeurope, le Collectif de soutien aux familles rroms de Roumanie, le Collectif Rroms des associations de l’agglomération lyonnaise, le Collectif Romyvelines, le Collectif de soutien aux familles roms de l’agglomération orléanaise, le Collectif des sans-papiers de Melun, le Collectif solidarité Roms et gens du voyage du Nord.

[Source LDH-Toulon]

 

Communiqué d’Alternative libertaire sur la chasse aux roms de Hollande

In Uncategorized on août 18, 2012 at 12:38

Cet été des Roms ont été expulsé-es d’une bonne dizaine de lieux (camps,
squats, bâtiments…). A cela on doit ajouter qu’un charter est parti de
Lyon plein de rentrant-es « volontaires ». Ceux et celles expulsé-es mardi
matin logeaient dans un bâtiment permettant des conditions de vie
décentes et étaient soutenu-es par le voisinage. »

Les conséquences de ces expulsions sont : la perte de toutes les
affaires des personnes expulsées (sauf ce qu’elles peuvent emporter en
un voyage), la mise à la rue de familles entières qui se réinstalleront
plus loin après avoir erré un peu, la déscolarisation des enfants et
surtout la difficulté à continuer la solidarité… Elles ne résolvent
rien et caressent seulement les racistes dans le sens du poil. Les
personnes raccompagnées dans les pays d’origine, où elles sont assez
maltraitées pour préférer la police d’ici, reviendront.

Ceux et celles qui se souviennent des protestations de Valls et Hollande
au moment où Sarko et son gouvernement chassaient les Roms ont la nième
et peu nécessaire confirmation de l’hypocrisie absolue et de la
droitisation du gouvernement actuel.

Ce ne sont pas les urnes qui nous permettront de sortir des situations
de violence et de pauvreté mais bien nos luttes et nos solidarités. Ce
ne sont pas les politiciens qui stigmatisent les personnes étrangères
pour éviter l’unité contre leur propre politique qui feront quoi que ce
soit pour l’égalité mais bien nos actions et nos combats.

Solidarité avec les Roms, partout, hier comme demain.

Alternative libertaire le 16 août 2012

Hollande chasse les roms. Tout un programme !

In Uncategorized on août 18, 2012 at 12:36

Nous avions regardez en février l’émission DIMANCHE + consacré aux Rroms et dont l’invité était François Hollande en campagne. Nous avions été extrêmement choqué : Hollande avait une solution, pour lui le problème étant la circulation des roms, il suffit de les empêcher totalement de circuler, en Europe, en tout cas vers la France.

Jamais on pensait pouvoir entendre ça ! La France a  déjà obtenu une dérogation  pour que roumains et bulgares n’aient pas le droit de circuler librement en France au de la de trois mois de présence ; et que leur accès au travail soit hyper réglementer… Cette dérogation devrait se terminer en 2013-2014, ensuite roumains et bulgares devraient être considérés comme n’importe quel membre de l’union européenne. Et François Hollande propose lui de tout simplement refermer les frontières, ces frontières qui sont censée avoir disparues !

Voilà ce qu’il disait le 12 février 2012 sur canal + :

« L’origine du mal – c’est à dire de cette circulation d’une population qui n’est acceptée nulle part, et qui vit dans des conditions indignes- c’est de na pas avoir fixé une lois européenne pour garder cette population là où elle doit vivre, en Roumanie. (…) Alors ce que nous pouvons faire : des règles européennes pour éviter que nous reconnaissions cette circulation encore et encore. Ensuite qu’il y est des camps qui puissent être de notre propre décision, c’est a dire éviter que cette population s’installe n’importe où. »

Emission de Dimanche+ du 12 février 2012:

http://2012.canalplus.fr/emissions/dimanche?video=593333

 

Alors non seulement le gouvernement de Hollande applique exactement la politique de son prédécesseur tristement célèbre pour La chasse aux roms qu’il a  mené, mais en plus il réclame la fermeture des frontières française a une catégorie bien précise d’européens et leur construire des camps aux frontières ( dit dans la même émission ) de février 2012.

Voilà la vison politique xénophobe de ce candidat élu désormais chef de l’Etat.

collectif contre la xénophobie

 

 

 

Relaxe pour Michel Sitbon

In Uncategorized on avril 7, 2012 at 13:47

Vendredi 6 avril le tribunal de grande instance rendait le délibéré du jugement de Michel Sitbon : Accusé d’injure à fonctionnaire dans l’exercice des ses fonctions pour avoir en pleine Chasse aux Rroms traité le préfet de Seine-Saint-Denis, monsieur Lambert, de « véritable Papon de notre temps » sur le blog du Collectif Contre la Xénophobie.

Michel Sitbon aura été « renvoyé », ce qui signifie relaxé.

Brice Hortefeux, fameux ministre de l’intérieur – lui, condamné pour des propos raciste-  s’était empressé de porter plainte pour injure. Cette plainte a ensuite été reprise par le ministère de l’intérieur alors que le dit ministre n’était plus en fonction suite a ses déboires avec la justice.

Il faut savoir que le ministère de l’intérieur détient un pouvoir particulier : celui de porter plainte sans que sa plainte ne soit étudiée et que le tribunal ne puisse la considérer comme irrecevable. Cette facilité laissée au ministère lui permet alors tous les abus : lui qui n’est pas gêner par les frais de justice que cela entraîne puisqu’ils sont aux frais du contribuable.Lors de l’audience le ministère ne prit même pas la peine d’être représenté. De cette façon il est impossible à l’accusé de demander des dédommagements s’il gagne le procès !

« Dans son jugement, la 17e chambre estime que les propos mis en cause « imputent à Christian Lambert d’appliquer, en sa qualité de préfet, une politique gouvernementale discriminatoire et raciste, tout comme l’avait fait en son temps Maurice Papon ». La justice poursuit en soulignant que ces déclarations portent sur des faits précis, « susceptibles de faire  l’objet d’un débat contradictoire sur la preuve de leur vérité ». En ce sens, elles « ne sauraient ainsi être qualifiées d’injurieux au regard de la définition de l’injure » donnée par la loi.

« La loi du 29 juillet 1981 sur la liberté de la presse définit l’injure comme « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait ». »

Or, des faits: il y en a.

Ils sont connus et dénoncés par de nombreux témoins de la chasse aux rroms. C’est de ce terrible constat qu’est né le Collectif Contre la Xénophobie en aout 2010. D’autres les auront dénoncés :  associations telles que la Voix des Rroms, l’union française d’associations tsiganes (UFAT), la fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les gens du voyage (Fnasaat), l’association nationale des gens du voyage catholique (ANGVC) ont mis en évidence le fichier MENS : fichier illégal de la gendarmerie. Pour n’en citer qu’un !

Dénoncés également les politiques françaises »discriminatoires » par des hautes instances telles le conseil de l’Europe, l’ONU…

Cette relaxe est une bonne nouvelle, la condamnation des faits en serait une bien meilleure !

Collectif Contre la Xénophobie.

Communiqué soif d’Utopies et Sôs Soutiens aux sans-papiers : POUR LA RELAXE DE MICHEL SITBON

In Uncategorized on mars 2, 2012 at 17:10

POUR LA RELAXE DE MICHEL SITBON cité en correctionnelle pour «diffamation » et « injure »
par Hortefeux ! le17/2/ à 13h30, 17e chambre correctionnelle au TGI de Paris

Souvenons-nous ! Eté 2010, lors d’un contrôle un homme est tué par des gendarmes dans le Loir et Cher. Des révoltes embrasent la commune de ST Aignan. La presse, les ténors du gouvernement s’empressent de s’en saisir pour renforcer la chasse aux Rroms à la faveur d’un amalgame entre « gens du voyage », les Rroms et les Roumains.

C’EST LE DISCOURS DE GRENOBLE DE SARKOZY EN AOUT 2010

– Le Ministère s’empare de l’affaire alors aucun Rrom n’est impliqué. Une circulaire ethnique anti-Rrom est signée le 5 aout 2010, suscitant
un tollé en Europe jusqu’à l’ONU le pape et divers cultes.
– La Commissaire européenne Madame Reding, après avoir souligné que les événements « donnent l’impression que des personnes sont renvoyées d’un Etat membre juste parce qu’elles appartiennent à une minorité ethnique », ajoute très simplement : « Je pensais que l’Europe ne serait plus témoin de ce genre de situation après la Seconde Guerre mondiale. » Et elle conclut : « Je suis personnellement convaincue que la Commission n’aura pas d’autre choix que d’ouvrir une procédure d’infraction à l’encontre de la France. »
– Ce texte ordonne la chasse aux Rroms dans toute la France. En un mois ! 130 camps rasés par les policiers et gendarmes, 1000 Rroms expulsés à la hâte en toute illégalité, les gens jetés à la rue, pourchassés comme des criminels. En Seine Saint Denis, le préfet (Lambert) organise la chasse
– A Montreuil, après la destruction de leur camp, des familles Rroms vivant depuis des décennies dans cette commune sont pourchassées pendant des mois par les pandores. Harcelés nuit et jour, elles subissent des traitements inhumains et dégradants : destruction systématique de leurs effets personnels, gazage. Sous la responsabilité de la maire de Montreuil, D.Voynet, un arrêté municipal est apposé sur les trottoirs ordonnant l’« opération de nettoyage et désinfection ». Une course poursuite se termine avec 2 escouades de CRS casqués armés, envoyées par le préfet Lambert sur ces familles et leurs enfants réfugiées dans un square sous la neige en pleine nuit !

Le préfet de Seine Saint Denis avait ordonné l’interdiction de se poser ni sur les trottoirs, ni dans les squares : « marchez, ne restez pas sur
place ». Bien évidemment, de nombreux individus révoltées par ces traitements dégradants apportèrent toute leur solidarité à ces personnes traitées pires que des bêtes ! Parmi eux, Michel Sitbon, présent pendant toutes ces journées indescriptibles. Notre camarade est poursuivi pour « injure» et « diffamation ». Dans un communiqué posté sur son blog , il dénonce ces « crimes de bureau » et compare ces pratiques à celles de Papon.

Papon c’est l’homme condamné par le tribunal de Bordeaux parce qu’il a organisé la rafle de juifs dans cette ville pendant l’occupation. Mais
Papon, c’est aussi l’homme condamné par l’histoire pour avoir été le préfet qui organisa le massacre de centaines d’Algériens le 17 octobre 1961 Qu’à dit ce triste personnage pour se défendre lors de son procès : en tant que fonctionnaire, il n’a fait qu’obéir à des ordres, il ne serait
donc pas responsable. Comment ne pas être outré contre le préfet Lambert qui organise, pour obéir à cette fameuse circulaire du 5 aout 2010, cette chasse à l’homme ? Comment ne pas faire la comparaison avec Papon ?

Monsieur Lambert, vous avez obéi à un ordre inhumain et dégradant, comme Papon en son temps. Pour ne pas susciter cette comparaison, vous auriez dû refuser d’ordonner à des policiers de chasser ces personnes même des trottoirs, pour le seul motif qu’elles sont Rroms. Tout fonctionnaire –qu’il soit préfet, agent d’une préfecture, policier, gendarme… – se doit de désobéir lorsque les ordres donnés sont contraires à la dignité humaine, et mettent la vie des personnes en danger, que se soit en France ou lorsqu’elles sont expulsées. Comme Papon, Monsieur vous êtes redevable devant l’histoire de ce que vous avez fait ces journées de l’hiver 2010.

DES PAPIERS POUR TOUS
LIBERTE DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION
OUVERTURE DES FRONTIERES
FERMETURE ET DESTRUCTION DES CAMPS DE RETENTION

SOIF D’UTOPIES
06 20 91 20 44
soifdutopies@yahoo.fr
SOS SOUTIEN AUX SANS PAPIERS
06 62 17 20 98
rodolphenettier@yahoo.fr

LA TRANQUILLITÉ PUBLIQUE DE MONTREUIL AU-DESSUS DES LOIS ?

In Uncategorized on février 28, 2012 at 16:12

Mais que fait madame Voynet avec sa brigade asvp à Montreuil ?

Hier, lundi27 février, la tranquillité publique de monsieur Hochard et Mika ont outre-passé leur attributions.

Des femmes et des enfants occupaient le local municipal vide du 50 avenue de la résistance (Croix-de Chavaux) depuis vendredi soir. Passé un délais de 48 heures d’occupation, les habitants ne devraient pouvoir être expulsés sans l’avis de la justice.

Mais à Montreuil décidément, la justice n’a pas sa place.

Et la mairie semble assumer en toute tranquillité ces actions musclées et hors la lois ; jusqu’à quand ?

Les femmes ont été mal menées et mise à la rue avec leurs enfants. Le commissaire s’est également déplacé et n’a pas lui non plus pesé de son autorité pour que les choses soient faites dans la légalité : la mairie, si elle ne veut ouvrir ses locaux vide aux sans-abris, doit porter plainte et c’est à la justice de trancher. Nous ne sommes pas au far-west ! Et les cow-boys ultra violents de la police municipale n’ont pas à faire régner leur propre lois par la terreur.

Leur dernière exaction date de mardi 31 janvier où une maison occupée rue de Vincennes, dans le bas-Montreuil a été attaquée par la tranquillité publique : Après avoir cisaillé le portail et viré manu militari les habitants par moins six degrés dehors, en les couvrant d’injures il a fait appel à la police nationale pour disperser le rassemblement de gens choqués par la scène.

Demandons des comptes à nos élus. Ne les laissons pas en nos noms commettre l’irréparable !

collectif contre la xénophobie

PS: La vidéo de la tranquillité publique à l’oeuvre lors de l’expulsion de la maison  » La tourelle » citée ci-dessus:

echec-a-la-tourelle

Chasse aux Rroms : procés du Collectif contre la xénophobie

In Uncategorized on février 24, 2012 at 18:09

La justice est-elle aux ordres ?

Vendredi 17 février, Michel Sitbon, porte-parole du Collectif contre la xénophobie, passait en jugement devant la 17ème chambre correctionnelle de Paris, répondant à une plainte diligentée par le ministère de l’Intérieur, pour avoir « insulté » le Préfet de Seine Saint Denis en dénonçant la politique raciste mise en œuvre vis-à-vis des Rroms.

Les ministres de l’Intérieur, Brice Hortefeux et Claude Guéant ont demandé au Tribunal de Paris, de poursuivre le Collectif contre la xénophobie, pour un texte publié sur son blog, dénonçant la chasse aux Rroms organisée par le Préfet Lambert en Seine Saint Denis. Pratique du bâillon ou théorie des baïonnettes intelligentes : s’agit-il là de faire taire la critique ou de justifier l’obéissance à des ordres criminels ?

La chasse aux Rroms répondant aux instruction présidentielles était pénalement condamnable. Le blog du collectif contre la xénophobie se voulait un observatoire de la politique raciste.

On a pu témoigner de comment les policiers disaient qu’ils n’agissaient que sur les ordres directs du Préfet.

La guerre contre les Rroms était alors déclarée comme telle.

A l’audience, la procureure a reconnu la légitimité d’une critique politique, mais se sera livrée à des découpages de phrases, admettant que certaines parties de phrases auraient été acceptables, mais pas d’autres. Elle aura salué la rigueur intellectuelle du prévenu, mais n’en aura pas moins demandé une peine d’amende.

Aurait été critiquable, selon l’accusation, le fait que le nom du Préfet Papon ait été évoqué pour décrire l’action criminelle du Préfet de Seine Saint Denis aujourd’hui. « Papon » serait une insulte du fait que celui-ci a été condamné pour crime contre l’humanité du fait de sa participation à la déportation de juifs pendant la guerre mondiale. La défense aura invoqué le fait que c’était aussi pour son action en temps que Préfet de la Seine, de 1958 à 1962, et sa politique meurtrière contre les algériens alors. Aura été défendu le droit aux rapprochements historiques : on peut comparer Alexandre à Napoléon, même si le premier ne disposait pas de canons.

La défense conclura que non seulement l’injure n’était pas constituée, mais que la procédure elle-même était une injure faite à l’accusé.

L’accusé a souligné le fait que le Préfet Lambert ait été nommé exprès le 30 juillet 2010, à la suite du discours de Grenoble du Président de la République, pour appliquer une politique de persécution déclarée.

Aura été rappelé qu’une circulaire produite alors par le ministère de l’Intérieur ordonnait de viser spécifiquement les populations Rroms. La France a échappé de peu alors à des poursuites diligentées par la Commission européenne, en retirant la dite circulaire, remplacée par une deuxième qui évitait de mentionner les Rroms, mais n’en visait pas moins l’application de la même politique de persécution de ceux-ci.

Finalement l’accusé aura souligné la nécessité de sanctionner… le ministère de l’intérieur, pour dissuader celui-ci de recourir à ce typique abus de pouvoir lorsqu’il mobilise ainsi indûment la justice contre des citoyens qui ne font qu’exercer leur droit de critique.

Aura été insuffisamment souligné peut-être le fait que cette plainte a été émise contre un citoyen qui s’était distingué pour ouvrir les portes d’un local privé pour que les roms puissent échapper à la chasse sans fin que le ministre et ses Préfets avaient ordonné. Le fait est que cette plainte procédait manifestement du désir de sanctionner un acte de solidarité humaine.

Rappelons ici le fait que ministère de l’Intérieur bénéficie d’un privilège régalien qui lui permet de déposer les plaintes qu’il veut devant le parquet de Paris qui les reçoit automatiquement sans que la validité de celles-ci soient examinées.

A été demandé au tribunal de rétablir les conditions d’un débat démocratique en sanctionnant un ministère qui abuse manifestement de ses pouvoirs. Sera-t-on entendu, ou bien faudra-t-il constater encore une fois que la justice est aux ordres du pouvoir politique ?

La délibération sera rendu le 06 avril 2012.

A Paris, le 22 février 2012

Collectif contre la xénophobie