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Un squat de Roms évacué à Lyon au lendemain d’un incendie

In Uncategorized on mai 15, 2013 at 22:47

mardi 14 mai 2013 14h14

LYON (Reuters) – Les forces de l’ordre ont procédé mardi matin à l’évacuation d’un squat occupé par une trentaine de Roms à Saint-Priest, en banlieue lyonnaise, au lendemain de l’incendie meurtrier survenu dans un autre immeuble de la région occupé illégalement.

Cette évacuation, qui a duré deux heures et qui fait suite à une décision de justice du 26 novembre 2012, s’est déroulée sans incident, a précisé la préfecture du Rhône.

Le groupe de Roms, qui compte quinze enfants, s’était installé dans l’ancienne usine Berliet désaffectée de Saint-Priest en septembre dernier. Ils ont été recueillis par le père Matthieu Thouvenot, curé de la paroisse du quartier de Gerland à Lyon, qui avait déjà hébergé une cinquantaine de Roms expulsés d’un campement sauvage début avril.

Cette expulsion survient au lendemain d’un incendie survenu dans une usine désaffectée du 8e arrondissement de Lyon squattée par des Roms et qui a provoqué la mort de trois personnes dans la nuit de dimanche à lundi.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a annoncé la poursuite des expulsions, seule « solution face à ces situations qui mettent en danger les occupants ».

L’évacuation du squat mardi matin devrait être suivie par d’autres dans les jours qui viennent. L’agglomération lyonnaise compte une quarantaine de squats occupés par des familles Roms.

Les associations, dont le Mrap et Médecins du Monde, qui soutiennent ces familles, ont dénoncé la position de la préfecture du Rhône qui, selon elles, « viole la loi européenne et la décision rendue le 4 avril par le tribunal administratif de Lyon qui l’oblige à reloger les familles avec enfants ».

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Témoignage sur l’arrestation des rroms de la Baraka

In Uncategorized on novembre 25, 2011 at 10:58

Les familles de la Baraka ont occupées un bâtiment du 20ème  et en ont été expulsé sans l’ombre d’une procédure judiciaire.

Ils étaient installés là pourtant depuis plus de 48 heures la police étant passées elle-même le lundi. Mais pas de procédure légale…  Une accusation de dégradation des lieux aura suffit à faire embarquer une majorité d’homme mais pas uniquement au commissariat du 20ème. Ils en sont ressortis avec des OQTF, obligations a quitter le territoire, qui  seront contestées : rappelons que la Roumanie fait partie de l’union européenne depuis 2007 !!

Ci dessous un témoignage d’une habitante du 20ème arrondissement qui connaît bien les familles installées dans le 20ème depuis un an.

Voici les dernières nouvelles des habitants de la Baraka

Hier Mardi 22 novembre 2011 des familles de la Baraka ont été expulsées du 1 rue Florian où elles avaient trouvé refuge depuis jeudi 17 novembre 2011.
La police était passée le samedi 19 novembre 2011 et avait pris l’identité des personnes qui s’étaient installées dans ce squat où quelques artistes avaient leurs ateliers, eux même devant quitter les lieux quand ils auraient vidé les ateliers, pour ce faire ils avaient quelques semaines.
Ce mardi 22 novembre 2011 à 6h40 du matin, 7 cars de police et une voiture balisée sont arrivés et ont vidé les lieux sans violence certes.
Nous étions deux à être témoins (Agnès et moi Galit).
Un des membres de la Baraka m’a téléphoné afin de m’avertir et j’ai immédiatement prévenu certaines personnes susceptibles de leur venir en aide
Nous nous sommes tous retrouvés devant le commissariat rue des Gâtines, Paris 20è.
Nous avons attendu qu’ils soient relâchés jusqu’à midi.
Les hommes ont tous reçu l’ ordre de quitter le territoire sous un mois avec 48h pour faire appel (procédure normale), quelques femmes également, mais pas toutes.
Il y avait des jeunes enfants + nouveau né (un ou deux).
Certaines femmes sont autorisées à rester en France, ce qui revient à dire qu’elles seront seules sans leurs maris et donc encore plus vulnérables.
Les très jeunes filles et enfants étaient effrayés et c’est peu dire.
La police à qui Agnès et moi même avons parlé au 1 rue Florian nous avait assuré qu’il n’y aurait aucun problème et que les familles seraient relâchées sous deux heures après vérification d’identité : MENSONGES !!!!
Nous n’avons pas eu le droit d’accompagner les familles dans le commissariat bien sûr, mais les familles nous ont dit que là, la police était beaucoup moins « cordiale » (qu’avec nous) et que le discours était plus que méprisant.
J’ai pu me rendre compte du mépris de la police lorsque nous attendions le reste des familles toujours retenues à l’intérieur !
Les conditions de relogements ne sont pas convenables, certaines familles ayant des enfants scolarisés se sont retrouvés en hôtel loin de Paris, d’où l’impossibilité pour les enfants de continuer l’école et cela malgré les dires de la maire du 20è à savoir que chaque famille avec enfant scolarisé serait relogée à l’hôtel dans le 20è (promesse non tenue)
Certains ont accepté les conditions précaires de relogement en hôtel et d’autres non, ils sont à la Rue et pour ces familles là, il es très difficile de savoir où ils sont exactement.
Certains sont repartis ou vont repartir en Roumanie, où là aussi, les conditions sont déplorables.
GB

Collectif contre la xénophobie.