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Présentation de « Roms & riverains »

In Rroms, Vos infos. on mars 10, 2014 at 12:29
Éric Fassin, Carine Fouteau, Serge Guichard et Aurelie Windels présenteront Roms & riverains à l’invitation de la Librairie du Jeu de Paume le jeudi 13 mars de 19h à 21h.
L’argument est le suivant : ce qui se passe autour des Roms n’est pas l’éternel retour d’une haine du nomade (les Roms bougent surtout parce qu’ils sont chassés.), ce n’est pas identique à ce qui se passe autour des immigrés extra-européens (précisément parce qu’ils sont européens), ce n’est pas non plus la simple répétition de ce qu’on a connu sous Sarkozy (et si c’est pire, c’est que les mesures transitoires touchent à leur fin). Il s’agit ici de race – et non pas simplement de racisme. En effet, parce que les Roms sont (quasi) européens, ils ne peuvent (plus) faire l’objet de discriminations légales. Pour autant, il n’est pas question de les intégrer. En pratique, se met en place aujourd’hui ce qu’on peut appeler « auto-expulsion : on rend la vie impossible aux Roms pour les dissuader de rester ou de venir. Pour justifier la discrimination, il faut supposer, a priori ou a posteriori, une différence radicale – qui seule autorise ce traitement inhumain. C’est en cela qu’il faut bien parler de race. Il n’est donc pas étonnant qu’on retrouve un discours sur la « culture » qui est la forme moderne de la « race » : les Roms sont de nature différente (« ils n’ont pas vocation à rester en France », « ils ont vocation à rentrer dans leur pays » – Manuel Valls). Ce qui est frappant, c’est qu’on ne trouve pas ici de justifications « démocratiques », comme c’est le cas pour l’immigration et l’islam (au nom de l’égalité entre les sexes, ou de la laïcité, ou encore parce qu’à la différence de « nous », « eux » seraient homophobes ou antisémites, autrement dit, antidémocratiques). Le racisme à l’encontre des Roms n’a pas à être justifié : La différence radicale s’impose comme une évidence. Comment fonder une politique de la race, que les principes de la France et de l’Europe interdisent ? En la dépolitisant. La dépolitisation passe par un double déplacement : d’une part, un transfert de l’État aux autorités locales – une municipalisation ; la politique d’État se donne ainsi comme une simple réponse à la demande locale ; d’autre part, en même temps, les autorités municipales revendiquent pareillement de ne pas faire de politique – elles s’abritent derrière une demande populaire : les riverains. Il importe ici d’éviter toute équivoque : il ne s’agit pas de valider ce populisme, mais de montrer comment il s’autorise du peuple. Le riverain n’est pas une catégorie sociologique. C’est une catégorie produite politiquement. Toutefois, elle peut devenir réelle : le riverain, avec l’aide des autorités locales, peut mener des pogroms. Reste une question : si le racisme n’est pas la cause, mais l’effet de la politique (autrement dit, si l’on inverse la logique du populisme), pourquoi nos politiques, en particulier de gauche aujourd’hui, réinventent-ils la race – alors même qu’ils se veulent antiracistes ? L’hypothèse ( banale mais fondée), c’est que le racisme d’Etat (ou sa version municipalisée) est l’envers logique, voire nécessaire, du ralliement de la gauche aux politiques néolibérales.

Éric Fassin, Carine Fouteau,Serge Guichard et Aurelie Windelsprésenteront Roms & riverains (La fabrique éditions, paru le 20 février 2014) à l’invitation de la Librairie du Jeu de Paume (espace éducatif – 1, place de la Concorde 75008 Paris) le jeudi 13 mars de 19h à 21h.

http://www.librairiejeudepaume.org/imagesmagasins/agendaevents/2462687878.jpg

Pour éviter race, mot par trop malsonnant, on admet plutôt que la « question rom » est une affaire de culture. De fait, la culture rom, sorte d’errance sans but dans un paysage d’ordures, de boue et de rats, est difficilement compatible avec « la nôtre ». D’où leur vocation – à ne pas séjourner chez nous, à être expulsés vers leurs pays d’origine où ils trouveront plus facilement leurs marques.

Ce livre montre comment l’État français, empêché par ses propres lois de traiter les Roms, citoyens européens, comme il traite les sans papiers tunisiens ou maliens, délègue aux municipalités la tâche de démolir les camps et de chasser leurs habitants. Il montre comment, pour ce faire, maires et adjoints s’appuient sur un réel ou supposé « ras-le-bol » des riverains. Il montre aussi, circulant comme des fantômes, les enfants roms, par terre avec leur mère sur un carton rue du Temple ou cheminant dans la nuit sur le bord de la nationale pour gagner l’école d’une commune éloignée qui accepte de les recevoir.

Un livre pour voir ce que nous avons chaque jour sous les yeux.

  • Éric Fassin est professeur à Paris 8 (département de Science politique et Centre d’études féminines et d’études de genre) et chercheur à l’IRIS et au LabTop /CRESPPA.
  • Carine Fouteau est journaliste à Mediapart.
  • Serge Guichard est militant, membre fondateur de l’Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines roms (Asefrr).
  • Aurélie Windels est journaliste et coordinatrice du collectif Cette France-là.

Source : http://lafabrique.atheles.org/livres/romsrive…
Source : http://www.librairiejeudepaume.org/agenda.php

Un incendie à Bobigny, une fillette morte.

In Uncategorized, Vos infos. on février 12, 2014 at 17:24

« Ce campement, dit « des Coquetiers » à Bobigny, avait déjà été le théâtre d’un incendie en avril dernier, qui n’avait pas fait de blessés. Pour la maire communiste de la ville, Catherine Peyge, le drame de ce mercredi matin est révélateur de la « grande précarité » dans laquelle vivent ces communautés. L’élue demande dans un communiqué une « rencontre d’urgence » avec la ministre du Logement Cécile Duflot. » ( AFP°

Les incendies ravages les « terrains illicites », les  » squats », on crie après les flammes à « la grande précarité » … Mais :

Pourquoi ces terrains, lieux de vie, sont-ils dit » illicites » ?

Est-que l’occupation, sans droit ni titre justifie que l’on n’ ai pas accès aux fluides ?

Pourquoi leurs habitants n’ont-ils pas accès à l’eau courante ?

Un droit fondamental qui a été demandé maintes fois à la maire de Bobigny, comme à de nombreux maires de communes… Car c’est de leur prérogative de rattacher tous les habitants aux fluides ( eau/électricité)

L’eau le premier élément pour éteindre un incendie domestique…

Pourquoi quand une association travaille à la sécurisation du lieu elle est obligée de le faire  » en cachette » , comme à Grigny, lorsque le PEROU (pôle d’exploration de ressources urbaines) , a posé des extincteurs  » discrètement ».

Melissa, 8 ans est morte, sur ce terrain, dont on se plaignait ici même qu’en septembre les pompiers refusaient de se déplacer alors qu’un homme avait un morceau de bras arraché, qu’il pissait le sang et allait perdre connaissance.

Rappelons que les nombreuses expulsions de terrains, ont augmenté le nombre de personnes dans les endroits plus « stables ». Que c’est cette chassequi favorise les installations rudimentaires…

Encore une expulsion illégale, Rue de Rosny, Montreuil.

In Vos infos. on janvier 25, 2014 at 13:38

Le mercredi 22 janvier 2014, à 6h du matin , la police est venue sortir  du lit les familles d’Ecodrom résidant dans les murs à pêches, 170 rue  de Rosny à Montreuil.

Elle a choisi d’emmener les hommes du campement, c’est à dire 6  personnes, un des hommes n’a pas été emmené par la police car il a  montré son inscription au Pôle Emploi.

La police a laissé les femmes et  les enfants. J’ai vu sur le site de la Cimade que c’est la nouvelle technique : on  n’emmène que les hommes, espérant que les femmes et les enfants suivront.

La présidente de l’association Colette, était présente, avertie par les  habitants du camp, elle a montré la Convention établie avec la  municipalité, permettant l’installation des personnes sur ce terrain,  mais la police n’en a pas tenu compte.

Cette action est d’autant plus inadmissible qu’il s’agit d’un terrain  privé où les familles étaient installées légalement. Une juriste de la Cimade a dit à un adhérent d’Ecodrom que ces  expulsions étaient complètement complètement illégales, mais que seule  une action de grande envergure (des manifestations) pourrait faire  pression sur le gouvernement et sur sa façon de procéder à l’égard des  Roms. Par ailleurs, nous avons appris que les Roms pourraient ne pas être  interpellés à condition d’avoir sur eux la carte d’inscription au Pôle  Emploi. (Depuis le 1er janvier 2014 en effet, fin des mesures  transitoires interdisant l’accès au travail des Roms)

L’action n’a pas traîné, les Roms ont été emmené au Centre de rétention  du Mesnil-Amelot et de là, sans passer devant aucune juridiction, ils  ont été acheminés en Roumanie par avion.

Cette action policière fait suite aux OQTF (Obligation de Quitter le  Territoire Français) que les Roms avaient reçu il y a environ un mois.  Ils ont essayé d’annuler cette OQTF en faisant un aller-retour en  Roumanie et tamponner leur passeport, mais les autorités françaises  n’ayant pas été averties de cette action (lenteur administrative), c’est  comme si les Roms n’avaient rien fait. jeanne Studer, Ecodrom, Montreuil.

Festival « Elles résistent ! »2013. La parole Errante.

In Communiqués, Vos infos. on novembre 18, 2013 at 11:36

Le festival féministe « Elles résistent ! » se déroule du 26 novembre au 1er décembre à la Parole Errante à Montreuil.

Le programme ici: http://www.ellesresistent.free.fr/programme-elles-resistent-2013.pdf

Le 1er décembre, à l’initiative d’Inés de Luna, une rencontre  aura lieu, autours du thème des expulsions, tant des maisons, des terrains, que du pays.
Des femmes vivant en squat, ou expulsées, à la rue, voisines ayant croiser leur chemin, tentent de s’organiser face à cette violence.
Ce temps de discussion, au milieu de l’urgence, leur permettra d’apporter leurs témoignages et de revenir ensemble sur les difficultés rencontrées tant de l’ordre de l’institution que dans les rapports interne au groupe. Ainsi un travail de tissages de liens s’effectue, en dehors de toutes organisations partisanes.
Vous êtes chaleureusement invité à participer à cette rencontre anti raciste et anti sexiste de 14h à 16h à La parole Errante, le premier décembre 2013.
Et pour conclure nous citerons Christianne Taubira lors d’une journée consacrée à Frantz Fannon, qui évoquait les racistes :« Ces gens-là, décidément, n’ont pas d’imagination. Voilà pourquoi ils sont déjà vaincus . Mais nous devons non seulement les vaincre, mais le leur faire savoir. Il faut qu’ils sachent qu’ils sont vaincus, du passé, déjà finis. dévitalisés, desséchés. Il faut que vous ailliez le leur faire savoir, ils sont vaincus. »

Vous pouvez écouter un montage audio de la rencontre sur le blog Radio.graphie : ici.

Emission de radio le jour de la sirène

In Vos infos. on novembre 5, 2013 at 12:39

« Le jour de la sirène » une émission réalisée avec Radio.Graphie et La voix des rroms, tous les premiers mercredi du mois…le jour où retenti la sirène

Mercredi 6 novembre sur Fréquences Paris Plurielles ( 106.3) en direct de 17 heures à 18 heures ce sera la septième émission.

Vous pourrez entendre :

une rencontre avec jean-Claude Lefort enrgistrée à Ivry.

le retours sur les infos avec « un autre regard » : le cas Leonarda, ou l’histoire du kosovo /cas de nombreux Kosovar apatrides de fait. / les anges blonds ou les diables noirs ? diabolisation des familles rroms.

En réécoute ici et ici

Bonne écoute.

Jean Claude Lefort,  » fils de manouche », ancien député s’adresse à Manuel Valls.

In Vos infos. on octobre 9, 2013 at 21:56

C’est dans une tribune de l’Humanité que l’on peut trouver l’interpellation de Jean-Claude Lefort au ministre de l’intérieur.

Jean-Claude Lefort ancien député PC en Val-de-Marne de 1988 à 2007.

Le collectif contre la xénophobie vous le reproduit tels quel dans ces colonnes :

MANUEL, SOUVIENS T’EN…

« Quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.» Par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche.

La tribune:

Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc « vocation », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.

Tu avais «vocation» à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en
 Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort (1), Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient «vocation» à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces «étrangers, et nos frères pourtant»…

Manuel, «on» a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour
 devenir ou être membre de l’Union européenne: 
le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien «aggravée». Et ils ont «vocation» à rester dans leurs pays ou à y revenir? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant. Alors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas? Fuir son pays, tu ne comprends pas? Toi, tu ne comprends pas que personne n’a «vocation» à rester ou revenir dans son pays? Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot «race» va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont.

La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.»

Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour «ça»?

Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus «ces étrangers, et nos frères pourtant».

(1) En 1953

Jean-Claude Lefort

(Source: l’ Humanité)

Quand les pompiers refusent de se déplacer sur un camps de rroms

In Vos infos. on août 31, 2013 at 13:37

Hier, vendredi 30 août, nous étions à Bobigny au terrain dit du coquetier sur lequel la police est intervenue le 27 au matin pour faire un sale boulot : casser des baraques,  et embarquer une dizaine de caravanes à la fourrière. Bousculer les habitants adultes autant qu’enfants.

une expulsion sans solution de relogement de plus 

Ce terrain bordé d’un côté par le metro et de l’autre par la voie ferrée est en fait la proprièté de la RATP, du département et de la mairie de Bobigny.  Si le 27 au matin la totalité des personnes en a été expulsée et a due dormir dehors laissant derrière eux la plus part de leurs affaires, seule les parcelles de la RATP et du département étaient visées par l’arrêté d’expulsion. A un an de la circulaire du 26 août 2012 « relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites » seule trois familles ont été concernées par quelques nuits d’hôtel. Les autres personnes, après avoir passées une nuit sur le fronton de la mairie, ont reussi à retourner sur le terrain inexpulsable.

Aujourd’hui ils tentent de récupérer leur caravanes munis de leur carte grise afin de retrouver leur habitats et les cartables flambants neuf déposés par un ami pour les enfants. Sur ce terrain tous les enfants sont scolarisés et les plus petits sont inscrits à la maternelle. La directrice de l’école Pablo Picasso , Véronique Decker présente lors de l’expulsion raconte ici les évènements. ainsi qu’Amnesty international ici.

Quand les pompiers refusent de se déplacer sur camps de rroms

Mais hier, alors que nous enregistrions des témoignages d’enfants avant leur rentrée scolaire, pour l’émission « Le jour de la sirène » sur FPP 106.3 ( diffusion mercredi 4 septembre  à 17heures ) un  incident est survenu : un homme du terrain est arrivé le bras en sang. Sous la chemise qui cachait sa blessure : un trou béant… Dans la panique générale, des femmes s’évanouissaient, tous le monde criaient, nous avons appelé les pompiers. Quand les pompiers ont compris q’il s’agissait du terrain de rroms, ils ont refusé tout net de se déplacer. Nous avons alors du trouver un véhicule et porter en catastrophe Ali qui s’évanouissait…

Une chance que l’artère n’ait pas été touchée auquel cas  la non venue des pompiers aurait été une véritable catastrophe.

La tache des pompiers est une tache difficile, souvent appelés et parfois sans urgence réelle certe, mais ce dénigrement face à des populations démunies et étrangères n’a rien pour nous rassurer.

[Source : collectif contre la xénophobie ]

Nous reproduisons ici la lettre de Veronique Decker publiée sur Médiapart: 

Maltraitance

Véronique Decker est directrice de l’école Marie Curie à Bobigny. Voici une petite fenêtre ouverte sur la vie au sein de son école:

http://www.icem-pedagogie-freinet.org/blog/189

Véronique Decker a écrit un mail le 28 aout dernier:

 » Hier, le camp ou vivent une partie de ces enfants a été expulsé. Manuel Valls et le préfet sont ravis de cette expulsion qui est  respectueuse de nos principes et fermes en même temps ».

Alors, je vais vous raconter les principes, car pour l’avoir vécu hier  en direct, je cherche et les principes et la fermeté.

Veille de l’expulsion : Amnesty International appelle la préfecture  pour savoir ce qui se passera : la préfecture affirme qu’il n’y a que 12 familles qui seront expulsées, qu’il n’y a pas d’enfants scolarisés  dans ces familles et que trois chambres d’hôtel ont été prévues pour  les familles avec souci de santé. En effet, il n’y a que la moitié du  terrain qui est visé par l’expulsion, et la plupart des gens se sont  déjà regroupés dans la partie non expulsable, qui appartient à la mairie. LA PRÉFECTURE MENT.

Jour de l’expulsion : 7 h du matin. Tout le camp est évacué. La police  refuse de laisser sortir les caravanes. Puis elle accepte. Puis elle  refuse à nouveau sans raison. Puis elle accepte. Dès que les habitants auront garé leur caravane dans la rue pour attendre des solutions  d’urgence, la police va les emmener en fourrière, puisqu’elles sont  garées illégalement dans la rue. LA POLICE HARCÈLE.

8 h du matin. Les habitants du camp et les militants associatifs sont repoussés de l’entrée du camp. Nous nous retrouvons avenue Salvador  Allende et nous décidons de faire une manifestation assise au milieu de la rue. La police bloque la circulation pour nous protéger. Petit à  petit, il fait chaud, les enfants ont faim. Une personne part et va  chercher du pain et de l’eau. Lorsqu’elle revient la police interdit  que le pain et l’eau soient donnés, et elle bloque cette personne loin  de nous. Puis elle accepte. Puis elle refuse lorsqu’une autre personne  va également chercher du pain. Puis elle accepte à nouveau. LES  ENFANTS ONT UNE BIEN ÉTRANGE VISION DE LA PAROLE DE L ÉTAT.

10 h du matin . Nous sommes toujours dans la rue . Lorsque les gens  finissent par avoir envie de faire pipi, la police explique que ceux  qui sortiront du dispositif ne pourront pas y rentrer. Alors les  mamans déplient une couverture, la tendent le long du trottoir, et  s’abritent derrière pour uriner. La police se moque ouvertement de ces  pauvres femmes. Je me tourne vers une policière et je lui demande :
Vous feriez comment à leur place ???

11 h : Une petite fille a fait caca sur elle. Son père me l’apporte,  ne sachant que faire. Deux autres enfants me demandent à aller faire  caca aussi. Je négocie avec la police pour sortir avec trois enfants  et aller jusqu’à mon école, la laver et la changer, et permettre aux  autres de faire caca plutôt dans les WC. La police m’interdit de  sortir, puis accepte mais à condition que je fasse le tour d’un pâté  de maison c’est à dire qu’ils vont m’interdire de prendre la rue qui  va à l’école, m’obligeant à faire le tour de trois rues complètes,  avec deux petites filles mourant d’envie de faire caca, et un bébé de  4 ans pour qui s’est déjà trop tard. LA POLICE ABUSE DU POUVOIR QUE LA  FORCE LUI DONNE.

13 h : La police qui est épuisée comme nous d’être en plein soleil  nous propose de nous installer sous un pont un peu plus loin à  l’ombre. Un homme s’est évanoui. Les pompiers sont venus le chercher.  La préfecture explique qu’ils ont trois chambres d’hôtel, et il y a  plus de 100 personnes sous le pont. Nous attendons. LA PRÉFECTURE MENT ENCORE, car le préfet peut réquisitionner un hébergement et ne le fait pas.

17 h : La policière propose aux gens qui le souhaitent d’appeler le  115. Une famille, dont la femme a le cancer et a des soins lourds  accepte : la policière reste plus d’une heure en attente, avec la  petite musique énervante que tous ceux qui ont appelé le 115  connaissent. Puis le 115 répond qu’en cas d’expulsion, les  hébergements dépendent de la préfecture. La policière appelle la  préfecture. La préfecture lui donne le n° de téléphone de la DDE….qui ne s’occupe pas du tout de l’hébergement et qui de toutes  les façons ferme à 17 h. La policière est dépitée. LA PRÉFECTURE SE  MOQUE DE LA POLICE…

19 h : Les policiers nous disent qu’ils vont partir et qu’ils vont  rétablir la circulation. Ils proposent aux Roms d’aller se faire  héberger dans d’autres camps roms, chez des amis ou dans leur famille. Nous doublons les policiers et nous partons nous installer devant la  mairie. La encore, la préfecture refuse d’ouvrir des hébergements, la  mairie refuse d’ouvrir un gymnase. Les enfants et leurs parents vont  dormir dehors. LE MINISTÈRE DE L ÉDUCATION NATIONALE DIT VEILLER A LA  RENTRÉE SCOLAIRE DES ENFANTS !

20 h : La mairie nous informe que les familles pourront réintégrer la  partie non expulsée du camp à la fin des travaux. Sans date. Peut-être  la semaine prochaine. On ne sait pas.

Mais dans quel état seront ces enfants dans une semaine ?
Physiquement, psychiquement ?
Qui peut croire qu’ils seront disponibles pour apprendre ?
Qui peut croire que réinstaurer des règles de droit avec eux sera  simple ?

LA RENTRÉE DES ÉLÈVES AURA LIEU MARDI 3 SEPTEMBRE. MAIS CELLE DES  ELEVES ROMS ?  »

Véronique Deker m’a ré écrit hier pour m’autoriser à diffuser son mail, elle a ajouté:

« Ici tout a bien fini puisque les familles,  après avoir dormi dehors et perdu caravanes et objets personnels, ont  tout de même réintégré le terrain.
Cordialement;

Véronique DECKER « 

Demande d’expulsion par la municipalité communiste de Grigny. Jugement le 27 août

In Vos infos. on juillet 18, 2013 at 22:46

A Grigny, la mairie communiste à porter plainte pour occupation illicite du terrain de la Folie par les familles -expulsées en avril de Ris-Orangis ( mairie socialiste)… familles pourtant alors soutenue par des militants communistes proches de la mairie de Grigny justement.

Ci-dessous in extenso le dernier texte du journal de l’ambassade du perou ( pôle d’exploration et de ressources urbaines)

Les dérélictions municipales

A Ris-Orangis, nous avons rencontré les militants socialistes. Notamment par tracts, articles, et ouï-dire interposés. En tout premier lieu, le PEROU n’existait pas à leurs yeux : nous n’étions qu’un groupuscule téléguidé par des militants communistes prompts à « instrumentaliser » le « problème Rom » pour, à l’horizon des municipales de 2014, menacer les ambitions socialistes. Sur ce thème ressassé de « l’instrumentalisation », un tract merveilleux était distribué sur les marchés de la ville fin janvier. Titré « Sont-ils devenus fous ?« , il fut reproduit le 2 février sur ce blog pour en colporter la poésie savoureuse (à lire ici).
Puis, ayant saisi que le PEROU était un pays libre et lointain, ces individus dévoués à la cause partisane ont poursuivi leur travail de mépris des réponses constructives que nous pronions, en insultant tant et si bien « les bobos parisiens » que nous ne pouvions manquer d’être que, dans la presse locale, on en venait à lire : « Le représentant de l’association Pérou est complètement fou, il habite dans le XIIe arrondissement, pour lui tout va bien, les problèmes c’est pour nous !« . Cette fine réflexion toujours hantée par la folie, nous l’analysions aussi dans un billet paru le 14 février sur ce blog (à lire ici).
Enfin, nous parvenions à entrer en discussion constructive avec le Maire socialiste, grâce notamment au soutien du Conseil Général – présidé par un socialiste – propriétaire du terrain que nous occupions, et à faire qu’émerge un projet d’insertion ouvert à une quarantaine de personnes. Alors, les militants socialistes se sont tus.Ce projet a bien des défauts : conçu pour un seul tiers des personnes avec lesquelles nous travaillions, il consiste notamment en l’installation des familles dans une « base de vie » temporaire qui, à base de piètres algéco par définition, s’avère située aux confins de la ville, et dont les invraisemblables retards de travaux ont empêché que nous y développions jusqu’à présent le travail d’aménagement que nous souhaitions y faire. Néanmoins, ce projet présente trois qualités majeures :
1. Dans le pays de Manuel Valls, mais sur le territoire européen, il démontre que les roumains n’ont pas vocation à rentrer en Roumanie ;
2. Soutenu par des élus socialistes, il démontre qu’il n’y a pas de « problème Rom » comme l’annonce encore le premier ministre cette semaine, mais que des solutions républicaines ;
3. Dans un département où les expulsions sont légions, et donc la gabegie financière délirante, il démontre qu’il y mieux à faire pour les hommes comme pour le contribuable que de mépriser la loi, et laisser croire que détruire les baraques et chasser les familles est le plus sûr moyen de faire se résorber les bidonvilles.

Chantier de la « base de vie », Ris-Orangis,
terrain dit de l’hippodrome, 10 juillet 2013

A Grigny, nous avons rencontré les militants communistes. Ceux-ci furent partisans de l’action du PEROU à Ris-Orangis tant qu’ils l’interprétaient comme un moyen de clouer au pilori les élus socialistes ; dès lors que nous sommes entrés en relation apaisée avec ces élus, le PEROU est devenu aux yeux des militants communistes un organe parfaitement méprisable, fort étranger et complètement nocif.
Voilà qu’après l’expulsion du 3 avril, les familles se sont retrouvées sur le territoire de Grigny, commune dirigée par une équipe communiste. Le tout premier coup de fil échangé avec un responsable municipal débuta ainsi : « Pourriez-vous nous donner votre adresse exacte à Paris de telle sorte à ce qu’on vous dépose quelques familles en bas de chez vous ? ». Boutade assez peu conviviale qui laissait entendre que, animé par des bobos parisiens écervelés, le PEROU était donc la cause du nouveau « problème » que ces élus rencontraient. Pas rancuniers, nous avions répondu que nous étions conscients des difficultés qu’une telle situation pouvait représenter, et prêts à apporter nos outils de telle sorte à mettre en place un nouveau projet d’insertion, comme la loi l’exige au demeurant (voir ci-dessous le document que nous leur avions fait parvenir le 19 avril). Le 9 mai, nous publiions sur ce blog quelques lignes témoignant du mépris caractérisé de la Mairie à l’endroit de cette proposition (lire ici). Mieux : les militants de terrain colportaient auprès des familles qu’accepter la venue du PEROU dans le bidonville revenait à s’assurer d’une expulsion imminente, misant allègrement et sans la moindre vergogne sur la crédulité des personnes qu’ils prétendaient soutenir.

Nous avions pris acte, et convenu avec les familles de n’agir que discrètement sans irriter la situation – en développant donc conception de CV et colonie de vacance – et en leur suggérant d’abonder dans le sens de leurs interlocuteurs communistes et d’ainsi profiter des liens existant entre ceux-ci et la Mairie pour tenter d’obtenir le minimum vital : une domiciliation, sans laquelle nulle aide médicale n’est possible, et nulle possibilité de trouver un travail envisageable ; la scolarisation des enfants, sans laquelle l’avenir est hypothéqué ; un point d’eau, sans lequel les conditions sanitaires restent déplorables.
Au diapason de l’idéologie de leurs camarades socialistes de Ris, militants et Mairie de Grigny réunis se seront évertués pendant des semaines à raconter que le « problème » s’avère de la responsabilité d’un autre : oubliant de mettre en place un point d’eau sur un terrain asséché, ils se sont notamment pressés d’affréter deux bus pour transporter des familles jusque sur le pavé parisien brûlant afin que celles-ci marchent contre la « politique anti-roms » socialiste ; oubliant de dire aux familles qu’ils n’avaient pour objectif que d’évacuer le terrain de la Folie, ils leurs apprenaient les rudiments de leur science politique, à savoir que la violence est d’Etat socialiste, sinon rien.
Pendant ce temps là, les promesses communistes se sont comme évaporées sous le soleil de plomb, et absolument rien n’est advenu si ce n’est une assignation en référé adressée avant-hier aux familles ahuries, suite à la demande d’expulsion exigée par le propriétaire du terrain, à savoir, CQFD, la Mairie. Une audience est prévue le 27 août, et ô miracle, voilà que le Maire communiste se tourne désormais vers l’Etat socialiste pour le prier de bien vouloir mobiliser ses pelleteuses rutilantes pour les besoins de sa cause. Le tout, évidemment, pour le bonheur des familles qui seront, l’espèrent les édiles, expulsées du bidonville où les conditions sanitaires sont indignes, pouvons nous lire dans l’assignation de 100 pages distribuée à 100 personnes, y compris à des enfants. 10 000 pages de violence politique brute, sans la moindre considération sur ce qu’il peut advenir des personnes. Peut-être rêvent-ils que celles-ci s’établissent quelques mètres plus loin, chez des voisins socialistes pour rire.

Sans la volonté des Maires, nulle réponse constructive n’est envisageable : le financement de projets d’insertion peut se concevoir au niveau européen ; les compétences sociales sont du ressort du Département ; mais le Maire demeure souverain sur son territoire, et parfaitement en mesure de faire opposition à quelque projet que ce soit, tant que la loi demeure si mal défendue. Aujourd’hui, la détermination des Maires quant à l’arrêt des expulsions absurdes et l’application de la circulaire du 26 août est voisine du néant. A l’approche des municipales de l’année prochaine, tout va s’aggravant en la matière. Non que ces Maires, communistes, socialistes ou de quelque autre étiquette que ce soit, s’avèrent d’immondes xénophobes comme d’aucuns s’évertuent à le défendre, dans un camp comme dans l’autre. Mais parce que la peur domine à tel point que, dans un état de déréliction politique avancée où seule gouverne la courbe fantasmagorique des opinions favorables, le bidonville apparaît tel un piège où périront toutes les ambitions politiques des élus en place. Nous plaidons évidemment l’inverse : qu’en rénovant l’art de faire la ville à partir du bidonville, nous pouvons réinventer une politique d’hospitalité dont pourra se targuer tout homme politique carriériste que ce soit.

Mobilier pour colonie de vacances mis en oeuvre par
le collectif d’architectes Polyèdre. 15 juillet 2013
Puisque l’eau n’est pas venue, puisque le soleil
n’a cessé de frapper, et puisque les risques d’incendies
sont ce qu’ils sont, nous avons discrètement fixé cinq
extincteurs aux baraques le 11 juillet.

Dans la 10e circonscription de l’Essonne, à laquelle appartient la ville de Grigny, nous avons rencontré son député, à savoir Malek Boutih. Historique de SOS Racisme, représentant de la loi, celui-ci a qui plus est une vision toute singulière des bidonvilles : à Nanterre, il a passé son enfance dans l’un d’eux. Dans le contexte de mépris de la loi et de violence aveugle qui aujourd’hui a lieu, nous l’avons invité à rencontrer les familles, ce qu’il fera ce soir à 18h30.
Afin que le Parlementaire qu’il est rappelle à ses camarades socialistes chargés d’appliquer la loi que celle-ci existe – une circulaire du 26 août exactement -, et que dans le même mouvement il indique aux élus de sa circonscription, communistes y compris, qu’ils ne sont pas dispensés du respect de la légalité en la matière.
Afin que l’élu de la République qu’il est rappelle que détruire aveuglément ne fait aucun sens, et que ces familles venues du bidonville de Ris-Orangis situé à 800 mètres ont le droit et le désir de vivre et travailler ici – ce que les CV à la conception desquels nous nous affairons ces jours-ci démontreront, s’il en était encore besoin.
Afin que l’ancien gamin d’un bidonville de Nanterre souligne que vivre dans ces conditions n’est ni un choix, ni une fatalité, et que Dolari deviendra à son tour représentant de la Nation Française. A moins que ce surdoué en tout ce qu’il touche ne préfère viser un titre de champion de France de boxe.

Dolari, au cours de Boxe de rue proposé par Rambo,
figure du monde associatif de Grigny, absolument
estomaqué par le talent du champion.
Grigny, 11 juillet, photo : Barbara Landreau

Dernière minute : Nos camarades du collectif Echelle Inconnue – architectes, artistes, et chercheurs de tous poils avec lesquels nous travaillons notamment sur un projet avec des sans-abri à Paris – qui avaient entrepris un travail remarquable dans un bidonville du Havre ont, aujourd’hui même, rencontré violence aveugle et lâcheté, toutes ces grandes vertus politiques contemporaines dont il est question dans ce billet. Ce matin, aux aurores, tout a été dévasté. Le récit, accablant, se lit ici.

PS : Ci-dessous, la note d’intention envoyée à la Mairie de Grigny le 19 avril 2013.

Expulsés tous les jours… Montreuil, Laissez-nous vivre!

In Analyses, Vos infos. on mai 20, 2013 at 17:22

Apres avoir été expulsés de la friche rue de Paris à Montreuil, les familles rroms n’ont pas disparues pour autant, elles cherchent chaque nuits un endroit pour dormir. mercredi dernier, le 8 mai elles se faisait encore dégagées d’un terrain .

 

Photos 1/2 : Déploiement policier en train de chasser sur ordre du préfet Lambert les familles rroms expulsées la semaine dernière du terrain de la friche rue de Paris qui cherchaient à se réfugier sur un autre terrain, comme tous les soirs depuis une semaine .

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montreuil1

Photo 3 :  policiers en civile .

tranquilité publique

photos 4 : Ici c’est la « Tranquillité publique » de Montreuil avec son chef monsieur Hochard et son bras droit .

tranquillité publique 2

photos 5 : la « tranquillité publique »de Montreuil au repos…

Nous rappelons a chacun et chacune de ne pas céder a la pression policière qui tente l’intimidation afin d’empêcher les témoignages et notamment les photos. Il est totalement légal pour quiconque de les prendre en photos dans l’exercice de leur fonction.

Manifestation le 25 mai 15 heures Saint-Michel, Paris.

In Communiqués, Vos infos. on mai 20, 2013 at 13:26

Voici le texte proposé par la plateforme 93 que nous relayons pour un appel à

MANIFESTATION le 25 mai à 15 heures, départ place Saint- Michel direction

Matignon : pour un changement de politique concernant les bidonvilles.

Bidonvilles : le changement c’est urgent !

Quelques milliers de familles roumaines et bulgares (environ 10 000 personnes) vivent en Île-de-France depuis plusieurs années.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’une « invasion » massive et brutale. Toutes fuient la misère et, pour les familles

rroms, une discrimination redoutable dans leurs pays d’origine. Comme toutes les familles immigrées, elles cherchent un avenir pour leurs enfants. La plupart d’entre elles vivent dans des bidonvilles insalubres d’où elles sont régulièrement chassées, voyant détruites leurs maigres affaires, et brisés leurs efforts d’intégration (scolarisation, suivi médical…). Certaines communes continuent impunément à pratiquer des mesures discriminatoires comme le refus de scolarité, pourtant illégal. Les expulsions ne règlent rien. Les familles s’installent quelques kilomètres plus loin.

Leurs conditions de vie sont d’autant plus difficiles et indignes qu’on limite leur accès au travail et qu’on leur

refuse l’accès à l’eau ou l’évacuation des déchets. Ce sont pourtant ces conditions de vie qui servent de prétexte à la stigmatisation par des élus locaux ou nationaux ou qui expliquent le rejet de certains riverains, que certains irresponsables politiques attisent, au risque de conduire à d’odieux affrontements.

Malgré l’engagement de François Hollande alors qu’il était candidat à la Présidence de la République, la publication d’une circulaire au mois d’août 2012 requérant la recherche de solutions alternatives aux bidonvilles et la mission confiée à la DIHAL (Délégation Interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement) pour sa mise en oeuvre, la situation de ces citoyens européens ne fait qu’empirer !

Pour les habitants des bidonvilles comme pour tous les sans-abri et mal-logés

Il est urgent de changer de politique ! Les solutions existent !

L’État, en lien avec les collectivités locales doit les penser et les construire à une échelle régionale

avec les acteurs sociaux et surtout les intéressés eux mêmes.

’État doit cesser immédiatement les destructions de bidonvilles, les expulsions du territoire français et supprimer les mesures transitoires qui limitent l’accès de ces familles à l’emploi. Il doit coordonner la mise en place concrète de solutions de relogement pérenne en lien avec les communes, les conseils généraux et le conseil régional (réquisitions de bâtiments vides, constructions de logements-passerelles…),

pour les habitants des bidonvilles comme pour tous les mal-logés. Des propositions pour l’accès aux droits fondamentaux (scolarisation, emploi, santé, …) sont également nécessaires. Des fonds européens destinés à la résorption de l’habitat indigne sont pour l’instant notoirement sous-utilisés.

Le relogement de ces familles et leur accompagnement social représenterait un effort dérisoire s’il était réfléchi avec elles et coordonné au niveau de la Région Île-de-France. Nous demandons d’urgence un rendez-vous commun

avec M. Jean Marc Ayrault, Premier Ministre,

Mme Cécile Duflot, Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement,

M. Alain Régnier, Délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement et

M. Jean Daubigny, Préfet de la région d’Île-de-France, pour y porter les

revendications et propositions des familles et des associations qui les soutiennent.

Le changement c’est urgent ! Le rendez-vous que nous demandons pourrait être le premier pas dans le nécessaire dialogue à

instaurer entre toutes les parties concernées. Devra suivre rapidement une table ronde à l’échelle régionale rassemblant l’État, les

collectivités locales, des représentants des familles et des associations pour la mise en place de solutions concrètes, dignes, pérennes et équitablement réparties sur le territoire francilien. Pour soutenir ces revendications et cette demande de rendez-vous, nous appelons à une manifestation régionale le samedi 25 mai à 15h

au départ de la place Saint-Michel et en direction de l’Hôtel Matignon.

Associations, collectifs et syndicats : Association de Solidarité en Essonne avec les Familles Roumaines & Roms (ASEFRR), Association Rromeurope,

ASTI 93 (Clichy-Montfermeil), Collectif de soutien aux droits des Rroms de Rosny, Collectif de Soutien aux Rroms du Val Maubuée (77), Collectif

Romyvelines (Membre du collectif Romeurope), Comité de soutien aux Roms et Bulgares turcophones de Bobigny, Comité ATTAC N.91, Décil -Démocratie

citoyenne et citoyenneté locales (Mantes), Droit au Logement (DAL), Ecodrom93, Femmes Plurielles, Intermèdes Robinson, La voix des Rroms, Les Amis

d’un Coin de l’Inde et du Monde (L.A.C.I.M), Ligue des Droits de l’Homme (LDH Paris et 93, Membre du collectif Romeurope), Merilin dans notre Ville

(Noisy-le-Sec), MRAP (91-93-94-Nanterre-Paris, Membre du collectif Romeurope), Équipe CCFD -Terre solidaire de St Denis, Registre des Citoyens du

monde Paris 13, RESF 93, Réseau 1427 (Saint-Denis), Sortir du colonialisme, Union Syndicale Solidaires (91 et 93)

Le collectif contre la xénophobie.

Organisations Politiques : Alternative Libertaire (AL), Europe Écologie-Les Verts Ile-de-France (EELV- 93, 91, IdF), Fédération pour une alternative

sociale et écologique (FASE), Gauche Anticapitaliste (GA), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA, 93, national), Parti Communiste Français (PCF, 91, 93,

national), Parti de Gauche (PG 93 et national)