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Manifestation le 25 mai 15 heures Saint-Michel, Paris.

In Communiqués, Vos infos. on mai 20, 2013 at 13:26

Voici le texte proposé par la plateforme 93 que nous relayons pour un appel à

MANIFESTATION le 25 mai à 15 heures, départ place Saint- Michel direction

Matignon : pour un changement de politique concernant les bidonvilles.

Bidonvilles : le changement c’est urgent !

Quelques milliers de familles roumaines et bulgares (environ 10 000 personnes) vivent en Île-de-France depuis plusieurs années.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’une « invasion » massive et brutale. Toutes fuient la misère et, pour les familles

rroms, une discrimination redoutable dans leurs pays d’origine. Comme toutes les familles immigrées, elles cherchent un avenir pour leurs enfants. La plupart d’entre elles vivent dans des bidonvilles insalubres d’où elles sont régulièrement chassées, voyant détruites leurs maigres affaires, et brisés leurs efforts d’intégration (scolarisation, suivi médical…). Certaines communes continuent impunément à pratiquer des mesures discriminatoires comme le refus de scolarité, pourtant illégal. Les expulsions ne règlent rien. Les familles s’installent quelques kilomètres plus loin.

Leurs conditions de vie sont d’autant plus difficiles et indignes qu’on limite leur accès au travail et qu’on leur

refuse l’accès à l’eau ou l’évacuation des déchets. Ce sont pourtant ces conditions de vie qui servent de prétexte à la stigmatisation par des élus locaux ou nationaux ou qui expliquent le rejet de certains riverains, que certains irresponsables politiques attisent, au risque de conduire à d’odieux affrontements.

Malgré l’engagement de François Hollande alors qu’il était candidat à la Présidence de la République, la publication d’une circulaire au mois d’août 2012 requérant la recherche de solutions alternatives aux bidonvilles et la mission confiée à la DIHAL (Délégation Interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement) pour sa mise en oeuvre, la situation de ces citoyens européens ne fait qu’empirer !

Pour les habitants des bidonvilles comme pour tous les sans-abri et mal-logés

Il est urgent de changer de politique ! Les solutions existent !

L’État, en lien avec les collectivités locales doit les penser et les construire à une échelle régionale

avec les acteurs sociaux et surtout les intéressés eux mêmes.

’État doit cesser immédiatement les destructions de bidonvilles, les expulsions du territoire français et supprimer les mesures transitoires qui limitent l’accès de ces familles à l’emploi. Il doit coordonner la mise en place concrète de solutions de relogement pérenne en lien avec les communes, les conseils généraux et le conseil régional (réquisitions de bâtiments vides, constructions de logements-passerelles…),

pour les habitants des bidonvilles comme pour tous les mal-logés. Des propositions pour l’accès aux droits fondamentaux (scolarisation, emploi, santé, …) sont également nécessaires. Des fonds européens destinés à la résorption de l’habitat indigne sont pour l’instant notoirement sous-utilisés.

Le relogement de ces familles et leur accompagnement social représenterait un effort dérisoire s’il était réfléchi avec elles et coordonné au niveau de la Région Île-de-France. Nous demandons d’urgence un rendez-vous commun

avec M. Jean Marc Ayrault, Premier Ministre,

Mme Cécile Duflot, Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement,

M. Alain Régnier, Délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement et

M. Jean Daubigny, Préfet de la région d’Île-de-France, pour y porter les

revendications et propositions des familles et des associations qui les soutiennent.

Le changement c’est urgent ! Le rendez-vous que nous demandons pourrait être le premier pas dans le nécessaire dialogue à

instaurer entre toutes les parties concernées. Devra suivre rapidement une table ronde à l’échelle régionale rassemblant l’État, les

collectivités locales, des représentants des familles et des associations pour la mise en place de solutions concrètes, dignes, pérennes et équitablement réparties sur le territoire francilien. Pour soutenir ces revendications et cette demande de rendez-vous, nous appelons à une manifestation régionale le samedi 25 mai à 15h

au départ de la place Saint-Michel et en direction de l’Hôtel Matignon.

Associations, collectifs et syndicats : Association de Solidarité en Essonne avec les Familles Roumaines & Roms (ASEFRR), Association Rromeurope,

ASTI 93 (Clichy-Montfermeil), Collectif de soutien aux droits des Rroms de Rosny, Collectif de Soutien aux Rroms du Val Maubuée (77), Collectif

Romyvelines (Membre du collectif Romeurope), Comité de soutien aux Roms et Bulgares turcophones de Bobigny, Comité ATTAC N.91, Décil -Démocratie

citoyenne et citoyenneté locales (Mantes), Droit au Logement (DAL), Ecodrom93, Femmes Plurielles, Intermèdes Robinson, La voix des Rroms, Les Amis

d’un Coin de l’Inde et du Monde (L.A.C.I.M), Ligue des Droits de l’Homme (LDH Paris et 93, Membre du collectif Romeurope), Merilin dans notre Ville

(Noisy-le-Sec), MRAP (91-93-94-Nanterre-Paris, Membre du collectif Romeurope), Équipe CCFD -Terre solidaire de St Denis, Registre des Citoyens du

monde Paris 13, RESF 93, Réseau 1427 (Saint-Denis), Sortir du colonialisme, Union Syndicale Solidaires (91 et 93)

Le collectif contre la xénophobie.

Organisations Politiques : Alternative Libertaire (AL), Europe Écologie-Les Verts Ile-de-France (EELV- 93, 91, IdF), Fédération pour une alternative

sociale et écologique (FASE), Gauche Anticapitaliste (GA), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA, 93, national), Parti Communiste Français (PCF, 91, 93,

national), Parti de Gauche (PG 93 et national)

Fête de la Baraka samedi 23 avril

In Rroms, Uncategorized on avril 22, 2011 at 01:19
Dernière heure :
La Baraka est assignée au tribunal du vingtième arrondissement, le 28 avril à 9h30.
Vous êtes chaleureusement conviés à la FÊTE DE LA BARAKA, dite Maison des rroms, au 163 rue des Pyrénées dans le 20ème.SAMEDI 23 AVRIL de 14 H à 21 H… Métro Gambetta.

Les familles préparent de bonnes choses à manger, un bon prétexte pour se rencontrer, discuter, élaborer des projets ensemble et montrer notre solidarité.

À partir de 15 heures, le film de Tony Gatlif, Liberté, sera projeté.
Liberté, où Tony Gatlif nous plonge dans l’histoire du peuple rrom, ce peuple méconnu et tellement limité dans sa liberté de mouvement, son autonomie ; ce peuple constamment contrôlé, entravé, surveillé, fiché jusqu’à être interné dans des camps français dès avant-guerre, en 1939 et jusqu’en 1946, soit plus d’un an après la Libération. Et exterminés dans des camps nazis.


À 18 heures,  Adrien Moignard, musicien de jazz manouch accompagné par quelques amis, nous fera swinguer, avis aux musiciens d’emporter son instrument pour une belle rencontre…

Pour son procès, au tribunal du vingtième arrondissement le 28 avril à 9h30, La Baraka aussi aura besoin de tous les soutiens.

 Aujourd’hui, les Rroms de la Baraka, comme leurs compatriotes, ont un accès plus que limité au travail (ceseda)1 et aux droits sociaux. Ils sont chassés des terrains et squats qu’ils occupent en famille et jusque des trottoirs et des parcs publics où ils se réfugient. Ouvrir des lieux inutilisés et propriétés bien souvent des municipalités devient un délit, comme cela s’est passé cet hiver à Montreuil.

Les préfectures, notamment celle du 93, interdisent de fait leur territoire et les ministres intentent des procès pour outrage lorsque des citoyens s’expriment sur cette histoire qui se répète en traitant le Préfet Lambert de « véritable Papon de notre époque » et en dénonçant cette trop réelle « politique ultra-raciste ».

La Baraka, un projet de vie et non de survie :

Au 163 rue des Pyrénées, les familles ont ouvert avec des soutiens La Baraka, ce qui a pallié à l’urgence. Désormais nous sommes dans la perspective d’ouverture du lieu aux volontés qui désireraient partager des savoirs et savoirs-faire. Cela pourrait se traduire par l’animation d’ateliers sur place mais également à des propositions de formation, de stages à l’extérieur de la Baraka, afin de briser la ghettoïsation qu’engendre le fait de se cacher pour survivre et non vivre.

La Baraka est un lieu d’habitation dont les occupant-e-s doivent pouvoir selon leurs besoins et leurs envies participer à la vie locale. Ils entendent bénéficier de projets déjà en place et aussi de l’espace, afin de mettre en place leurs projets et de les partager avec les autres parisien-ne-s.

Rappelons que la pérennité du lieu n’est en rien acquise et que nous sommes sous l’effet d’une procédure judiciaire intentée par la mairie de Paris propriétaire des lieux, laquelle, est supposée protéger pour l’instant de l’arbitraire d’une éventuelle expulsion de la part de la Préfecture. Mais aucune proposition de relogement ou de pérennité du lieu n’a clairement été abordée ni par la mairie du 20ème ni par la ville de Paris.

Samedi, sont conviés des musiciens de jazz manouch. Un dessinateur plasticien présentera la bande dessinée qui retrace les deux dernières années de chasse, de lutte et de rencontre de ces familles rroms de Montreuil dont une partie est abritée à la Baraka. Vous êtes conviés à cette fête, à cette rencontre, nous y danserons et des plats traditionnels seront préparés par les familles et proposés à des petits prix. Faites passer le mot, et que vive la Baraka !

le collectif de la Baraka

Voynet veut contrôler les naissances dans son « village d’insertion » reportage Dimanche+

In Uncategorized on février 16, 2011 at 13:09

« On va mettre pour tout le monde sur le camp une consultation sur la contraception. Parce que si..  Je sais pas comment vous faîtes hein ? Les enfants, y en a tous les mois qui naissent sur le camps. Il fait froid, faut se réchauffer ! » Dominique Voynet.

Quand la gauche utilise les moyens de la droite et le discours de l’extrême.

Le reportage de Dimanche+ commence ainsi : « Dans les trois mois la moitié de ces implantations sauvages auront disparu du territoire français », c’était la déclaration exterminatrice du chef de l’état, Sarkozy !

D’après Médecin du Monde, on n’a fait que déplacer le problème 1, ce qui a pour conséquence directe un suivi médical quasi impossible, et des scolarisations temporaires ou impossibles.

Comment peut-on défendre l’intégration des populations d’un côté, défendre l’enfance et la scolarisation de tous et, de l’autre, ne pas hésiter à évacuer les habitations des familles sur des terrains où elles se sont aménagé un abri ?

Comme ces familles des trottoirs de Montreuil indésirables, évacuées, que la police a pourchassé hors du territoire montreuillois… ou celles « trimballées » qui ont réussi à rester dans la commune… Voilà le sort de beaucoup de familles Rroms dans le 93 et ailleurs.

Dans ce reportage, diffusé sur Canal+ dimanche dernier, on voit la maire de Montreuil-sous-Bois faire la visite de son patrimoine. Reportage bien préparé, pas de mauvaise surprise sur la route.

Madame Voynet n’a aucun problème moral à mettre en avant sa politique de quota ethnique en présentant un camp géré par la municipalité, ces fameux « villages d’insertion » qui permettent de parquer des familles sur critères ethniques !

« C’est pas mal installé, y a de l’éclairage, de l’électricité, de l’eau, des toilettes, les conditions de bases sont à peu près correctes. »

On nous montre un immense parking type super-marché, sans un brin de verdure, ni même un seul arbre… Cela décevra les écologistes de voir cette installation bitumée qui n’a rien d’exemplaire ou d’innovant du point de vue écologique…Mais la maire de Montreuil préfère expulser les installations des rroms aux murs à pêche pour y faire son village écologique…

Ici, sur ce parking, les places sont limitées au point que les naissances ne semblent pas être de bon augure pour madame la Maire : «  Vous êtes jeunes mariés ! Vous êtes jeunes mariés… ( elle n’écoute pas la réponse de l’homme qui lui répond : ca fait déjà environ huit ans) On va mettre pour tout le monde sur le camp une consultation sur la contraception (rires des accompagnateurs) parce que si… Je sais pas comment vous faîtes hein ? Les enfants, y en a tous les mois qui naissent sur le camps. Il fait froid, faut se réchauffer ! »

Que la mairie de Montreuil s’engage à faciliter l’accès aux soins en général pour les familles Rroms, aux planning familiaux qui sont des lieux ressources d’utilité public, et où la contraception est un des thèmes importants abordés, mais pas uniquement, qu’il y ait des consultations médicales, gynécologique au besoin, serait une action utile et nécessaire. Mais, sous entendre qu’il y aurait un taux de natalité trop élevé justifiant les pires thèses d’extrême droite… Sans se demander si ces naissances sont souhaitées ! Cela relève de quoi ?

Puis on la suit pour la visite d’un terrain rue de Rosny (aux murs à pêche) pour lequel elle a demandé l’évacuation des occupants. L’accueil n’y est pas très chaleureux et pour cause, les familles ont été traumatisées par les multiples passages de la police et des hommes de la « Tranquillité publique montreuilloise » – brigade municipale bien connue pour ses évacuations musclées de roms –, et qui n’ont pas hésité à enfoncer les portes des baraques.

Quand un de ses acolytes lui signale qu’il ne reste pas grand monde, elle s’en félicite.

Car comme le révèle l’introduction du reportage, « il reste environ 3500 familles Rroms installées en Seine Saint-Denis» soulignant l’objectif principal d’en limiter le nombre, à Montreuil, comme ailleurs. Les méthodes sont les mêmes : démantèlement des camps, poursuites judiciaires (desquelles la Mairie de Montreuil a été déboutée), chasse aux Rroms vivant à la rue au cours des mois octobre 2010 :

Tandis que la police ordonnait aux familles sans abri de dégager immédiatement le trottoir, le responsable de l’opération d’évacuation urgente précisait qu’il avait l’ordre de les poursuivre indéfiniment, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus sur le territoire de la ville de Montreuil-sous-Bois.

Mme Voynet n’a pas honte de montrer du doigt « le caca humain », ni les déchets qui s’éparpillent effectivement, faute d’avoir un ramassage municipal des ordures ici aussi. En effet, un logis quel qu’il soit de la cabane de fortune à la maison de luxe, nécessite des toilettes. Mais qui pousse ces gens à vivre dans de telles conditions ? Qui les exclut ? Qui les oblige à se cacher pour vivre ? Qui nie leur dignité ?

Elle invite les autres communes a « prendre leur part de responsabilité » comme elle, pour l’installation de « villages d’insertions ». Mais osera-t-elle répondre aux objections des soutiens aux familles Rroms, par ailleurs écologistes ?

Enfin, comme pour signer la décadence morale de cette élue, elle nous livre son sentiment à vocation électorale, pour culpabiliser davantage ces individus qu’elle a assigné au tribunal.

Elle ose leur faire porter le chapeau de son irresponsabilité : elle dit qu’à cause de “ça” ( le bidonville, les Rroms, le caca, les sanitaires non installées, les errements d’une population constamment menacées d’expulsions), elle risque de perdre les élections municipales, et qu’après son mandat ce sera sans doute encore plus dur, « ce sera encore plus violent que vous ne pouvez l’imaginer ». Elle n’a pas honte de leur expliquer qu’elle risque de ne pas être réélue, ignorant des siècles d’histoire qui lient la ville de Montreuil et l’accueil des Rroms.

Pour voir l’émission : http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3354-dimanche.html?vid=424627

(Deuxième partie de l’émission, à partir de 13 minute 50)

[collectif contre la xénophobie d’état.]

1 Avis partagé dans la Une du quotidien du jour Aujourd’hui en France « Rroms : 7 mois après rien n’est réglé ».

 

Ci-dessous une parodie du journal municipal de Montreuil.

Envoyé par un correspondant montreuillois

Appel de la voix des Rroms et de Sôs ô sans papiers

In Uncategorized on septembre 28, 2010 at 20:27

PLUS UN CHARTER DE LA HONTE NE DOIT PARTIR!

Rendez vous jeudi 14h terminal 3 Roissy puis 15h terminal 2F.

Les rafles et charters ethniques de Rroms continuent malgré les condamnations unanimes du monde entier et de l’ONU.

LA VOIX DES RROMS ET SôS SOUTIEN ô SANS PAPIERS APPELLENT A STOPPER IMMEDIATEMENT ET PAR TOUS MOYENS CES CHARTERS ETHNIQUES.

Le peuple Rroms ballotté dans cette Europe aux réflexes identitaires et ouvertement xénophobe, est stigmatisé, criminalisé,pourchassé, expulsé de partout ! Un peuple entier discriminé Nous appelons le gouvernement Roumain à réaffirmer son indépendance et son appartenance pleine et entière à l’U.E. sans conditions, comme il l’a fait au dernier sommet de Bruxelles.

LIBRE CIRCULATION ET INSTALLATION, MEME DROITS SOCIAUX ET ACCES AU TRAVAIL POUR TOUS LES RROMS, CITOYENS DE L’U.E.

PLUS UN VOL NE DOIT PARTIR ! Nous ne pouvons assister passivement à ces expulsions ethniques… Le charter du 30 septembre ne partira pas… A qui le prochain tour ?

Art.35 Constitution de l’An I « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

La Voix des Rroms et SôS Soutien ô Sans Papiers, appellent à une très forte mobilisation dans les aéroports et dans toutes les villes.

Rendez vous jeudi 30 septembre à14h terminal 3 Roissy puis 15h terminal 2F

Contacts tel :

La voix des roms : 06 68 10 72 27 sôs soutien ô sans papiers : 06 37 60 80 27