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Une manifestation sans retombée médiatique

In Analyses on mai 29, 2013 at 15:04

Un milliers de personnes parcourraient les rues des ministères ; de la place Saint -Michel au conseil de l’Europe en passant par Matignon, nous avons déambulé.

De nombreux rroms des platz d’Ile-de -France : d’Essonne, de Seine Saint-Denis ont criés leur volontés d’être respectés, que leurs enfants soient scolarisé  comme n’importent quels autres et que l’état français arrête de raser sans solutions leur modeste habitations. Les voisins étaient là aussi, plus timide mais solidaires. Les maliens à la rue de Montreuil venus en clamer leur soutiens, le 9eme collectif de sans-papiers se sont associés aux rroms et aux organisateurs.

Des photographes, des radios associatives, mais très peu relayé dans la presse; des photos ici

Pourquoi?

Depuis plusieurs mois on a l’impression que la presse est muselée, elle ne rend pas compte des mouvements sociaux et notamment des mouvements des étrangers. Est-ce à dire que quand le PS est au pouvoir on ne parle pas de ces choses là ?  Depuis des mois le 9e collectif de sans papiers est empêché de manifester et se trouve encerclé par un nombre impressionnant et disproportionné de car de crs. Déjà,  les organisations militantes proche du PS sont davantage frileuses et refusent d’attaquer frontalement le gouvernement.

Ce serait quand la gauche est au pouvoir que les plus précaires sont les moins soutenus. Un relâchement s’opère, un soulagement? On aimerait que ce soit parce que la gauche apporte des avancées sociales, mais telle n’est pas le cas.Qu’est-ce à dire que leur soutien n’est qu’un soutien de façade, un simple alibi contre la droite ?

photos source: Parisien.2835047_b26ddbec-c586-11e2-9de1-001517810e22_545x341

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Expulsés tous les jours… Montreuil, Laissez-nous vivre!

In Analyses, Vos infos. on mai 20, 2013 at 17:22

Apres avoir été expulsés de la friche rue de Paris à Montreuil, les familles rroms n’ont pas disparues pour autant, elles cherchent chaque nuits un endroit pour dormir. mercredi dernier, le 8 mai elles se faisait encore dégagées d’un terrain .

 

Photos 1/2 : Déploiement policier en train de chasser sur ordre du préfet Lambert les familles rroms expulsées la semaine dernière du terrain de la friche rue de Paris qui cherchaient à se réfugier sur un autre terrain, comme tous les soirs depuis une semaine .

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Photo 3 :  policiers en civile .

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photos 4 : Ici c’est la « Tranquillité publique » de Montreuil avec son chef monsieur Hochard et son bras droit .

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photos 5 : la « tranquillité publique »de Montreuil au repos…

Nous rappelons a chacun et chacune de ne pas céder a la pression policière qui tente l’intimidation afin d’empêcher les témoignages et notamment les photos. Il est totalement légal pour quiconque de les prendre en photos dans l’exercice de leur fonction.

Manifestation le 25 mai 15 heures Saint-Michel, Paris.

In Communiqués, Vos infos. on mai 20, 2013 at 13:26

Voici le texte proposé par la plateforme 93 que nous relayons pour un appel à

MANIFESTATION le 25 mai à 15 heures, départ place Saint- Michel direction

Matignon : pour un changement de politique concernant les bidonvilles.

Bidonvilles : le changement c’est urgent !

Quelques milliers de familles roumaines et bulgares (environ 10 000 personnes) vivent en Île-de-France depuis plusieurs années.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’une « invasion » massive et brutale. Toutes fuient la misère et, pour les familles

rroms, une discrimination redoutable dans leurs pays d’origine. Comme toutes les familles immigrées, elles cherchent un avenir pour leurs enfants. La plupart d’entre elles vivent dans des bidonvilles insalubres d’où elles sont régulièrement chassées, voyant détruites leurs maigres affaires, et brisés leurs efforts d’intégration (scolarisation, suivi médical…). Certaines communes continuent impunément à pratiquer des mesures discriminatoires comme le refus de scolarité, pourtant illégal. Les expulsions ne règlent rien. Les familles s’installent quelques kilomètres plus loin.

Leurs conditions de vie sont d’autant plus difficiles et indignes qu’on limite leur accès au travail et qu’on leur

refuse l’accès à l’eau ou l’évacuation des déchets. Ce sont pourtant ces conditions de vie qui servent de prétexte à la stigmatisation par des élus locaux ou nationaux ou qui expliquent le rejet de certains riverains, que certains irresponsables politiques attisent, au risque de conduire à d’odieux affrontements.

Malgré l’engagement de François Hollande alors qu’il était candidat à la Présidence de la République, la publication d’une circulaire au mois d’août 2012 requérant la recherche de solutions alternatives aux bidonvilles et la mission confiée à la DIHAL (Délégation Interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement) pour sa mise en oeuvre, la situation de ces citoyens européens ne fait qu’empirer !

Pour les habitants des bidonvilles comme pour tous les sans-abri et mal-logés

Il est urgent de changer de politique ! Les solutions existent !

L’État, en lien avec les collectivités locales doit les penser et les construire à une échelle régionale

avec les acteurs sociaux et surtout les intéressés eux mêmes.

’État doit cesser immédiatement les destructions de bidonvilles, les expulsions du territoire français et supprimer les mesures transitoires qui limitent l’accès de ces familles à l’emploi. Il doit coordonner la mise en place concrète de solutions de relogement pérenne en lien avec les communes, les conseils généraux et le conseil régional (réquisitions de bâtiments vides, constructions de logements-passerelles…),

pour les habitants des bidonvilles comme pour tous les mal-logés. Des propositions pour l’accès aux droits fondamentaux (scolarisation, emploi, santé, …) sont également nécessaires. Des fonds européens destinés à la résorption de l’habitat indigne sont pour l’instant notoirement sous-utilisés.

Le relogement de ces familles et leur accompagnement social représenterait un effort dérisoire s’il était réfléchi avec elles et coordonné au niveau de la Région Île-de-France. Nous demandons d’urgence un rendez-vous commun

avec M. Jean Marc Ayrault, Premier Ministre,

Mme Cécile Duflot, Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement,

M. Alain Régnier, Délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement et

M. Jean Daubigny, Préfet de la région d’Île-de-France, pour y porter les

revendications et propositions des familles et des associations qui les soutiennent.

Le changement c’est urgent ! Le rendez-vous que nous demandons pourrait être le premier pas dans le nécessaire dialogue à

instaurer entre toutes les parties concernées. Devra suivre rapidement une table ronde à l’échelle régionale rassemblant l’État, les

collectivités locales, des représentants des familles et des associations pour la mise en place de solutions concrètes, dignes, pérennes et équitablement réparties sur le territoire francilien. Pour soutenir ces revendications et cette demande de rendez-vous, nous appelons à une manifestation régionale le samedi 25 mai à 15h

au départ de la place Saint-Michel et en direction de l’Hôtel Matignon.

Associations, collectifs et syndicats : Association de Solidarité en Essonne avec les Familles Roumaines & Roms (ASEFRR), Association Rromeurope,

ASTI 93 (Clichy-Montfermeil), Collectif de soutien aux droits des Rroms de Rosny, Collectif de Soutien aux Rroms du Val Maubuée (77), Collectif

Romyvelines (Membre du collectif Romeurope), Comité de soutien aux Roms et Bulgares turcophones de Bobigny, Comité ATTAC N.91, Décil -Démocratie

citoyenne et citoyenneté locales (Mantes), Droit au Logement (DAL), Ecodrom93, Femmes Plurielles, Intermèdes Robinson, La voix des Rroms, Les Amis

d’un Coin de l’Inde et du Monde (L.A.C.I.M), Ligue des Droits de l’Homme (LDH Paris et 93, Membre du collectif Romeurope), Merilin dans notre Ville

(Noisy-le-Sec), MRAP (91-93-94-Nanterre-Paris, Membre du collectif Romeurope), Équipe CCFD -Terre solidaire de St Denis, Registre des Citoyens du

monde Paris 13, RESF 93, Réseau 1427 (Saint-Denis), Sortir du colonialisme, Union Syndicale Solidaires (91 et 93)

Le collectif contre la xénophobie.

Organisations Politiques : Alternative Libertaire (AL), Europe Écologie-Les Verts Ile-de-France (EELV- 93, 91, IdF), Fédération pour une alternative

sociale et écologique (FASE), Gauche Anticapitaliste (GA), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA, 93, national), Parti Communiste Français (PCF, 91, 93,

national), Parti de Gauche (PG 93 et national)

Manifestation le 25 mai,

In Vos infos. on mai 20, 2013 at 11:37

Le Collectif contre la xénophobie appelle bien sûr à cette manifestation – et fera tourner l’appel autant que faire se peut, tant il est urgent en effet qu’une protestation soit exprimée face à l’horrible politique du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, telle que, dans la période récente, en région parisienne, il aura successivement détruit le Pérou de Ris-Orangis et la Friche de Montreuil. Deux exemples emblématiques de cette méthode obscène qui consiste à mettre les gens à la rue comme pour s’assurer d’un maximum de visibilité de leur misère, et garantir que celle-ci soit totale, leur interdisant de se constituer le moindre abri.

On s’étonne par contre du fait que ce tract ne mentionne même pas le fait que ces exactions répétées des forces supposées servir l’ordre public résultent de ce que le ministre viole quotidiennement la circulaire interministérielle qu’il a signée en août, laquelle interdit précisément ce type d’expulsion sans relogement. Il est patent que les préfets sous son autorité ne respectent aucune des clauses de cet accord interministériel qu’ils sont chargés d’exécuter.
S’il faut aller manifester à Matignon, c’est pour y dénoncer cette « indiscipline » gouvernementale motivée par l’ambition personnelle d’un ministre qui ne recule pas devant la plus basse démagogie raciste, même lorsque celle-ci est strictement criminelle, comme lorsque l’action de la police consiste à mettre des enfants à la rue.
« Plus un enfant à la rue » est une première revendication – une exigence urgente. Car il y a des limites à l’inacceptable.
Cela ne serait pas du luxe non plus, dans un tel contexte, de demander la démission de ce ministre de l’Intérieur qui a osé faire pire que ses prédécesseurs en matière de politiques racistes, que ce soit contre les roms ou contre les sans-papiers.
D’autre part, on ne comprend pas bien pourquoi cette manifestation se proclame « régionale ». Il n’y a pas que dans la région que la politique anti-roms sévit. C’est un phénomène national. Et ce ne sont pas seulement les préfets et les communes d’Île de France qui posent problème – mais bien le ministre de l’Intérieur lui-même qui ordonne cette politique centralement à tel point qu’il pulvérise ses records en matière de destruction d’habitats précaires de trimestre en trimestre – tout comme les scores d’expulsions de sans-papiers.
Ainsi, on appelle à cette manifestation, en invitant à produire des tracts, des mots d’ordres et des banderoles plus explicites pour dénoncer le scandale de cette politique d’extrême-droite entreprise par un ministre prétendument de gauche.
Rappelons que la droite a été chassée du pouvoir par le suffrage universel, en dépit des faiblesses des candidats de la gauche, justement parce qu’on n’en pouvait plus d’un gouvernement de droite menant une politique d’extrême-droite. Ce n’était certainement pour que les politiques racistes prennent de l’ampleur : c’était pour y mettre un terme. Et c’est bien ce qu’il faudrait rappeler avec énergie ce 25 mai, en marchant de Saint-Michel à Matignon, parce qu’un changement de politique à l’égard des roms s’impose.
Collectif contre la xénophobie

Un squat de Roms évacué à Lyon au lendemain d’un incendie

In Uncategorized on mai 15, 2013 at 22:47

mardi 14 mai 2013 14h14

LYON (Reuters) – Les forces de l’ordre ont procédé mardi matin à l’évacuation d’un squat occupé par une trentaine de Roms à Saint-Priest, en banlieue lyonnaise, au lendemain de l’incendie meurtrier survenu dans un autre immeuble de la région occupé illégalement.

Cette évacuation, qui a duré deux heures et qui fait suite à une décision de justice du 26 novembre 2012, s’est déroulée sans incident, a précisé la préfecture du Rhône.

Le groupe de Roms, qui compte quinze enfants, s’était installé dans l’ancienne usine Berliet désaffectée de Saint-Priest en septembre dernier. Ils ont été recueillis par le père Matthieu Thouvenot, curé de la paroisse du quartier de Gerland à Lyon, qui avait déjà hébergé une cinquantaine de Roms expulsés d’un campement sauvage début avril.

Cette expulsion survient au lendemain d’un incendie survenu dans une usine désaffectée du 8e arrondissement de Lyon squattée par des Roms et qui a provoqué la mort de trois personnes dans la nuit de dimanche à lundi.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a annoncé la poursuite des expulsions, seule « solution face à ces situations qui mettent en danger les occupants ».

L’évacuation du squat mardi matin devrait être suivie par d’autres dans les jours qui viennent. L’agglomération lyonnaise compte une quarantaine de squats occupés par des familles Roms.

Les associations, dont le Mrap et Médecins du Monde, qui soutiennent ces familles, ont dénoncé la position de la préfecture du Rhône qui, selon elles, « viole la loi européenne et la décision rendue le 4 avril par le tribunal administratif de Lyon qui l’oblige à reloger les familles avec enfants ».