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Encore une expulsion illégale, Rue de Rosny, Montreuil.

In Vos infos. on janvier 25, 2014 at 13:38

Le mercredi 22 janvier 2014, à 6h du matin , la police est venue sortir  du lit les familles d’Ecodrom résidant dans les murs à pêches, 170 rue  de Rosny à Montreuil.

Elle a choisi d’emmener les hommes du campement, c’est à dire 6  personnes, un des hommes n’a pas été emmené par la police car il a  montré son inscription au Pôle Emploi.

La police a laissé les femmes et  les enfants. J’ai vu sur le site de la Cimade que c’est la nouvelle technique : on  n’emmène que les hommes, espérant que les femmes et les enfants suivront.

La présidente de l’association Colette, était présente, avertie par les  habitants du camp, elle a montré la Convention établie avec la  municipalité, permettant l’installation des personnes sur ce terrain,  mais la police n’en a pas tenu compte.

Cette action est d’autant plus inadmissible qu’il s’agit d’un terrain  privé où les familles étaient installées légalement. Une juriste de la Cimade a dit à un adhérent d’Ecodrom que ces  expulsions étaient complètement complètement illégales, mais que seule  une action de grande envergure (des manifestations) pourrait faire  pression sur le gouvernement et sur sa façon de procéder à l’égard des  Roms. Par ailleurs, nous avons appris que les Roms pourraient ne pas être  interpellés à condition d’avoir sur eux la carte d’inscription au Pôle  Emploi. (Depuis le 1er janvier 2014 en effet, fin des mesures  transitoires interdisant l’accès au travail des Roms)

L’action n’a pas traîné, les Roms ont été emmené au Centre de rétention  du Mesnil-Amelot et de là, sans passer devant aucune juridiction, ils  ont été acheminés en Roumanie par avion.

Cette action policière fait suite aux OQTF (Obligation de Quitter le  Territoire Français) que les Roms avaient reçu il y a environ un mois.  Ils ont essayé d’annuler cette OQTF en faisant un aller-retour en  Roumanie et tamponner leur passeport, mais les autorités françaises  n’ayant pas été averties de cette action (lenteur administrative), c’est  comme si les Roms n’avaient rien fait. jeanne Studer, Ecodrom, Montreuil.

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