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Le syndicat de la magistrature s’indigne des choix du maire de Saint-Denis

In Communiqués on janvier 3, 2015 at 14:00

Évacuation de terrain :

Le maire de Saint Denis fait du hors piste !

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IMG_8513Photos/ Marine Danaux. Les enfants du terrain et le camion école de l’ASET avant l’expulsion…

Communiqué de presse en réaction à l’arrêté d’expulsion adopté au mépris d’une décision de justice à Saint Denis (93)

Alors que la mise à l’abri des personnes en partance pour les stations de sport d’hiver est la préoccupation du moment, à Saint Denis (93), c’est sans une once d’hésitation que le maire vient de prendre un arrêté d’évacuation à destination de la vingtaine de familles qui avait trouvé, sur un terrain communal inutilisé, un refuge déjà bien précaire.

Il y aurait beaucoup à dire sur ces pratiques municipales qui consistent, dans un arrêté sibyllin, à constater une insalubrité ou un danger que ces mêmes édiles ont refusé de voir lorsqu’il leur revenait d’organiser l’accès à l’eau courante et le ramassage des ordures… Mais il a fallu à la mairie de Saint Denis passer deux autres barrières, au moins morales : celle du grand froid, qui devait conduire à privilégier un abri, même de fortune, sur la vague promesse d’un hôtel social pour deux jours et, plus fondamentale, celle du nécessaire respect des décisions de justice.

Car c’est là l’indécence de cet arrêté d’expulsion : il survient alors qu’une décision du Tribunal de grande instance de Bobigny avait assorti sa décision d’expulsion des habitants d’un délai de huit mois, jusqu’en juin 2015 : un sursis à expulser destiné à permettre la poursuite des démarches d’insertion et la scolarisation des enfants, que les évacuations brutales mettent systématiquement à mal.

Le Syndicat de la magistrature condamne avec la plus grande vigueur ces pratiques par lesquelles, ici comme aux « Coquetiers » de Bobigny, les édiles locaux bafouent les décisions de justice pour renvoyer à la rue et à l’errance des hommes, des femmes, des familles qui avaient trouvé sur un terrain inexploité un abri de fortune et une stabilité indispensable à leur survie.

mail : contact@syndicat-magistrature.org <hr /> <h3>Un bidonville rom de 300 personnes évacué en Seine-Saint-Denis. /<a href= »http://www.liberation.fr/societe/2014/12/12/un-bidonville-rom-de-300-personnes-dont-des-enfants-evacue-en-seine-saint-denis_1162260″ target= »_blank »><span class= »author »>AFP</span></a><a href= »http://www.liberation.fr/societe/2014/12/12/un-bidonville-rom-de-300-personnes-dont-des-enfants-evacue-en-seine-saint-denis_1162260″ target= »_blank »> 12 décembre 2014</a></h3> <div class= »grid-2-1 main-content line »> <div class= »mod »><section id= »news-article »><article><header class= »banner-headline »> <div class= »description »> <h4>Le terrain, évacué à la suite d’un «arrêté de péril» pris par la mairie communiste de Saint-Denis, hébergeait «plusieurs dizaines d’enfants» pour lesquels des demandes de scolarisation avaient été faites.</h4> </div> </header> <div id= »article-body » class= »article-body mod »> <div> Un bidonville rom abritant environ 300 personnes, dont plusieurs dizaines d’enfants, a été évacué à Saint-Denis, sans qu’aucune proposition de relogement n’ait été proposée à la grande majorité des occupants, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Au total, <em>«280 personnes ont été évacuées sans incident»</em> jeudi matin, a expliqué un porte-parole de la préfecture. L’Etat<em> «a proposé une solution d’hébergement provisoire pour trois familles présentant une situation de vulnérabilité particulière»</em>, a-t-elle ajouté. En pratique, seul un couple avec enfants en bas âge, un couple dont la femme était enceinte et une famille avec deux enfants ont pu dormir à l’hôtel. Un diagnostic social, prévu par la circulaire Valls d’août 2012 sur les évacuations de bidonvilles mais dont l’inefficacité est dénoncée par les associations, avait été réalisé le 30 octobre, a précisé la préfecture.<em> </em><em>«On met des enfants dans la rue sans abri»</em>, <em>«c’est toujours le même truc ridicule»</em> consistant à évacuer un camp dont les occupants iront trouver un abri précaire ailleurs, a dénoncé Umberto Guerra, de l’association Rromeurope. <p class= »others »>Lire aussi <a href= »http://www.liberation.fr/societe/2014/10/22/roms-que-le-gouvernement-respecte-la-loi_1127194″ target= »_self »>Roms : que le gouvernement respecte la loi</a></p> Selon cette association, ce campement entre Seine et voie ferrée a été évacué à la suite d’un <em>«arrêté de péril»</em> pris par la mairie communiste de Saint-Denis qui n’était pas joignable dans l’immédiat. Le terrain évacué, occupé depuis quelques mois, hébergeait <em>«plusieurs dizaines d’enfants»</em> pour lesquels des demandes de scolarisation avaient été faites à la mairie de Saint-Denis, a précisé Andrea Caïzzi, de l’association d’aide à la scolarisation des enfants tsiganes (Aset), dont le bus passait deux fois par semaine sur le site. Comme cela se produit régulièrement après ce type d’évacuations, la plupart des Roms ont trouvé refuge dans d’autres campements du département ou du Val-d’Oise voisin, notamment à Argenteuil et Saint-Ouen l’Aumône, a précisé Andrea Caïzzi. Fin novembre, la commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) s’était alarmée du <em>«nombre sans précédent»</em> d’évacuations de bidonvilles en 2014,appelant à <em>«mettre fin à la violation des droits»</em> des populations roms. <h3>Plusieurs évacuation imminentes</h3> Ces dernières années, le département de Seine-Saint-Denis est celui qui a accueilli le plus de bidonvilles roms. En octobre, la préfecture recensait une cinquantaine de campements et bidonville roms dans le département. Les évacuations, mises en œuvre par la préfecture de ce département de banlieue populaire de Paris, se sont accélérées. En 2013, la préfecture a évacué 299 campements abritant 9 929 personnes – parfois les mêmes Roms évacués de plusieurs endroits successifs. Selon les associations, plusieurs évacuation de bidonvilles sont imminentes, notamment à Stains où 350 personnes sont menacées, suite à un arrêté municipal s’appuyant sur la dangerosité des baraquements et les plaintes de riverains.

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Solidarité avec Raymond Gurême victime de violence policière/ Signez la pétition.

In Communiqués on novembre 11, 2014 at 18:37

Un rassemblement aura lieu le 30 Novembre à 15H à la gare de Brétigny s/Orge, où arrivaient les déportés avant d’être internés au camp de concentration de Lynas.

(En présence de Raymond Gurême et de sa famille)

Nous condamnons avec force les violences inqualifiables dont Raymond Gurême, âgé de 89 ans, a été victime le 23 septembre 2014 lors d’une intervention policière sur son terrain.

Ancien résistant qui s’est évadé des camps d’internement pour « nomades » de Vichy et des « camps de travail » nazis, Raymond Gurême présente des traces de coups et des contusions multiples qui ont été constatées par son médecin traitant. Quatre de ses enfants et petits-enfants, qui se sont interposés pour le défendre, ont également reçu des coups et ont été condamnés pour « outrage et rébellion ». Ils ont fait appel.

Nous ne nous contenterons pas des dénégations policières, émanant notamment de la commissaire qui dirigeait ce déploiement policier massif et ne se trouvait pas sur place lors de l’agression.

Mobilisés au côté de Raymond Gurême, auquel nous réaffirmons ici notre admiration pour tout ce qu’il incarne, nous demandons aux autorités françaises –  présidence de la République, Premier ministre, ministre de l’Intérieur, ministre de la Justice, secrétaire d’Etat aux anciens combattants… et aux institutions européennes de garantir une enquête approfondie et impartiale sur le cadre et le déroulement de cette intervention policière ainsi que sur les conditions dans lesquelles Raymond Gurême a reçu de multiples coups d’une grande violence.

Nous dénonçons de la manière la plus ferme les multiples entraves rencontrées depuis le 23 septembre pour porter plainte, ces obstacles étant malheureusement habituels en France pour les procédures intentées par des citoyens contre la police ou la gendarmerie.

Nous tenons à souligner en particulier que Raymond Gurême ne s’est vu délivrer aucune réquisition pour un rendez-vous à l’Unité de consultations médicojudiciaire (UCMJ), seule habilitée à faire des constatations spécialisées et à définir une durée d’ITT (incapacité temporaire totale). Et ce malgré de multiples demandes auprès de la gendarmerie d’Egly, du parquet d’Evry et de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Sa plainte n’a donc pas été correctement prise en compte et semble pour tout dire promise à un enterrement de première classe dans trois mois, à l’issue de l’enquête confiée à la commission de déontologie départementale par le parquet d’Evry.

Nous demandons aux autorités françaises et européennes d’agir concrètement et rapidement pour que des poursuites soient engagées contre les policiers mis en cause dans cette affaire et plus généralement pour qu’il soit mis un terme à l’impunité dont les forces de l’ordre bénéficient en France.

Nous demandons également que cessent enfin les multiples discriminations que continuent à subir les « gens du voyage », que leur mode de vie soit itinérant, semi-itinérant ou sédentaire. Il est inacceptable que les « gens du voyage » soient toujours enfermés dans un statut d’exception qui les prive des droits les plus élémentaires, les livre à la vindicte populaire et les rend vulnérables à toutes les formes d’arbitraire, notamment policier. Et ce malgré les multiples condamnations internationales (ONU, Conseil de l’Europe…) et l’abolition partielle de la loi de 1969 par le Conseil constitutionnel en 2012.

Plus de 70 ans après l’internement arbitraire en France et le génocide des tsiganes en Europe, il est inadmissible que les rapports de l’administration française, et notamment celui de la commissaire d’Arpajon, continuent à parler de « camps » pour désigner les terrains familiaux des voyageurs, pour ne rien dire des « gazeuses » désignant les bombes lacrymogènes.
Alors que les autorités françaises célèbrent le centenaire de la guerre de 1914 et les 70 ans de la Libération, rappelons avec force à ceux qui considèrent les Voyageurs comme d’éternels « étrangers de l’intérieur » que, comme de nombreux « forains » et « nomades », le père de Raymond Gurême a versé « le prix du sang » pendant la Première guerre mondiale et que Raymond a participé à la Résistance et à la Libération de la France dès qu’il a pu s’échapper des camps.

C’est sur cet homme-là, maillon essentiel de notre mémoire collective, que des coups se sont abattus plus de 70 ans après les coups qu’il a reçus de la police française dans les camps d’internement.

Nous exigeons que les autorités françaises sortent enfin de leur silence et qu’elles condamnent solennellement l’antitsiganisme qui, comme toutes les formes de racismes, est intolérable dans la France et l’Europe du XXIème siècle mais demeure solidement ancré au sein des institutions et des mentalités.
Fin.

SIGNEZ LA PETITION : http://www.petitions24.net/solidarite_avec_raymond_gureme

ALERTE: Le terrain des coquetiers sera évacué mardi 21 octobre !!

In Communiqués on octobre 19, 2014 at 20:25

Le terrain des Coquetiers à Bobigny sera évacué mardi matin, alors que la moitié des familles n’a reçu aucune proposition. Les bébés, les personnes âgées, en particulier, ne sont pas pris en compte. Une partie des enfants scolarisés ne sont pas acceptés non plus.
Quatre familles seront relogées, d’autres hébergées sans garantie pour tous du suivi de scolarité.
Les habitants des Coquetiers et le Collectif de soutien aux Roms et Bulgares de Bobigny demandent des solutions pour tous.

Ils vous appellent à les soutenir
lundi 20 octobre à 10h
devant la Préfecture de Seine-Saint-Denis
Esplanade Jean Moulin
Métro ligne 5, Bobigny-Pablo-Picasso.

 

 Rappel : Voilà plusieurs années que des familles roumaines et bulgares en majorité mais pas exclusivement, habitent sur ce terrain communal.  [Le mardi 26 août, le tribunal administratif de Montreuil a donné raison au maire UDI de Bobigny. Il a validé l’arrêté d’expulsion pris par Stéphane de Paoli dans l’été. Alors que ce 2 juillet le tribunal de Bobigny lui donnait tort. La Ligue des droits de l’homme a déposé un recours mais cet appel n’est pas suspensif.] cf article collectif contre la xenophobie du 29 août 2014.

Communiqué du Collectif contre la xénophobie

In Communiqués on octobre 2, 2014 at 13:32
« Nous apprenons l’agression de Raymond Gurême, dans sa roulotte, sur son terrain, par des agents de la BAC d’Arpajon. Rappelons que Raymond, à 89 ans, est un symbole de la déportation des tsiganes pendant la seconde guerre mondiale, à laquelle il a réussi à s’échapper, à 15 ans, épisode dont il témoigne, témoignant pour toutes les victimes du Samudaripen, ainsi que s’appelle le génocide des tsiganes exécuté par les nazis. Ceux-ci bénéficiaient en France de la collaboration active de la police et de la gendarmerie française, organisant les rafles et retenant dans des camps les tsiganes, de même que les juifs. »
« L’agression gratuite, et non moins intentionnelle, d’un vieil homme par des fonctionnaires de police demande des sanctions. Et que tous les responsables aient à répondre. Or, depuis le 23 septembre, on constate qu’aucune mesure administrative ne semble avoir été prise envers les fonctionnaires qui ont commis cette agression. C’est donc au Préfet et au ministre de répondre : considèrent-ils que c’est la norme de la République, que des individus soient salariés avec l’argent des contribuables pour terroriser des citoyens ? Et surtout, qu’ils se dépêchent de s’excuser auprès de Raymond Gurême, ne serait-ce qu’au titre de ce qu’il incarne qui mérite plus d’égards que des coups de matraques. »
« La gravité de ces comportements policiers nous rappelle utilement l’urgence de la revendication souvent exprimée de la dissolution des BAC. Ces « brigades anti-criminalité » se comportent systématiquement de façon délictuelle, sinon criminelle, en vertu de leur théorie d’une présence « proactive » dans la population, qui suppose qu’elles aillent au contact des citoyens pour provoquer les incidents qu’elles répriment ensuite…
Ainsi, les fils de Raymond qui protestaient contre le tabassage de leur vieux père ont été condamnés, dès le lendemain, en comparution immédiate, pour « outrage et rébellion » ! Ces méthodes doivent cesser et nous appelons toutes les organisations de la société civile à se joindre pour obtenir au moins justice et réparations pour Raymond Gurême et ses enfants. »
Michel Sitbon
Porte parole du Collectif contre la xénophobie 
créé en 2010 suite au discours xénophobe du Président de la République, Nicolas Sarkozy, à Grenoble.

Toutes nos condoléances aux proches d’Olivier Berthelin fondateur des dépêches tsiganes

In Communiqués on septembre 1, 2014 at 15:37

Olivier Berthelin, est décédé au mois d’août après une longue lutte contre la maladie. C’était le fondateur des dépêches tsiganes, un site d’information de qualité au quel nous sommes nombreux a nous référer et qui a pour objectifs :

D’« informer les élus, les professionnels de l’action publique et de l’action sociale, les journalistes et tout citoyen désireux de s’informer sur l’ensemble des sujets qui concernent les tsiganes. Informer les tsiganes et ceux qui, souvent dans une grande confusion, sont désignés comme tels (Rroms, gens du voyage, habitants par choix ou par nécessité de résidences mobiles ou éphémères, itinérants ou ancrés dans un territoire, forains, circassiens, travailleurs saisonniers…), sur des sujets d’intérêt général comme l’habitat et l’urbanisme, l’enseignement, les questions de citoyenneté, la culture, l’économie, la santé… »

Nous publions la lettre de la journaliste Isabelle Ligner de D’Evelyne Pommerat :

En mémoire d’Olivier Berthelin, fondateur et rédacteur en chef de Dépêches tsiganes, le 8 août 2014

L’équipe de Dépêches tsiganes a appris avec une grande tristesse le décès le jeudi 7 août du fondateur des DT, Olivier Berthelin, au terme d’une vaillante bataille contre la maladie.
Fort de liens personnels et professionnels tissés dans le monde du voyage, Olivier avait crée les Dépêches tsiganes afin de donner la parole aux voyageurs et aux tsiganes dont le point de vue est souvent absent des autres médias, ou déformé, ou instrumentalisé.
Il était l’âme des Dépêches tsiganes, déployant une activité impressionnante, fourmillant d’idées et de projets pour ce site indépendant et gratuit qu’il concevait comme un trait d’union entre Voyageurs, Roms, pouvoirs publics, associations et journalistes.
Malgré des années de métier, Olivier était resté un journaliste ayant une grande capacité à s’émerveiller et à s’indigner. Il était viscéralement attaché à une information fiable et dépourvue de stéréotype.
Enthousiaste, plein d’humour, de fantaisie et d’énergie, il était un collègue chaleureux avec lequel le travail était un véritable plaisir. Nous garderons notamment le souvenir de grands débats et discussions téléphoniques avec lui sur les sujets qui le passionnaient.
Lorsque les épreuves de santé se sont accumulées, Olivier a manifesté un très grand attachement à Dépêches tsiganes et à l’avenir de ce projet cher à son coeur. Notre petite équipe s’est mobilisée autour de lui pour assurer la pérennité d’une initiative dans laquelle Olivier a investi tant d’énergie ces dernières années. Nous venions de franchir un pas décisif vers une plus grande visibilité des Dépêches en France et à l’étranger avec un voyage à Cracovie pour un rassemblement européen d’organisations Roms.
Nous espérons pouvoir, conformément à la volonté exprimée avec force ces derniers mois par Olivier, pouvoir continuer à développer les Dépêches tsiganes dans le respect de la mémoire de son fondateur.
Nous souhaitons ici présenter nos plus sincère condoléances à la femme, aux enfants, aux proches d’Olivier, en leur assurant qu’il restera à jamais dans nos coeurs et nos pensées et que nous ferons de notre mieux pour continuer dans la voie qu’il a tracée.

Isabelle Ligner

Evelyne Pommerat

 

 

Le tribunal administratif de Montreuil autorise l’expulsion des Roms du camp des Coquetiers à Bobigny.

In Communiqués, Uncategorized on août 26, 2014 at 18:12

 

Les Roms occupants depuis plus de trois ans le terrain rue des coquetiers de Bobigny peuvent être expulsés à tout moment. Ce mardi 26 août, le tribunal administratif de Montreuil a donné raison au maire UDI de Bobigny. Il a validé l’arrêté d’expulsion pris par Stéphane de Paoli le 29 août. Alors que ce 2 juillet le tribunal de Bobigny lui donnait tort. La Ligue des droits de l’homme a déposé un recours mais cet appel n’est pas suspensif. Les 350 Roms de Bobigny peuvent être évacués à tout moment. Une grande majorité des enfants sont scolarisés à Bobigny. 

 

 

photo : Barbara Serré

photo : Barbara Serré

 

photos de Barbara Serré

photos de Barbara Serré

  Photos prises lors du rassemblement lundi 25 août devant l’hôtel de ville de Bobigny .

 

ci-joint le communiqué de presse d’Amnesty international France: 

 

Le campement Rom des Coquetiers à Bobigny de nouveau menacé d’expulsion

L’arrêté municipal d’évacuation visant le campement Rom de la rue des Coquetiers à Bobigny a été aujourd’hui confirmé par le tribunal administratif de Montreuil. Amnesty International France déplore cette décision qui va à l’encontre des droits fondamentaux des Roms.

Le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, a refusé tout dialogue demandé par des représentants du campement depuis la notification de l’arrêté d’évacuation.

« Le préfet et le maire de Bobigny ne doivent pas jeter à la rue du jour au lendemain 200 personnes dont une cinquantaine d’enfants scolarisés », affirme Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France. Expulser ces enfants, c’est les priver de rentrée scolaire, ce qui serait extrêmement préjudiciable pour leur intégration. »

Amnesty International France rappelle que la procédure d’expulsion qui consiste à prendre un arrêté municipal d’évacuation a déjà fait l’objet de critiques de la part de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme et du Défenseur des droits. En effet, elle est parfois utilisée pour déroger à des procédures judiciaires et peut être réalisée dans des délais très courts, peu compatibles avec le respect des droits des personnes.

Le Défenseur des droits recommande en particulier que les évacuations en urgence soient limitées à des cas exceptionnels, un danger imminent ou des faits d’une extrême gravité et non en cas d’insécurité ou d’insalubrité.

A quelques semaines de sa visite en France, Amnesty International France interpelle le Commissaire aux droits de l’homme sur le non-respect des droits des Roms en France et sur le manque d’application de la circulaire interministérielle du 26 août 2012, qui devait permettre d’humaniser les expulsions.

Information complémentaire

Le 2 juillet dernier, le tribunal de grande instance de Bobigny avait refusé le démantèlement en motivant sa décision par l’absence de trouble manifestement illicite et la nécessité de ne pas porter une atteinte disproportionnée aux droits fondamentaux des personnes.

Amnesty international France

Hollande choisi un premier ministre cité à comparaître pour provocation à la haine raciale.

In Communiqués on avril 1, 2014 at 22:56

A l’heure où Le premier flic de France devient premier ministre on apprend que l’association de la La voix des rroms  fait citer Manuel Carlos Valls pour provocation à la haine raciale envers les Rroms.

L’audience se déroulera devant la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris le 5 juin 2014 à 13h30.

Les Rroms, quelle que soit leur nationalité et notamment lorsqu’ils sont Français, n’ont pas vocation à « rentrer » en Roumanie ou en Bulgarie. Ils sont par contre décidés à dénoncer le racisme d’Etat qui les frappe. C’est pourquoi ils saisissent la justice pour faire sanctionner Manuel Carlos Valls, dont les propos sont évidemment en confrontation avec les principes des Droits de l’Homme et les valeurs de la République française.

La voix des rroms.

Cette fois la plainte n’a pas été classée sans suite,

On se souvient que :

La commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR), habilitée à juger les ministres en exercice, avait classé sans suite, jeudi 19 décembre 2013, la plainte déposée par le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuple (MRAP) contre Manuel Valls.

Dans une interview àFrance inter, le ministre de l’intérieur avant déclaré, le 24 septembre, que les Roms étaient des « populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation » et qu’ils avaient « vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie».

L’association de lutte contre le racisme avait jugé que par ces propos Manuel Valls créait « un sentiment de rejet à l’encontre des Roms. Il exhorte à la violence, à la haine et à la discrimination raciste ».

 

Festival « Elles résistent ! »2013. La parole Errante.

In Communiqués, Vos infos. on novembre 18, 2013 at 11:36

Le festival féministe « Elles résistent ! » se déroule du 26 novembre au 1er décembre à la Parole Errante à Montreuil.

Le programme ici: http://www.ellesresistent.free.fr/programme-elles-resistent-2013.pdf

Le 1er décembre, à l’initiative d’Inés de Luna, une rencontre  aura lieu, autours du thème des expulsions, tant des maisons, des terrains, que du pays.
Des femmes vivant en squat, ou expulsées, à la rue, voisines ayant croiser leur chemin, tentent de s’organiser face à cette violence.
Ce temps de discussion, au milieu de l’urgence, leur permettra d’apporter leurs témoignages et de revenir ensemble sur les difficultés rencontrées tant de l’ordre de l’institution que dans les rapports interne au groupe. Ainsi un travail de tissages de liens s’effectue, en dehors de toutes organisations partisanes.
Vous êtes chaleureusement invité à participer à cette rencontre anti raciste et anti sexiste de 14h à 16h à La parole Errante, le premier décembre 2013.
Et pour conclure nous citerons Christianne Taubira lors d’une journée consacrée à Frantz Fannon, qui évoquait les racistes :« Ces gens-là, décidément, n’ont pas d’imagination. Voilà pourquoi ils sont déjà vaincus . Mais nous devons non seulement les vaincre, mais le leur faire savoir. Il faut qu’ils sachent qu’ils sont vaincus, du passé, déjà finis. dévitalisés, desséchés. Il faut que vous ailliez le leur faire savoir, ils sont vaincus. »

Vous pouvez écouter un montage audio de la rencontre sur le blog Radio.graphie : ici.

Lefort demande la démission de Valls et le MRAP dépose une plainte contre le ministre de l’intérieur.

In Communiqués on octobre 11, 2013 at 02:00

IL y a la tribune de Jean-claude Lefort publiée ci-contre. Et sa demande de démission avec pétition en ligne sur Mediapart : et reproduite ci-dessous.

Et nous apprenons que le MRAP dépose une plainte contre manuel Valls pour « provocation à la violence, à la haine et à la discrimination ».

Désormais Manuel Valls doit démissionner !

Tribune et pétition de Jean-Claude Lefort contre les propos innacceptables de Manuel Valls.
Je dois reprendre aujourd’hui la plume car les bornes de l’indécence sont largement atteintes.

A la suite du Conseil des ministres de mercredi, le bruit avait fuité selon lequel Manuel Valls aurait fait amende honorable devant le Conseil et qu’il avait admis avoir commis une « maladresse »  en déclarant que  « les Roms ont vocation à rester ou repartir »  dans leur pays d’origine. Une heure après, on apprenait par son  « entourage »  que le ministre maintenait ses propos et n’avait jamais admis avoir commis pareille  « maladresse ».

De toute façon, ce n’est pas une maladresse qu’il a commise. Il a proféré des propos racistes. Et les propos racistes ne sont pas des  « maladresses »  car il n’y a pas de racisme  » maladroit « .  Et ses propos constituent un délit puni par la loi sur la presse de 1881, article 24 deuxième alinéa.

Cette loi est précise et s’applique pleinement en la circonstance.

Lisez vous-même :

« Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement. »

Manuel Valls a bien provoqué à la discrimination raciale en parlant des Roms. Aucun doute. Des poursuites judiciaires sont recevables.

Un ministre de la République ne peut distiller ou pratiquer le racisme sous quelque forme que ce soit. Il ne peut pas rester en fonction. Il doit démissionner ou être démissionné. La balle est dans les mains du Président de la république.

C’est quand même terrible que Manuel Valls ne comprenne pas, ou ne veuille pas comprendre, que des hommes et des femmes puissent fuir leurs pays d’origine du fait des discriminations qu’ils subissent. Ses parents l’ont fait qui fuyaient le régime franquiste en Espagne.

Albert Einstein, le Juif, s’est réfugié aux Etats-Unis du fait de l’antisémitisme absolu des nazis en Allemagne. Combien de Polonais Juifs l’ont également fait. Dans les Brigades internationales il y avait un bataillon juif. Des Juifs qui avaient fui leurs pays à cause de rafles, des mortels pogroms et de persécutions horribles dont ils étaient l’objet.

Varsovie, te souviens-tu Manuel ?

De toute évidence,  « Le ventre est encore fécond d’où sorti la bête immonde. »

On ne peut laisser passer. « No pasaran ! ».

Jean-Claude Lefort
Député honoraire
Fils de Manouche

Communiqué de l’ANAS : Restons professionnels face à l’exclusion de la population rom !

In Communiqués on octobre 8, 2013 at 15:09

L’Association Nationale des Assistants de Service Social- s’inquiète de la montée de l’intolérance et la volonté des autorités d’exclure la population des Roms du pacte républicain. Elle invite les travailleurs sociaux à se positionner dans le respect de la Circulaire du 26 août 20121 

La France accueille sur son territoire environ 20 000 Roms migrants du centre de l’Europe2. Ils font l’objet d’une politique de soutien d’intégration et de sédentarisation dans les pays de la Communauté. Cette population, qui fut historiquement victime des pires discriminations3, continue d’être maltraitée et stigmatisée principalement dans leurs pays d’origine où elle n’a actuellement que très peu d’espoir d’une vie meilleure.

Aujourd’hui cette communauté est particulièrement stigmatisée dans notre pays. Les Roms sont considérés comme ne pouvant pas s’intégrer en France et, et malgré leur nombre restreint, il est recommandé leur expulsion ou du moins leur retour dans leur pays d’origine.

Aujourd’hui de multiples confusions sont entretenues :

  • Les Roms sont présentés comme s’ils relevaient de l’immigration clandestine, alors que ce sont des citoyens européens qui disposent de la liberté de circulation.

  • Les Roms ne voudraient pas travailler : contrairement au reste de la population européenne, des dispositions dérogatoires sont établies qui limitent fortement leur possibilité d’accéder à l’emploi 4

  • Les Roms vivraient de façon indigne car ce serait le mode de vie qu’ils ont choisi : La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) précise que « Privées de ressources, placées en situation de grande précarité, les populations Roms sont contraintes à vivre dans des bidonvilles ou des squats insalubres. Si l’on peut comprendre les problèmes que ces occupations sauvages peuvent poser aux maires et aux riverains, il convient de rappeler que ces installations constituent des occupations par défaut, conséquence du manque d’hébergements et de logements accessibles aux personnes à très faible revenu et aux blocages administratifs à l’entrée dans les hébergements sociaux . »

« La situation d’errance dans laquelle se retrouvent les familles Roms présentes sur notre territoire constitue la principale entrave dans l’accès au droit commun. Elle ne permet pas le suivi social et sanitaire des populations, elle empêche la poursuite de la scolarité des enfants »5

En France, 70% de la population considère que les Roms sont un problème6 mais une courte majorité d’entre eux accepterait qu’ils soient installés dans leur voisinage dans des campements prévus à cet effet (54%). Par ailleurs l’image de cette population est fortement dégradée et systématiquement assimilée à la délinquance.

L’importante médiatisation de l’exaspération de riverains qui habitent à proximité de cette population ne doit pas faire oublier que tout être humain est susceptible de s’intégrer à la condition qu’il en ait la possibilité et les moyens. Comme tous les citoyens, les Roms ont certes des devoirs mais ils ont aussi des droits. Sans l’accès aux droits fondamentaux (se loger, se nourrir, travailler, éduquer ses enfants et vivre dans la dignité) ils ne pourront respecter leurs devoirs et vivront d’expédients qui renforceront leur exclusion.

L’ANAS demande :

  • Le respect et la stricte mise en œuvre de la circulaire du 26 août 2012 permettant de garantir l’accès au droit commun des populations Roms présentes en France.

  • Que soient condamnés vigoureusement les propos xénophobes à l’égard de cette population ainsi que les appels masqués à la violence par des élus de la république7

  • Que les Roms soient respectés en tant que personnes et qu’ils ne soient pas utilisés par des discours politiques qui renforcent les mécanismes d’exclusion.

L’ANAS invite les travailleurs sociaux de terrain, d’encadrement et en charge de direction de services publics et privés :

  • à réfléchir à ce phénomène médiatiqueet aux prises de positions qui visent à exclure une population spécifique. Ceci afin de pouvoir proposer des réponses qui valorisent l’inclusion et le respect des personnes quelles que soient leurs origines.

  • à s’engager dans le respect de la circulaire du 26 août 2013 qui prévoie qu’en amont de toute mesure d’expulsion des diagnostics sociaux puissent être établis8 et que des accompagnements sociaux adaptés puissent être engagés.

  • à rappeler aux autorités administratives et institutionnelles que l’accueil des personnes sans abri en situation de détresse consacré en droit interne par l’article L.345-2-2 du code de l’action sociale et des familles est inconditionnel et ne peut en aucun cas être subordonné à une condition de régularité de séjour9.

L’ANAS invite également les assistants de service social àsouligner qu’en référence à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ils sont tenus par leur code de déontologie à dela non-discrimination : « Dans ses activités, l’Assistant de Service Social met sa fonction à la disposition des personnes, quels que soient leur race, leur couleur, leur sexe, leur situation, leur nationalité, leur religion, leur opinion politique et quels que soient les sentiments que ces personnes lui inspirent. »10 

Les termes du débat actuel sur la situation des Roms aujourd’hui et peut être demain d’autres populations, appellent à la vigilance démocratique de tous. Un Etat de Droit comme la France doit continuer de se référer aux valeurs fondamentales de la Fraternité, valeur qu’il a lui même édicté comme fondement d’un idéal républicain. Cet idéal est le fondement de l’intervention des travailleurs sociaux. Il doit rester toujours d’actualité quelques que soient les circonstances sociales et économiques du présent. C’est pourquoi l’ANAS invite les travailleurs sociaux à se saisir de cette question aussi bien en tant que professionnels que citoyens.

Elsa Melon

Présidente de l’A.N.A.S.

Association Nationale des Assistants de Service Social,

15, rue de Bruxelles 75009 Paris

01 45 26 33 79

site Internet : http://www.anas.fr

mail : info.anas@yahoo.fr

1 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites

2 Roms de nationalité roumaine, bulgare, tchèque, slovaque, hongroise, moldave ou des pays de l’ex Yougoslavie (Serbie, Croatie, Kosovo notamment)

3 les Roms ont été persécutés et assassinés sous le régime nazi, ils ont fait l’objet de mesures comme l’internement arbitraire en camps de concentration et les travaux forcés.

4 Le citoyen bulgare, roumain ou croate, qui veut travailler en France, doit posséder un titre de séjour. S’il souhaite occuper un emploi salarié, il doit aussi détenir une autorisation de travail, sauf exceptions sur certain emplois. Ces dispositions spécifiques doivent disparaître en 2014.

5 Communiqué du 25 septembre 2013 de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme http://www.cncdh.fr/node/949

6 Enquête réalisée en ligne du 13 au 19 août 2013 par l’institut Harris Interactive pour le compte du journal « Valeurs Actuelles » sur un échantillon de1895 personnes considérées comme représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus http://www.harrisinteractive.fr/news/2013/21082013.asp

7 Le maire UMP de Croix, Régis Cauche, a osé le dire, et maintient ses propos ouvertement anti-Roms : « si un Croisien commettait l’irréparable contre un Rom ,je le soutiendrait ! » cet élu a prédit un dérapage « comme le bijoutier de Nice » si l’État ne fait rien…

8 extrait : « Vous veillerez à faire établir aussi rapidement que possible un diagnostic de la situation de chacune des familles ou personnes isolées. Il devra être global pour prendre en compte l’ensemble des problématiques (situation administrative, état de santé, logement, emploi, scolarisation,…) et individualisé afin de prendre en compte les spécificités de chacune des familles et de leur projet. Une attention particulière devra être apportée au repérage des personnes les plus fragiles (personnes malades, jeunes enfants, …). Pour établir ce diagnostic, vous vous appuierez sur les services de l’Etat et de ses opérateurs et rechercherez, en fonction des besoins et du contexte local, le concours des services de collectivités territoriales (conseil général, centre communal d’action social –CCAS-, aide sociale à l’enfance –ASE…). Ce diagnostic pourra également être confié à une association. »

10 Art. 2 du code de déontologie des assistants de service social.