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Comme à Bobigny, à Saint-Denis on expulse !

In Vos infos. on novembre 20, 2014 at 15:28

Cette expulsion sera peut-être passée plus inaperçue que celle du terrain de coquetier de Bobigny, ville de Seine Saint Denis .

Comme le maire de Bobigny UDI le maire de Saint-Denis à usé d’un arrêté municipal stipulant la dangerosité du site afin d’expulser à l’entrée de l’hiver les quelques 300 personnes qui y trouvaient refuge.

Ce jeudi 13 novembre, l’institutrice qui venait dans son camion école à bien été désarçonnée de se rendre à l’évidence : le terrain à été expulsé. Elle suivait les enfants depuis la rentrée scolaire et n’a pas été prévenue. Pourtant les familles demandaient au maire de retirer cet arrêté de dangerosité que sa police municipale avait établi, disant que le hangar bâti sur le terrain était dangereux. Oui mais les familles sont-elles désormais à l’abri ? Comme le soulignait Véronique Decker directrice de l’école Marie Curie à Bobigny, des mises à la rue en pleine hiver mettent surement en danger les familles. Ces dernières avaient fait venir un huissier afin de constater que le hangar en question était inhabité… cela n’aura pas suffit a convaincre le tribunal administratif de Montreuil qui semble désormais appuyer les décisions municipales d’expulser des familles.

Chaque expulsion casse les mises en œuvre des familles pour s’installer au mieux, casse les solidarité tissées avec des associations ou des voisins, casse les parcours scolaire des enfants, pourtant dans l’obligation sur le territoire français de recevoir une instruction.

Pourtant en mars 2011 la mairie de Saint-Denis ( voir leur site) se glorifiait de l’  Annulation des arrêtés anti-expulsions des maires de Seine-Saint-Denis :

« En mars 2011, au sortir de la trêve hivernale, douze Maires de Seine-Saint-Denis (Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, La Courneuve, Montreuil, Saint-Denis, Saint-Ouen, Sevran, Stains, Tremblay-en-France, Villepinte, Villetaneuse) ont pris des arrêtés déclarant leur commune « territoire anti-expulsion ». « 

A Saint-Denis contrairement à Bobigny le maire n’a pas changé depuis…

 

Ci dessous, un article du Parisien:

Une dizaine de camionnettes de CRS étaient regroupées ce jeudi matin, rue Ambroise-Croizat à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation d’un hangar, occupé par environ 300 Roms depuis la fin du mois de septembre. « La police m’a dit « dégage, dégage », on n’a même pas eu le temps de prendre nos bagages », bredouille une occupante, son enfant à la main.

« L’opération s’est déroulée sans incident », a indiqué une source policière. La mairie de Saint-Denis avait demandé l’expulsion du campement en raison, selon elle, de la dangerosité du site. Elle se fondait sur un rapport de la police municipale indiquant que sur le terrain se trouvait un bâtiment vétuste susceptible de s’effondrer.Plusieurs Roms avaient manifesté plusieurs fois à l’hôtel de ville pour protester contre cet arrêté municipal. Ils l’avaient même attaqué devant le tribunal administratif de Montreuil, mais « ont été déboutés », a précisé la préfecture. Les habitants de ce campement n’ont aucune solution de relogement, dénonce Saimir Mile, le de la Voix des Roms, qui conteste la réalité du danger invoqué par la mairie. Les habitants évacués se sont dispersés dans la ville. Plusieurs d’entre eux erraient dès jeudi matin aux abords du canal de Saint-Denis.

LeParisien.fr

ci dessous un article publié sur RTL :

Un campement rom dans lequel vivaient près de 300 personnes a été évacué jeudi matin à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Le campement, installé sur un terrain privé à proximité de la Seine, a été évacué dans le cadre d’un arrêté municipal de la mairie communiste de Saint-Denis. « L’opération s’est déroulée sans incident », a indiqué une source policière. La mairie de Saint-Denis avait demandé l’expulsion du campement en raison, selon elle, de la dangerosité du site. Elle se fondait sur un rapport de la police municipale indiquant que sur le terrain se trouvait un bâtiment vétuste susceptible de s’effondrer.

L’arrêté municipal avait été attaqué devant le tribunal administratif de Montreuil par les habitants qui avaient produit un constat d’huissier, mais ces derniers « ont été déboutés », a précisé la préfecture. « On crée des crises humanitaires les unes après les autres: il y a deux semaines et demie, c’était Bobigny, maintenant, c’est Saint-Denis », a réagi Saimir Mile, le président de la Voix des Roms.

Aucune solution de relogement

Pour le président de cette association de défense des Roms, ces arrêtés « prouvent qu’il y a une volonté politique de l’Etat et des communes de chasser les Roms ». Il a souligné que les habitants de ce campement évacué, qu’ils occupaient depuis la fin de septembre, n’ont aucune solution de relogement. « Et là, pour le coup, on les a mis en danger », a ajouté Mile, qui conteste la réalité du danger invoqué par la mairie.

Le constat d’huissier établi à la demande de Maître Henri Braun, l’avocat des requérants, ne faisait en effet, selon lui, « état d’aucune fissure susceptible de provoquer l’effondrement du bâtiment« .

Plus tard dans la journée de jeudi 13 novembre, un campement d’une centaine de Roms a été démantelé à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Le camp a été évacué par les forces de l’ordre à la suite d’une décision de justice sur requête de Réseau ferré de France (RFF), propriétaire du terrain.

Des propositions d’hébergement à l’hôtel ont été acceptées par six familles et deux autres ont été relogées par la mairie pour trois nuits. Les familles sans solution se sont rendues devant le siège du Samu social d’Ivry. « On a réussi tant bien que mal à trouver une solution pour ce soir mais il y a plus de quarante personnes qui se retrouvent à la rue dès demain », a regretté jeudi Isabelle Misslin, une des responsables du collectif de soutien.

Les Roms « sont Européens, ils ont le droit d’être là »

Ces Roms étaient arrivés sur ce site en juin, après une expulsion d’un campement dans l’Essonne. Pour Misslin, ces expulsions « inhumaines » ne « servent à rien ». « Ils sont Européens, ils ont le droit d’être là. C’est une société qui marche sur la tête« , a-t-elle estimé.

A la suite de cette évacuation, la mairie (PCF) d’Ivry a demandé la tenue d’une conférence régionale afin de trouver « une réponse globale et juste au drame que vivent ces milliers de femmes, d’hommes et d’enfants ».

« La solution à la situation inacceptable que connaissent ces populations ne peut être le déplacement d’expulsion en expulsion les laissant dans la plus grande précarité et dans l’angoisse du lendemain », écrit la municipalité dans un communiqué.

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Solidarité avec Raymond Gurême victime de violence policière/ Signez la pétition.

In Communiqués on novembre 11, 2014 at 18:37

Un rassemblement aura lieu le 30 Novembre à 15H à la gare de Brétigny s/Orge, où arrivaient les déportés avant d’être internés au camp de concentration de Lynas.

(En présence de Raymond Gurême et de sa famille)

Nous condamnons avec force les violences inqualifiables dont Raymond Gurême, âgé de 89 ans, a été victime le 23 septembre 2014 lors d’une intervention policière sur son terrain.

Ancien résistant qui s’est évadé des camps d’internement pour « nomades » de Vichy et des « camps de travail » nazis, Raymond Gurême présente des traces de coups et des contusions multiples qui ont été constatées par son médecin traitant. Quatre de ses enfants et petits-enfants, qui se sont interposés pour le défendre, ont également reçu des coups et ont été condamnés pour « outrage et rébellion ». Ils ont fait appel.

Nous ne nous contenterons pas des dénégations policières, émanant notamment de la commissaire qui dirigeait ce déploiement policier massif et ne se trouvait pas sur place lors de l’agression.

Mobilisés au côté de Raymond Gurême, auquel nous réaffirmons ici notre admiration pour tout ce qu’il incarne, nous demandons aux autorités françaises –  présidence de la République, Premier ministre, ministre de l’Intérieur, ministre de la Justice, secrétaire d’Etat aux anciens combattants… et aux institutions européennes de garantir une enquête approfondie et impartiale sur le cadre et le déroulement de cette intervention policière ainsi que sur les conditions dans lesquelles Raymond Gurême a reçu de multiples coups d’une grande violence.

Nous dénonçons de la manière la plus ferme les multiples entraves rencontrées depuis le 23 septembre pour porter plainte, ces obstacles étant malheureusement habituels en France pour les procédures intentées par des citoyens contre la police ou la gendarmerie.

Nous tenons à souligner en particulier que Raymond Gurême ne s’est vu délivrer aucune réquisition pour un rendez-vous à l’Unité de consultations médicojudiciaire (UCMJ), seule habilitée à faire des constatations spécialisées et à définir une durée d’ITT (incapacité temporaire totale). Et ce malgré de multiples demandes auprès de la gendarmerie d’Egly, du parquet d’Evry et de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Sa plainte n’a donc pas été correctement prise en compte et semble pour tout dire promise à un enterrement de première classe dans trois mois, à l’issue de l’enquête confiée à la commission de déontologie départementale par le parquet d’Evry.

Nous demandons aux autorités françaises et européennes d’agir concrètement et rapidement pour que des poursuites soient engagées contre les policiers mis en cause dans cette affaire et plus généralement pour qu’il soit mis un terme à l’impunité dont les forces de l’ordre bénéficient en France.

Nous demandons également que cessent enfin les multiples discriminations que continuent à subir les « gens du voyage », que leur mode de vie soit itinérant, semi-itinérant ou sédentaire. Il est inacceptable que les « gens du voyage » soient toujours enfermés dans un statut d’exception qui les prive des droits les plus élémentaires, les livre à la vindicte populaire et les rend vulnérables à toutes les formes d’arbitraire, notamment policier. Et ce malgré les multiples condamnations internationales (ONU, Conseil de l’Europe…) et l’abolition partielle de la loi de 1969 par le Conseil constitutionnel en 2012.

Plus de 70 ans après l’internement arbitraire en France et le génocide des tsiganes en Europe, il est inadmissible que les rapports de l’administration française, et notamment celui de la commissaire d’Arpajon, continuent à parler de « camps » pour désigner les terrains familiaux des voyageurs, pour ne rien dire des « gazeuses » désignant les bombes lacrymogènes.
Alors que les autorités françaises célèbrent le centenaire de la guerre de 1914 et les 70 ans de la Libération, rappelons avec force à ceux qui considèrent les Voyageurs comme d’éternels « étrangers de l’intérieur » que, comme de nombreux « forains » et « nomades », le père de Raymond Gurême a versé « le prix du sang » pendant la Première guerre mondiale et que Raymond a participé à la Résistance et à la Libération de la France dès qu’il a pu s’échapper des camps.

C’est sur cet homme-là, maillon essentiel de notre mémoire collective, que des coups se sont abattus plus de 70 ans après les coups qu’il a reçus de la police française dans les camps d’internement.

Nous exigeons que les autorités françaises sortent enfin de leur silence et qu’elles condamnent solennellement l’antitsiganisme qui, comme toutes les formes de racismes, est intolérable dans la France et l’Europe du XXIème siècle mais demeure solidement ancré au sein des institutions et des mentalités.
Fin.

SIGNEZ LA PETITION : http://www.petitions24.net/solidarite_avec_raymond_gureme