contrelaxenophobie

Posts Tagged ‘mairie de Paris’

Fête de la Baraka samedi 23 avril

In Rroms, Uncategorized on avril 22, 2011 at 01:19
Dernière heure :
La Baraka est assignée au tribunal du vingtième arrondissement, le 28 avril à 9h30.
Vous êtes chaleureusement conviés à la FÊTE DE LA BARAKA, dite Maison des rroms, au 163 rue des Pyrénées dans le 20ème.SAMEDI 23 AVRIL de 14 H à 21 H… Métro Gambetta.

Les familles préparent de bonnes choses à manger, un bon prétexte pour se rencontrer, discuter, élaborer des projets ensemble et montrer notre solidarité.

À partir de 15 heures, le film de Tony Gatlif, Liberté, sera projeté.
Liberté, où Tony Gatlif nous plonge dans l’histoire du peuple rrom, ce peuple méconnu et tellement limité dans sa liberté de mouvement, son autonomie ; ce peuple constamment contrôlé, entravé, surveillé, fiché jusqu’à être interné dans des camps français dès avant-guerre, en 1939 et jusqu’en 1946, soit plus d’un an après la Libération. Et exterminés dans des camps nazis.


À 18 heures,  Adrien Moignard, musicien de jazz manouch accompagné par quelques amis, nous fera swinguer, avis aux musiciens d’emporter son instrument pour une belle rencontre…

Pour son procès, au tribunal du vingtième arrondissement le 28 avril à 9h30, La Baraka aussi aura besoin de tous les soutiens.

 Aujourd’hui, les Rroms de la Baraka, comme leurs compatriotes, ont un accès plus que limité au travail (ceseda)1 et aux droits sociaux. Ils sont chassés des terrains et squats qu’ils occupent en famille et jusque des trottoirs et des parcs publics où ils se réfugient. Ouvrir des lieux inutilisés et propriétés bien souvent des municipalités devient un délit, comme cela s’est passé cet hiver à Montreuil.

Les préfectures, notamment celle du 93, interdisent de fait leur territoire et les ministres intentent des procès pour outrage lorsque des citoyens s’expriment sur cette histoire qui se répète en traitant le Préfet Lambert de « véritable Papon de notre époque » et en dénonçant cette trop réelle « politique ultra-raciste ».

La Baraka, un projet de vie et non de survie :

Au 163 rue des Pyrénées, les familles ont ouvert avec des soutiens La Baraka, ce qui a pallié à l’urgence. Désormais nous sommes dans la perspective d’ouverture du lieu aux volontés qui désireraient partager des savoirs et savoirs-faire. Cela pourrait se traduire par l’animation d’ateliers sur place mais également à des propositions de formation, de stages à l’extérieur de la Baraka, afin de briser la ghettoïsation qu’engendre le fait de se cacher pour survivre et non vivre.

La Baraka est un lieu d’habitation dont les occupant-e-s doivent pouvoir selon leurs besoins et leurs envies participer à la vie locale. Ils entendent bénéficier de projets déjà en place et aussi de l’espace, afin de mettre en place leurs projets et de les partager avec les autres parisien-ne-s.

Rappelons que la pérennité du lieu n’est en rien acquise et que nous sommes sous l’effet d’une procédure judiciaire intentée par la mairie de Paris propriétaire des lieux, laquelle, est supposée protéger pour l’instant de l’arbitraire d’une éventuelle expulsion de la part de la Préfecture. Mais aucune proposition de relogement ou de pérennité du lieu n’a clairement été abordée ni par la mairie du 20ème ni par la ville de Paris.

Samedi, sont conviés des musiciens de jazz manouch. Un dessinateur plasticien présentera la bande dessinée qui retrace les deux dernières années de chasse, de lutte et de rencontre de ces familles rroms de Montreuil dont une partie est abritée à la Baraka. Vous êtes conviés à cette fête, à cette rencontre, nous y danserons et des plats traditionnels seront préparés par les familles et proposés à des petits prix. Faites passer le mot, et que vive la Baraka !

le collectif de la Baraka

Publicités

Expulsions sans l’accord des propriétaires : 270 personnes en Seine-Saint Denis.

In Revue de presse, Rroms, Uncategorized on mars 25, 2011 at 14:49

Alors qu’elles étaient installées sur des terrains appartenant aux mairies de Paris et de Bobigny, les familles rroms ont été expulsées de leur terrain par la préfecture du 93, sans consultation des propriétaires !

Bien que l’article dit 32 ter A/90 de la LOPPSI2 ait été considéré comme anticonstitutionnel, on voit que la préfecture du 93 expulse des habitants en se passant de l’avis des propriétaires. Il aura suffit d’une simple plainte d’ERDF pour raccordement illicite a électricité pour chassé 270 personnes; en invoquant alors des questions de sécurité ils mettent à la rue femmes, et enfants…

Le secteur du pont de Bondy

Après la publication d’un arrêté permettant l’évacuation d’un campement de 270 Roms, dans le secteur du pont de Bondy, à Noisy-le-Sec et Bobigny, la fondation Abbé Pierre dénonce un acte « pris au mépris de la récente décision du Conseil constitutionnel ». Elle demande au préfet l’annulation de cet arrêté.

Selon l’Abbé Pierre, « cet arrêté a été pris au mépris de la récente décision du Conseil constitutionnel de censurer l’art.90 de la loi LOPPSI 2, un article qui visait justement à autoriser les préfets à expulser sans décision de justice les occupants illégaux de locaux ou de terrains en cas de « graves risques » pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques ». En outre, les communes concernées – Paris et Bobigny – n’auraient pas été consultées, et s’étonnent dans un communiqué « de ce manquement aux usages républicains », tout comme le milieu associatif.

source: Le Parisien.

La mairie socialiste de Paris et la mairie communiste de Bobigny ont désapprouvé lundi une évacuation de Roms annoncée par la préfecture de Saint-Saint-Denis. Elles dénoncent son « caractère unilatéral », et demandent à l’Etat une table ronde sur les campements roms.

Quelque 270 personnes, principalement de nationalité roumaine, sont installées sur un terrain, situé sur les communes de Bobigny et Noisy-le-Sec, et propriété des villes de Paris et de Bobigny. « L’arrêté préfectoral se fonde sur une question de sécurité des biens et des personnes, à la suite d’une plainte d’ERDF, pour branchements illégaux sur le réseau électrique », expliquent les deux mairies. « Si nous comprenons les raisons de sécurité qui motivent cet arrêté, nous désapprouvons le caractère unilatéral de cette décision prise sans concertation avec les collectivités locales concernées et les associations qui accompagnent ces populations », ajoutent les municipalités.

Une évacuation « sans solution alternative d’hébergement ne réglera pas le problème », estiment-elles, ajoutant: « Les familles iront s’installer ailleurs et d’autres, à plus au moins long terme, viendront s’y réinstaller ». Les mairies demandent à l’Etat d’organiser « une table ronde au niveau régional et départemental pour un traitement socio-économique des campements roms associant les collectivités locales ».

source: Europe1.fr /AFP