contrelaxenophobie

Témoignage du mediateur scolaire du bidonville de La folie à Bobigny.

In contre la xenophobie on juillet 26, 2015 at 12:30

Témoignage de Baptiste PASCAL D’AUDAUX, qui raconte la journée du 21 Juillet. Médiateur scolaire à l’ASET 93, l’auteur de ce récit tient à préciser clairement que ce témoignage n’engage que sa personne. 

bidonville La folie Bobigny / Expulsion/ Photo: BSB

bidonville La folie Bobigny / Expulsion/ Photo: BSB

Le tribunal de grande instance de Bobigny a ordonné le 1er décembre 2014 l’évacuation du bidonville de la Folie à Bobigny, en donnant un délai jusqu’à la fin de l’année scolaire.

A partir d’une semaine avant l’expulsion la police est passée tous les jours sur le terrain pour prévenir les familles de l’expulsion prévue le mardi 21 Juillet au matin.

Lundi 20

J’étais présent et ai pu échanger avec les policiers demandant aux familles de faire leurs bagages, les prévenant que le lendemain ils n’auraient pas le temps de rassembler leurs affaires.

La sénatrice Aline Archimbaud a eu le préfet Normand (directeur du projet « campements illicites » à la préfecture de la région IdF) au téléphone pour lui demander d’appliquer la loi de mise à l’abri des personnes. Il lui a affirmé qu’il ferait le point avec le préfet Galli.

Mardi 21

            Avant l’arrivée de la police 

Il restait une cinquantaine de personnes sur le terrain. Les autres étaient partis les jours précédents. Une trentaine de militants étaient aussi présents; merci à eux, vraiment.

Les familles aidées par les volontaires des « Enfants du canal » essayaient de joindre le 115. La coordinatrice du projet Romcivic a parlé avec une personne du 115 pour lui expliquer la situation. La personne du 115 lui a demandé de ne plus appeler le temps qu’elle contacte la Drihl pour savoir si des solutions de mise à l’abri étaient prévues. 15 min plus tard confirmation du 115 que la DRIHL n’a rien prévu.

Vers 10h30 policiers et gendarmes mobiles sont arrivés, je dirais au moins 50.

Le préfet de la Seine-Saint-Denis M. Galli était là en personne et a beaucoup parlé avec la presse.

Le préfet délégué à l’égalité des chances M. Leschi était également présent.

             La question du relogement 

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Expulsion du bidonville de La folie Bobigny. Photo: BSB

Des travailleurs sociaux mandatés par la Dihal sensés trouver des solutions pour les cas d’urgence (dixit le préfet Galli) étaient présents. Ce n’est que 25 min après l’arrivée de la police que j’ai été informé qu’ils étaient présents. Ces trois travailleurs sociaux attendaient patiemment au côté des CRS et ne voulaient parler qu’à un autre travailleur social…

Si nous n’étions pas intervenus ils n’auraient rien fait!

Ils m’ont demandé de leur signaler les cas les plus fragiles. Ils n’avaient absolument rien à proposer si ce n’est de piocher dans les hébergements 115. Le seul message qu’ils m’ont fait passer est qu’il fallait se dépêcher (sic) et que plus je donnais de noms moins de personnes seraient prises en charge.

Ils ont recensé les cas suivant :

– Une femme célibataire enceinte de 7 mois et sa grand-mère malade

– Un couple avec deux enfants de 5 et 10 ans

– Un couple avec deux enfants de 2 et 3 ans.

– Un couple âgé.

Ils ont refusé de me donner leurs coordonnées, j’ai donc donné les miennes pour faire le lien avec les familles contre la promesse de leur appel.

Tiraillé entre le sentiment de faire le boulot de sélection à leur place et la volonté d’aider les personnes les plus vulnérables présentes au moment de l’évacuation, j’ai joué le jeu avec un pragmatisme qui me rébute.

            Une après-midi d’errance 

La police a poussé les personnes restantes le long de la N3 jusqu’après le pont de chemin de fer pour, je cite, éviter les suicides.

Grâce aux volontaires des Enfants du canal et à M. B. la vingtaine de personnes restante, dont 7 enfants, ont été manger et se reposer dans le parc de la Villette.

Pendant ce temps là, la coordinatrice du projet Romcivic a téléphoné au SIAO 93, au SIAO urgence, au SIAO famille, etc, sans aucun résultat.

J’ai réussi à joindre le 115 du 93. Ils m’ont confirmé que la DRIHL avaient bien transmis la liste faite le matin. MAIS, contrairement à ce que j’avais compris le matin, les familles n’étaient AUCUNEMMENT prioritaires, simplement inscrites au 115 comme après un simple appel téléphonique.

            La nuit dans le parc de la Bergère à Bobigny 

Aux alentours de 17h nous avons expliqué aux familles que nous n’avions plus rien à leur proposer, si ce n’est d’attendre l’éventuel coup de fil du 115 pour les personnes listées.

Elles ont choisi de rejoindre la quinzaine de personne qui a passé la journée dans le parc de Bobigny.

Je les ai quitté à 19H30, ils s’apprêtaient à y passer la nuit.

            Bilan de l’intervention de la DRIHL 

Seule une famille a obtenu un hôtel à 20h, mais aucunement du fait de l’intervention de la DRIHL, simplement car ils ont régulièrement un hôtel, ceci depuis bien avant l’expulsion.

La femme enceinte, le couple de personnes âgées et la famille avec enfants de 2 et 3 ans ont dormi dehors aux côtés d’autres familles qui étaient parti avant que nous apprenions la présence de la Drihl lors de l’expulsion.

Une trentaine de personne a dormi dehors, une dizaine d’autres dans leur voiture. Apparemment certains des Roumains qui habitaient à La Folie auraient rejoint un bidonville à Montreuil.

Je m’en veux de n’avoir pas été plus exigent auprès de la Drihl, et de les avoir cru, mais entre les CRS, les caméras et les bulldozers la discussion fut brève.

Baptiste PASCAL D’AUDAUX, médiateur de l’ASET 93.

Expulsion Bobigny : Retours sur le discours des préfets Leschi et Galli

In Analyses on juillet 23, 2015 at 18:48
C’est en lisant hier soir l’article publié dans Le Monde (ci-dessous reproduit) qu’il est apparu évident de devoir publier un article sur l’expulsion du bidonville de La Folie à Bobigny qui a eu lieu hier en fin de matinée. L’expulsion du terrain met en lumière les failles des discours officiels. Discours policier néanmoins bien rodé et évidemment relayé.
L’article du Monde écrit par une journaliste de l’AFP illustré d’une photographie d’archive qui n’a pas été prise hier matin à Bobigny est l’un des transmetteurs de ces petits mensonges officiels qui rendent la vie plus douce et les évacuations de terrain moins pénibles… pour l’administration.
Le photographe de l’AFP, car il y en avait un même si ce n’est pas ses photos qui ont été publiées, est le seul à être arrivé en même temps que la police. Il était bien mieux informé.

photo: BSB la_folie_21juill2015_bsb_14

Une cinquantaine d’habitants du bidonville étaient encore devant le terrain à l’arrivée massive de policiers, de fonctionnaires préfectoraux, et autre ribambelle de gestionnaires.
Les familles accompagnées par une dizaine de jeunes gens en service civique au Enfants du Canal depuis à peine un mois pour la plupart – découvrant pour la première fois de leur vie les méandres d’une expulsion –, tentaient de joindre le 115 afin de trouver un hébergement d’urgence face à la situation.

Quelques citoyens solidaires étaient également présents et démunis.
Une journaliste envoyée par LCI était là ainsi qu’un travailleur social de l’ASSET, accompagnateur à la scolarité sur plusieurs terrains d’Île-de-France, notamment auprès des enfants de ce bidonville.

Les familles qui restent ainsi jusqu’au dernier jour d’une expulsion sont les plus démunies, c’est qu’elles ne savent pas où aller. Pour dire leur dénuement, elles avaient passé toute la journée d’hier à écorcher les coquilles des caravanes afin d’en récupérer le revêtement en aluminium qui se vend 85 centimes le kilo.
Le préfet Galli est arrivé en trombe avec une caméra Go-Pro vissé sur la tête, tel un policier de terrain. Sept camions de gendarmerie et une cinquantaine de gendarmes en gilet pare-balles se sont déployés face au terrain, empêchant toute circulation

Ils étaient accompagnés de la police nationale de Bobigny ainsi que des fonctionnaires de la BAC venus pour ouvrir toutes caravanes et baraques fermées.
Des photographes avec le brassard de la police ont quant à eux mitraillé le terrain abandonné pendant plus d’une heure.

En plus du préfet Galli, il y avait le préfet de la direction régionale et interdépartementale pour l’hébergement et le logement (Drihl), monsieur Didier Leschi. Ce dernier déclarait aux micros tendus qu’il était là pour « proposer des solutions d’urgence aux plus vulnérables », ce que retranscrit tel quel l’article de l’AFP. Présent jusqu’à la fin de l’expulsion, il n’a cependant pas daigné se signaler aux familles démunies ni au travailleur social, ni même aux jeunes gens des Enfants du Canal qui continuaient à appeler sans succès le 115.

Dans la matinée, quelques-uns ont réussi à joindre le service d’hébergement d’urgence qui leur a annoncé que s’il s’agissait d’une expulsion, alors la préfecture les aurait prévenus et qu’ils n’avaient pas été prévenus… Mettant un temps en doute le fait qu’une expulsion aurait lieu ce matin. Ils conseillèrent d’attendre que la Drihl prenne en charge toutes ces familles ensemble. Enfin un autre coup de téléphone de leur part annonça qu’il fallait reprendre patiemment les appels individuels au 115, puisque la Drhil n’avait pu leur réserver aucune place, ce que firent familles et jeunes en service civique, durant toute la journée.

C’est donc sur fond de la fameuse musique du 115 que monsieur Leschi, à quatre mètres de là, déclarait que tout était fait et qu’il était là pour ça.
Un monsieur, citoyen lambda, vint lui signaler une femme enceinte avec des problèmes de santé, le préfet lui ayant indiqué les fonctionnaires prévus à cet effet.

À la question : « Pourquoi n’avez-vous pas fait le nécessaire ? », monsieur Leschi répond courtoisement : « On attend qu’on nous le demande. » — Ils appellent le 115 là. — Bah c’est ça, ils doivent appeler le 115. — Mais vous ne faites pas quelque chose de votre côté ?
Réponse bien calibrée : « Eh bien on regarde les situations individuelles mais la difficulté qu’on a eue ici c’est que les travailleurs sociaux n’ont pas pu rentrer, parce que quand ils ont voulu faire le diagnostic social, ils se sont fait agresser. Donc ils se sont retirés. » — Bah pas tous, il y en a là. — Ah bah il faut nous les présenter, non ça c’est pas des travailleurs sociaux, les Enfants du Canal, c’est ça dont vous parlez ? — Il y a aussi un travailleur social de l’ASSET. — Bah nous sommes des travailleurs sociaux aussi. Donc la question c’est que nos listes sont imparfaites, et donc il faut qu’on regarde. — Ils ont fait une liste là. — Eh bé on est là pour ça. — Mais vous ne signalez pas aux gens que vous êtes là pour ça ? — Mais ils le savent. Vous savez les Enfants du Canal on les finance, donc ils le savent parfaitement. C’est une association financée par la préfecture. — C’est pas écrit sur votre veste ! — Oh ils nous connaissent, ne vous inquiétez pas.

Voilà un dialogue fort inquiétant. qui ne s’arrête pas là.

Et monsieur Leschi de poursuivre :

— C’est toujours une situation très difficile, en particulier dès lors qu’on n’a pas pu faire le diagnostic social en tout cas imparfaitement… — Vous avez des exemples de diagnostics sociaux qui se sont bien passés ? — Oui bien sûr. — Lesquels ? — Oh dans la plupart des campements ils se passent bien. Par exemple celui des Coquetiers était PARFAIT, juste à côté. — Ah les Coquetiers ! Vous savez où sont la moitié des familles des Coquetiers ? — Tout à fait, je ferai un bilan avec l’ADOMA et l’ensemble des associations qui s’en occupent. — Pour vous ils sont tous relogés ? — On fera un bilan bientôt. — Les Coquetiers c’était l’automne dernier ? — Oui et on continue à les suivre, famille par famille. — Alors vous savez que sur ce terrain (en train de se faire expulser) il y a des familles des Coquetiers ? Que là devant vous ce sont des familles des Coquetiers ? Donc dans le diagnostic « parfait » des Coquetiers vous savez qu’il y a des familles qui étaient encore en bidonville et qui sont en train d’être à nouveau expulsées. Vous ne les voyez pas ? — Moi je ne suis pas travailleur social, chacun son métier.

Travailleur social, pas travailleur social ? un dialogue inquiétant quant au volet « social » de l’action de l’État. On constate qu’il manque cruellement de dialogue, et de bonne foi.
Un début de travail est effectivement amorcé pour le relogement de familles de bidonvilles, des contrats sont passés avec des hébergeurs historiques de travailleurs immigrés comme l’ADOMA, que des « travailleurs sociaux à la haute déontologie » comme dit le prefet de la Drhil sont payés, mais ne font pas leur travail, et que surtout les discours rassurants et humanitaires sont là pour la façade, qu’en réalité les personnes qui se présentent et arrivent avec la police pour « gérer l’hébergement d’urgence », préfèrent laisser des jeunes gens en service civique depuis un mois pour gérer une crise qui les dépasse. Laissant surtout aux familles le soin de se débrouiller seules tout en étant présents pour dispenser leur bonne parole aux micros des médias… Amen.

Rien de nouveau sous le soleil de la canicule…

Le préfet Galli responsable de l’opération pouvait se réjouir au nom de tous : « Vu l’état du camp je pense qu’il n’y a pas de regrets à avoir et que même les habitants du camp ne sont pas fâchés de partir. » Puis, serein : « Toutes celles et ceux qui appelleront le 115 auront une réponse. Voilà. »
Et sarcastique : « Je ne vous dis pas laquelle, parce que, je n’en sais rien. »

Ce mercredi midi, une seule famille était hébergée à l’hôtel, tout simplement parce que déjà hébergée par le 115. Ni la famille de la dame enceinte (avec de gros problèmes de santé) signalée par un citoyen sur place à monsieur Didier Leschi et son équipe, ni les autres n’ont eu accès à un relogement. Pas même la famille de la petite Mélissa morte dans l’incendie du terrain des Coquetiers et réfugiée sur ce terrain de La Folie n’aura été prise en charge. Ils auront dormi dehors cachés sous des broussailles du 93. Le travailleur social sur place ayant appelé le 115 et le CIAO urgence/famille de Paris avec les familles tout l’après-midi aura eu pour réponse que ces personnes n’étaient pas de Paris et que le 115 du 93 n’avait pas de place disponible, alors que la Drihl affirme avoir fait le nécessaire. Belles paroles et petits mensonges.

[Source : Paris s’éveille.]

Voir reportage photo Barbara Serré Becherini sur le site Parisseveille.info
A lire également l’article précédent sur le sujet Expulsions de terrain de Ivry à Bobigny

Camp de roms attaqué de nuit par des hommes armés: les policiers de la BAC tirent sur les victimes

In Revue de presse on février 10, 2015 at 16:22

Quelque chose de grave

Quelque chose de grave vient d’avoir lieu en France. Une étape supplémentaire dans la banalisation d’un racisme d’État. Un ami vient m’a écrit dans la nuit pour m’en alerter, et, bien sûr, je veux relayer son alerte. Qu’ici et ailleurs les écrivains, poètes ou romanciers, journalistes ou blogueurs donnent à leur tour un écho à ce que vit le peuple R

rom aujourd’hui, en France et en Europe. Nous devons raconter. Nous devons témoigner. Je reprends les mots de Philippe Lagatie, ami de longue date avec des familles rroms établies sur le campement qui a subi l’agression policière :

 

Dimanche 8 février 2015, quatre agents de la BAC (Brigade Anti-Criminelle) sont intervenus sur le camp rrom de Quatre-Cantons, près de Lille. Il faisait nuit, il était près de 22 heures et tout était calme sur le campement. Pas d’uniformes ni de brassards, voiture banalisée, les agents ont immédiatement gazé les habitants du camp qui s’approchaient, inquiets d’une telle intervention.

Un témoin raconte : « Ils avaient l’air ivres ou drogués, ils sont tombé deux fois dans les remblais tout seuls”.
Sans raison ni explication, ils ont agressés plusieurs personnes. Essentiellement des enfants. Des adultes les ont chassés du camps, les repoussant de manière pacifique, autant que possible, de manière à protéger les enfants. Les policiers ont dégainé et tiré des coups de feu en l’air. Une grenade lacrymogène à été lancée dont les émanations ont brûlé les yeux des enfants.

Des renforts ont été appelés. À peine arrivés sur place, des agents de police en uniforme ont engueulé leur collègues pour leur comportement injustifié.

Un enfant a été étranglé, une personne blessée aux yeux : deux plaies causées par une grenade lacrymogène. Des familles sont sous le choc,  les yeux brulés par le gaz.

Aucune interpellation, aucune arrestation n’a eu lieu.

Le lendemain matin, on ignore toujours la raison de l’intervention.
Anna Maria, l’une des médiatrices du campement qui est aussi une jeune maman, à tenté de parlementer avec les fonctionnaires de police. Elle a été insultée et molestée par les agents.

Source d’information : Secret Lazar , médiateur Rom,  07.55.27.63.73.

Philippe Lagatie

 

Ce matin, lundi 9 février à 9H30, témoignage de Philippe Lagatie :
« Je reviens du camp ce matin, ou j’ai été soutenir mes amis, leur apporter mon réconfort, m’assurer que les enfants allaient bien, en compagnie de Pat Bardet.

La petite Maria, six ans a eu son manteau déchiré par un policier sur 15 centimètre du bas vers le haut, le manteau ferme quand même, mais l’intérieur, le rembourage s’en va par la déchirure. Elle était venue dimanche après midi chez moi, son manteau était alors en parfait état.
Les enfants, qui m’ont invité à partager avec eux quelques graines de tournesol passées à la poêle, en guise de petit déjeuner, m’ont dit « que les policiers ont jeté une bombe qui a fait du feu et puis boum », probablement une grenade de gaz ?

Les adultes sont choqués de cette violence et n’ont pas dormi de la nuit.

Les responsables de la communauté ont été contactés par l’AFP, une enquête est en cours, une action envisagée.

Les adultes qui ont souvent des rapports courtois avec la police à qui, il arrive c’est vrai, d’aller au camp, ont été surpris de cette manière inhabituelle et ultra violente d’agir, surtout sans se présenter ni demander quoi que ce soit. Ils ont gazé de suite.

Les francophones ont aussi été très choqués des tombereaux d’insultes racistes proférées par les fonctionnaires de police.

Aucune personne convoquée au commissariat, aucune personne arrêtée, on ne sait toujours pas pourquoi ils sont venus, et l’AFP pour l’instant n’a pas encore d’informations supplémentaires.

La Ligue des droit de l’homme à été informée, tant à Paris qu’à Lille. Le service juridique de la LDH va saisir le procureur.

Des photos ont été prises par l’équipe de l’intercollectif rom 59-62 arrivés juste aprés les faits. Elles seront diffusée ultérieurement.

Un enfant a bien été étranglé par un policier, mais il va bien, malgré les traces de strangulation

L’adulte blessé, M. D, a deux petites plaies à l’œil droit une sur l’arcade sourcilière et une en haut de la pommette, causée par « la bombe lacrymogène ».

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