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Témoignage sur l’arrestation des rroms de la Baraka

In Uncategorized on novembre 25, 2011 at 10:58

Les familles de la Baraka ont occupées un bâtiment du 20ème  et en ont été expulsé sans l’ombre d’une procédure judiciaire.

Ils étaient installés là pourtant depuis plus de 48 heures la police étant passées elle-même le lundi. Mais pas de procédure légale…  Une accusation de dégradation des lieux aura suffit à faire embarquer une majorité d’homme mais pas uniquement au commissariat du 20ème. Ils en sont ressortis avec des OQTF, obligations a quitter le territoire, qui  seront contestées : rappelons que la Roumanie fait partie de l’union européenne depuis 2007 !!

Ci dessous un témoignage d’une habitante du 20ème arrondissement qui connaît bien les familles installées dans le 20ème depuis un an.

Voici les dernières nouvelles des habitants de la Baraka

Hier Mardi 22 novembre 2011 des familles de la Baraka ont été expulsées du 1 rue Florian où elles avaient trouvé refuge depuis jeudi 17 novembre 2011.
La police était passée le samedi 19 novembre 2011 et avait pris l’identité des personnes qui s’étaient installées dans ce squat où quelques artistes avaient leurs ateliers, eux même devant quitter les lieux quand ils auraient vidé les ateliers, pour ce faire ils avaient quelques semaines.
Ce mardi 22 novembre 2011 à 6h40 du matin, 7 cars de police et une voiture balisée sont arrivés et ont vidé les lieux sans violence certes.
Nous étions deux à être témoins (Agnès et moi Galit).
Un des membres de la Baraka m’a téléphoné afin de m’avertir et j’ai immédiatement prévenu certaines personnes susceptibles de leur venir en aide
Nous nous sommes tous retrouvés devant le commissariat rue des Gâtines, Paris 20è.
Nous avons attendu qu’ils soient relâchés jusqu’à midi.
Les hommes ont tous reçu l’ ordre de quitter le territoire sous un mois avec 48h pour faire appel (procédure normale), quelques femmes également, mais pas toutes.
Il y avait des jeunes enfants + nouveau né (un ou deux).
Certaines femmes sont autorisées à rester en France, ce qui revient à dire qu’elles seront seules sans leurs maris et donc encore plus vulnérables.
Les très jeunes filles et enfants étaient effrayés et c’est peu dire.
La police à qui Agnès et moi même avons parlé au 1 rue Florian nous avait assuré qu’il n’y aurait aucun problème et que les familles seraient relâchées sous deux heures après vérification d’identité : MENSONGES !!!!
Nous n’avons pas eu le droit d’accompagner les familles dans le commissariat bien sûr, mais les familles nous ont dit que là, la police était beaucoup moins « cordiale » (qu’avec nous) et que le discours était plus que méprisant.
J’ai pu me rendre compte du mépris de la police lorsque nous attendions le reste des familles toujours retenues à l’intérieur !
Les conditions de relogements ne sont pas convenables, certaines familles ayant des enfants scolarisés se sont retrouvés en hôtel loin de Paris, d’où l’impossibilité pour les enfants de continuer l’école et cela malgré les dires de la maire du 20è à savoir que chaque famille avec enfant scolarisé serait relogée à l’hôtel dans le 20è (promesse non tenue)
Certains ont accepté les conditions précaires de relogement en hôtel et d’autres non, ils sont à la Rue et pour ces familles là, il es très difficile de savoir où ils sont exactement.
Certains sont repartis ou vont repartir en Roumanie, où là aussi, les conditions sont déplorables.
GB

Collectif contre la xénophobie.

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Expulsions sans l’accord des propriétaires : 270 personnes en Seine-Saint Denis.

In Revue de presse, Rroms, Uncategorized on mars 25, 2011 at 14:49

Alors qu’elles étaient installées sur des terrains appartenant aux mairies de Paris et de Bobigny, les familles rroms ont été expulsées de leur terrain par la préfecture du 93, sans consultation des propriétaires !

Bien que l’article dit 32 ter A/90 de la LOPPSI2 ait été considéré comme anticonstitutionnel, on voit que la préfecture du 93 expulse des habitants en se passant de l’avis des propriétaires. Il aura suffit d’une simple plainte d’ERDF pour raccordement illicite a électricité pour chassé 270 personnes; en invoquant alors des questions de sécurité ils mettent à la rue femmes, et enfants…

Le secteur du pont de Bondy

Après la publication d’un arrêté permettant l’évacuation d’un campement de 270 Roms, dans le secteur du pont de Bondy, à Noisy-le-Sec et Bobigny, la fondation Abbé Pierre dénonce un acte « pris au mépris de la récente décision du Conseil constitutionnel ». Elle demande au préfet l’annulation de cet arrêté.

Selon l’Abbé Pierre, « cet arrêté a été pris au mépris de la récente décision du Conseil constitutionnel de censurer l’art.90 de la loi LOPPSI 2, un article qui visait justement à autoriser les préfets à expulser sans décision de justice les occupants illégaux de locaux ou de terrains en cas de « graves risques » pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques ». En outre, les communes concernées – Paris et Bobigny – n’auraient pas été consultées, et s’étonnent dans un communiqué « de ce manquement aux usages républicains », tout comme le milieu associatif.

source: Le Parisien.

La mairie socialiste de Paris et la mairie communiste de Bobigny ont désapprouvé lundi une évacuation de Roms annoncée par la préfecture de Saint-Saint-Denis. Elles dénoncent son « caractère unilatéral », et demandent à l’Etat une table ronde sur les campements roms.

Quelque 270 personnes, principalement de nationalité roumaine, sont installées sur un terrain, situé sur les communes de Bobigny et Noisy-le-Sec, et propriété des villes de Paris et de Bobigny. « L’arrêté préfectoral se fonde sur une question de sécurité des biens et des personnes, à la suite d’une plainte d’ERDF, pour branchements illégaux sur le réseau électrique », expliquent les deux mairies. « Si nous comprenons les raisons de sécurité qui motivent cet arrêté, nous désapprouvons le caractère unilatéral de cette décision prise sans concertation avec les collectivités locales concernées et les associations qui accompagnent ces populations », ajoutent les municipalités.

Une évacuation « sans solution alternative d’hébergement ne réglera pas le problème », estiment-elles, ajoutant: « Les familles iront s’installer ailleurs et d’autres, à plus au moins long terme, viendront s’y réinstaller ». Les mairies demandent à l’Etat d’organiser « une table ronde au niveau régional et départemental pour un traitement socio-économique des campements roms associant les collectivités locales ».

source: Europe1.fr /AFP